Sur le Web, ces 30 derniers jours

mercredi 21 février 2018

mardi 20 février 2018

  • Le Carmel Saint Joseph organise trois jours...
    Le Carmel Saint Joseph organise trois jours marche-Bible-prière pour les 18-38 ans. Le sport le plus biblique, c'est la marche ! La finalité est de vivre un temps de marche dans les environs de St Guilhem, de rejoindre les grands marcheurs de la Bible avec la communauté de st Guilhem et d'autres (...)

  • Découverte de la Vie religieuse au sein de la communauté de Saint Guilhem le Désert
    Le Carmel Saint Joseph organise trois jours de découverte de la Vie religieuse au sein de la communauté de Saint Guilhem le Désert. « Tu t'interroges sur ton avenir, ta vocation et ta vie… Tu aimerais en parler, poser tes questions et partager avec d'autres… Pour cela tu désires vivre quelques jours (...)

  • Colloque : La divinisation chez les Père de l'Eglise
    Date(s) : 21/03/2018 - 22/03/2018 Lieu : Institut Européen d'écologie, Metz Organisateur(s) : Marie-Anne Vannier Mercredi 21 MARS Matin 9h : Accueil 9h 30 : Marie-Anne VANNIER (UL, IUF), La place de la divinisation dans l'anthropologie patristique 10h : Job GETCHA (Centre orthodoxe de Chambésy), (...)

  • Colloque : La divinisation chez les Pères de l'Eglise
    Date(s) : 21/03/2018 - 22/03/2018 Lieu : Institut Européen d'écologie, Metz Organisateur(s) : Marie-Anne Vannier Mercredi 21 MARS Matin 9h : Accueil 9h 30 : Marie-Anne VANNIER (UL, IUF), La place de la divinisation dans l'anthropologie patristique 10h : Job GETCHA (Centre orthodoxe de Chambésy), (...)

lundi 19 février 2018

  • Journées Amérique latine 2018
    L'Amazonie L'édition 2018 des Journées Amérique Latine se tiendra : Date : 23 et 24 mars 2018 23 mars de 9h à 18h30 : Journée d'étude avec Mgr Alfredo Vizcarra, évêque de Jaén au Pérou et président du Centre amazonien d'anthropologie et d'application pratique 24 mars de 9h à 14h : Rencontre du réseau (...)

  • Ils continuent d'être appelés
    Ils continuent d'être appelés - Les jeunes et la foi aujourd'hui. Éditions Médiaspaul. Janvier 2018 Description Le Père Jean-Marie Petitclerc a une grande expérience d'accompagnement des jeunes. À quelques mois de l'ouverture, à Rome en octobre 2018, du synode des évêques convoqué par le Pape François (...)

  • Odette Prévost, martyre de l'Espérance
    Communiqué des petites soeurs du Sacré Cœur de Charles de Foucauld au sujet de la béatification de Sr Odette Prévost. Il est bien connu de tous ceux qui ont suivi le processus de béatification que notre congrégation des Petites Sœurs du Sacré-Cœur, de Charles de Foucauld, ne la souhaitait pas, mais nous (...)

  • Vivre sa foi dans une société sécularisée
    Sr Geneviève Comeau, xavière, professeur de théologie au Centre Sèvres, vient de publier un livre. Nous vivons dans une société sécularisée où les religions sont reléguées dans l'espace privé. Situation déstabilisante pour les croyants. Les divers secteurs de l'activité humaine ne sont plus en lien avec les (...)

  • Béatification d'Adèle de Batz de Trenquelléon
    Mère Adèle de Batz de Trenquelléon, en religion Mère Marie de la Conception, fondatrice des religieuses Marianistes (les Filles de Marie Immaculée), sera béatifiée le 10 juin prochain à Agen. Découvrez en vidéo la vie et les œuvres des deux fondateurs de la Famille Marianiste, le bienheureux P. (...)

  • Commentaires du dimanche 25 février

    Commentaires de Marie-Noëlle Thabut,
    dimanche 25 février 2018
    2éme dimanche de Carême

    1ère lecture
    Psaume
    2ème lecture
    Evangile

    PREMIERE LECTURE – livre de la Genèse 22, 1-2. 9a. 10-13. 15-18
    1 En ces jours-là,
    Dieu mit Abraham à l’épreuve.
    Il lui dit : « Abraham ! »
    Celui-ci répondit : « Me voici ! »
    2 Dieu dit :
    « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
    va au pays de Moriah,
    et là tu l’offriras en holocauste
    sur la montagne que je t’indiquerai. »
    9 Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.
    Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;
    puis il lia son fils Isaac
    et le mit sur l’autel par-dessus le bois.
    10 Abraham étendit la main
    et saisit le couteau pour immoler son fils.
    11 Mais l’Ange du SEIGNEUR l’appela du haut du ciel et dit :
    « Abraham ! Abraham ! »
    Il répondit : « Me voici ! »
    12 L’Ange lui dit :
    « Ne porte pas la main sur le garçon !
    Ne lui fais aucun mal !
    Je sais maintenant que tu crains Dieu :
    tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
    13 Abraham leva les yeux et vit un bélier
    retenu par les cornes dans un buisson.
    Il alla prendre le bélier
    et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
    15 Du ciel, l’Ange du SEIGNEUR appela une seconde fois Abraham :
    16 Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du SEIGNEUR :
    parce que tu as fait cela,
    parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
    17 je te comblerai de bénédictions,
    je rendrai ta descendance aussi nombreuse
    que les étoiles du ciel
    et que le sable au bord de la mer,
    et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
    18 Puisque tu as écouté ma voix,
    toutes les nations de la terre
    s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
    par le nom de ta descendance. »

    UN TEXTE A LIRE DANS LA FOI
    Le malheur de ce texte, c’est qu’il y a deux manières de le lire ! La manière épouvantable qui imagine Dieu donnant un ordre à Abraham pour le seul plaisir de voir si Abraham obéira… et seulement ensuite, arrive le contr’ordre : « Ne porte pas la main sur l’enfant »…
    On a envie de dire : Il était temps ! Et, toujours dans cette même optique, (épouvantable !) on pense que, parce qu’Abraham s’est bien conduit, parce qu’il a fait ce qui lui était commandé (deux fois de suite, il répond seulement « me voici »…), Dieu lui promet monts et merveilles.
    Mais, cela, c’est une lecture païenne ! Avec un Dieu qui nous attend au tournant et qui récompense et punit souverainement… un Dieu tel que nous l’imaginons parfois, et pas tel qu’Il est vraiment.
    La lecture de la foi est toute différente ; vous savez, comme on dit qu’on regarde celui ou celle qu’on aime avec les « yeux de l’amour », il existe des « yeux de la foi ». D’ailleurs, si nous avions eu le temps de lire ce texte en entier, tel que la Bible le raconte (ici, nous avons eu la lecture liturgique qui est malheureusement très abrégée), vous auriez constaté que le thème du regard est très présent dans ces lignes : les mots « voir, regarder, lever les yeux » reviennent tout le temps ; le nom même de Moriah est un jeu de mots sur le verbe voir : il veut dire à la fois « Le SEIGNEUR voit » et « Le SEIGNEUR est vu ». Manière de dire que la foi est un peu comme une paire de lunettes qu’on chausse pour regarder Dieu et le monde.
    Donc, si vous voulez bien, je vous propose une lecture croyante de ce texte, une lecture avec les yeux de la foi.
    Premièrement, quand ce texte est écrit, il y a mille ans au moins que tout le monde sait qu’Isaac n’a pas été tué par Abraham, et qu’il a au contraire vécu jusqu’à un âge très avancé. L’auteur de ce récit ne nous propose donc pas une sorte de film à suspense.
    Sur ce point, on peut penser que certains tableaux représentant l’offrande d’Isaac forcent un peu trop le trait sur ce suspense.
    Deuxièmement, quand ce texte est écrit (seulement vers 700 av.J.C. alors qu’Abraham a vécu au deuxième millénaire av.J.C.), on sait parfaitement bien que Dieu refuse absolument les sacrifices humains !1 Et cela depuis toujours. On sait aussi qu’il est bien difficile d’obéir à cette interdiction quand les peuples environnants pratiquent, eux, des sacrifices humains. Cela exige une conversion du regard de l’homme sur Dieu. Et donc les descendants d’Abraham lisent ce texte comme le récit de la conversion du regard d’Abraham sur Dieu ; un peu comme si Dieu lui disait : « Quel regard as-tu sur moi, Abraham, quand je te demande un sacrifice ? Imagines-tu un Dieu qui veut la mort de ton enfant ? Eh bien, tu te trompes ! Pourtant, j’ai tout fait pour te rappeler que je n’ai pas oublié ma Promesse de te donner une descendance, par ce fils, précisément. »
    Cette fameuse Promesse, nous la connaissons par les chapitres précédents du livre de la Genèse : « Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai. Je rendrai grand ton nom… En toi seront bénies toutes les familles de la terre… Je multiplierai ta descendance comme la poussière de la terre… Contemple le ciel, compte les étoiles si tu peux les compter : telle sera ta descendance… C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom… » (toutes ces promesses se trouvent dans les chapitres 12 à 21 de la Genèse).
    DIEU N’A PAS OUBLIE SA PROMESSE
    Au moment d’éprouver Abraham, Dieu prend soin de lui rappeler cette promesse pour lui montrer qu’il ne l’a pas oubliée. Cela commence dès le premier mot : « Abraham… ». Dieu l’appelle, non par son nom de naissance, Abram, mais par le nom qu’Il lui a donné depuis qu’ils ont fait Alliance, « Abraham » qui veut dire « Père des multitudes ». « Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac… »
    Dans la lecture païenne, on dira : non seulement Dieu lui demande une chose horrible, mais en plus il s’amuse à « retourner le fer dans la plaie », comme on dit…
    L’autre lecture c’est : si Dieu insiste « ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac… », c’est une manière de dire : Je n’ai pas oublié ma Promesse, je n’ai pas oublié que c’est sur lui, Isaac, que tous nos espoirs reposent… « Ton Unique », c’est par lui et par lui seul que la Promesse se réalisera, par qui ta descendance naîtra… »
    Isaac, son nom veut dire « l’enfant du rire » : rappelle-toi, Abraham, tu as ri quand je te l’ai promis ; et Sara aussi a ri… tu n’y croyais plus à cette naissance, à ton âge, et elle est venue, parce que je te l’ai promis. « Ton Unique », c’est par lui et par lui seul que la Promesse se réalisera, par qui ta descendance naîtra… » Une descendance aussi nombreuse que les grains de poussière de la terre (Gn 13), aussi nombreuse que les étoiles (Gn 15).
    Vous avez remarqué, certainement, au passage, que j’ai employé une curieuse formule ; j’ai imaginé que Dieu dit à Abraham « C’est sur Isaac que tous nos espoirs reposent … » :
    elle est là la différence entre la lecture païenne et la lecture de la foi : le païen soupçonne Dieu de se désintéresser de lui ;
    le croyant découvre que l’espoir de l’homme peut être aussi l’espoir de Dieu, il croit que les intérêts de l’humanité et ceux de Dieu sont les mêmes, puisque Dieu s’est engagé dans l’aventure de l’Alliance ; croire, j’y reviens toujours, c’est croire, malgré tout ce qui peut arriver, que le dessein de Dieu n’est que bienveillant !
    Justement, Abraham avait la foi jusque-là ; jusqu’à croire que, d’une manière qui lui échappait, mais d’une manière certaine, Dieu accomplirait sa Promesse de lui donner une descendance, par Isaac et non par un autre ; et c’est pour cela qu’Abraham est donné en exemple à ses descendants ; et c’est pour cela aussi que Dieu a pu éprouver sa foi jusque-là.
    Et, du coup, grâce à cette foi invincible d’Abraham, un tournant unique, décisif a été franchi dans l’histoire de la Révélation. Abraham a découvert que quand Dieu dit « sacrifie », il ne dit pas « tue » ; comme si le sang lui faisait plaisir ! Dieu a bien dit à Abraham « offre-moi ton fils en sacrifice » ; et Abraham a découvert que cela veut seulement dire « fais-le vivre, sans jamais oublier que c’est moi qui te l’ai donné ». Désormais, on saura pour toujours en Israël que Dieu ne veut jamais la mort de l’homme, sous aucun motif.
    Alors, parce qu’Abraham n’a pas quitté la confiance, il peut réentendre à nouveau la promesse dont il n’a jamais douté : « Je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance tiendra les places fortes de ses ennemis. Puisque tu m’as obéi, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. » Ce qui est l’exacte reprise des Promesses des chapitres 12 à 21 de la Genèse.
    Encore aujourd’hui, cette promesse de Dieu n’est pas accomplie : la descendance innombrable existe, certes, mais qu’elle soit source de bénédictions pour l’humanité tout entière à commencer par elle-même, c’est encore à venir ! Quand on voit quelle est la rudesse des luttes entre les descendants eux-mêmes ! Méritent d’être appelés « fils d’Abraham » aujourd’hui ceux qui croient que sa Promesse se réalisera, quoi qu’il arrive, simplement parce que Dieu l’a promis et qu’il est fidèle. Ou plutôt… Méritent, à vrai dire, d’être appelés « fils d’Abraham » aujourd’hui ceux qui croient à cette Promesse et oeuvrent de toutes leurs forces pour qu’elle advienne !
    ——————————-
    Note
    1 – Sur l’interdiction des sacrifices humains, lire Dt 18, 10 ; Jr 7, 31 ; Jr 19, 5. On peut penser que le récit concernant l’offrande d’Isaac (ce que les Juifs appellent la « ligature d’Isaac ») a été composé pour rassurer les croyants à qui l’on rappelait l’interdiction des sacrifices humains. A une époque où la tentation réapparaissait d’imiter cette pratique en usage dans les peuples voisins, on rappelait l’exemple d’Abraham : lui, le modèle des croyants, avait compris que Dieu n’en a jamais voulu.

    PSAUME – 115 (116), 10. 15, 16ac-17, 18-19
    10 Je crois, et je parlerai,
    moi qui ai beaucoup souffert.
    15 Il en coûte au SEIGNEUR !
    de voir mourir les siens !
    16 Ne suis-je pas, SEIGNEUR, ton serviteur,
    moi, dont tu brisas les chaînes ?
    17 Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
    j’invoquerai le nom du SEIGNEUR.
    18 Je tiendrai mes promesses au SEIGNEUR,
    oui, devant tout son peuple,
    19 à l’entrée de la maison du SEIGNEUR,
    au milieu de Jérusalem !

    IL EN COUTE AU SEIGNEUR DE VOIR MOURIR LES SIENS
    C’est le peuple croyant qui parle ; il a expérimenté, au sein même de la souffrance, que Dieu était son allié « Je crois, et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert… moi dont tu brisas les chaînes ». La souffrance dont il parle, c’est celle de l’esclavage en Egypte : dix fois Pharaon a promis la liberté, mais toujours en définitive, il s’est comporté en ennemi ; seul Dieu a soutenu l’effort de libération de son peuple, et a couvert sa fuite.
    Je vous cite les premiers versets que nous n’avons pas lus aujourd’hui et qui expliquent ce contexte : « Je crois, et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert, moi qui ai dit dans ma fuite : l’homme n’est que mensonge. Comment rendrai-je au SEIGNEUR tout le bien qu’il m’a fait ? (verset 12). Ne suis-je pas, SEIGNEUR, ton serviteur, moi dont tu brisas les chaînes ? »
    Les chaînes dont le peuple d’Israël parle ici, ce sont celles de l’Egypte ; mais au cours des siècles, on a connu bien d’autres chaînes, bien d’autres esclavages. Et chacun de nous sait que, même apparemment libre, on peut se forger des chaînes.
    C’en est une, entre autres, et bien pire encore, que d’avoir une fausse image de Dieu : d’imaginer un Dieu qui serait rival de l’homme, par exemple (comme la mythologie mésopotamienne) ou d’imaginer un Dieu avide de sacrifices humains par exemple (comme la religion cananéenne). Quand le peuple hébreu s’est installé en Canaan, il a été en contact avec une religion qui exigeait des sacrifices humains ; et il a fallu résister, pas toujours avec succès, à cette contamination. Quand tout va mal, quand on a peur de la guerre, ou d’une catastrophe, on ferait bien n’importe quoi ; et si quelqu’un nous convainc que, pour l’obtenir, il faut satisfaire telle exigence de telle divinité, nous sommes prêts à tout…
    C’est comme cela que, au huitième siècle, av.J.C., le roi Achaz a sacrifié son fils, croyant qu’il fallait aller jusque-là pour sauver son royaume.
    C’est précisément pour cela qu’a été écrit le récit de l’épreuve d’Abraham, dans le livre de la Genèse. La découverte extraordinaire qu’Abraham a faite, c’est : Dieu veut que tout homme vive ; aucune mort ne l’honore, il ne veut pas de ce genre de sacrifices… Et quand on entend dans le psaume « Il en coûte au SEIGNEUR de voir mourir les siens… », on comprend que ce psaume nous soit proposé aujourd’hui, en écho au récit de l’épreuve d’Abraham.
    Cette découverte, « Il en coûte au SEIGNEUR de voir mourir les siens… » n’est jamais acquise une fois pour toutes.
    Le serpent du Jardin de la Genèse insinuait que Dieu préférerait voir l’homme mourir… et justement le récit biblique affirmait que cette pensée est une tentation à laquelle il ne faut pas succomber.
    La tentation renaît sans cesse de voir en Dieu un rival de notre liberté et de notre vie. Lui qui semble pouvoir jouer avec notre vie à sa guise.
    Evidemment, notre relation à Dieu dépend de l’image que nous nous faisons de lui :
    Dans le schéma païen, on pourrait dire qu’il y a deux étapes : 1) l’homme souhaite quelque chose ; 2) pour l’obtenir, il essaie d’amadouer la divinité par tous les moyens possibles, y compris un sacrifice humain, s’il le faut.
    Le psaume d’aujourd’hui traduit l’attitude croyante, qui est un retournement complet de ce schéma : il y a deux étapes, oui, mais inversées.
    Premièrement, en Israël, on sait que c’est Dieu qui a l’initiative depuis toujours ; avec Adam, avec Noé, avec Abraham, chaque fois c’est Dieu qui a appelé l’homme à l’existence et à l’Alliance pour le bonheur de l’homme et non pour son profit, à lui, Dieu. Puis, quand le peuple a souffert en Egypte, Dieu est venu à son secours : « Le SEIGNEUR dit à Moïse : J’ai vu la misère de mon peuple en Egypte et je l’ai entendu crier sous les coups des chefs de corvée. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens… Et maintenant, puisque le cri des fils d’Israël est venu jusqu’à moi, puisque j’ai vu le poids que les Egyptiens font peser sur eux, va, maintenant ; je t’envoie vers Pharaon, fais sortir d’Egypte mon peuple, les fils d’Israël ». (Ex 3, 7… 10). Et Dieu a libéré son peuple.
    Deuxièmement, et c’est la conséquence, tout geste de l’homme vis-à-vis de Dieu n’est qu’une réponse ; par exemple, quand le peuple rend grâce, il ne fait que reconnaître l’oeuvre de Dieu ; « Comment rendrai-je au SEIGNEUR tout le bien qu’il m’a fait ? »
    JE TIENDRAI MES PROMESSES AU SEIGNEUR
    Et désormais l’action de grâce se manifestera non seulement par des sacrifices au Temple, mais aussi et surtout par un comportement quotidien fait d’obéissance à la volonté de Dieu. « Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du SEIGNEUR. Je tiendrai mes promesses au SEIGNEUR, oui, devant tout son peuple, à l’entrée de la maison du SEIGNEUR, au milieu de Jérusalem. »
    Bien sûr, ce psaume prend tout son sens quand on sait qu’il fait partie des psaumes du Hallel, (les psaumes 112/113 à 117/118 qui étaient chantés à l’occasion de la fête juive de la Pâque) ; Jésus l’a donc chanté le soir du Jeudi-Saint.
    Marc note : « Après avoir chanté les psaumes, (il s’agit des psaumes du jour, donc du Hallel, et en particulier de ce psaume-ci), ils sortirent pour aller au mont des Oliviers. » (Mc 14, 26).1
    Et ce qui est très frappant, c’est la parenté entre ce psaume que Jésus a chanté le Jeudi soir et celui qu’il dira sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (le psaume 21/22). L’un et l’autre évoquent la douleur : nous venons d’entendre le cri du psaume 21/22 (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »), et je vous rappelle le premier verset d’aujourd’hui : « Je crois, et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert ». L’un et l’autre se terminent par l’action de grâce, et presque dans les mêmes termes ; Psaume 21/22 : « Tu seras ma louange dans la grande assemblée ; devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses… Vous qui le craignez, louez le SEIGNEUR, glorifiez-le, vous tous, descendants de Jacob… Car il n’a pas rejeté, il n’a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ; il ne s’est pas voilé la face devant lui, mais il entend sa plainte ».
    En écho, notre psaume d’aujourd’hui, reprend la même résolution : « Je tiendrai mes promesses2 au SEIGNEUR, oui, devant tout son peuple, à l’entrée de la maison du SEIGNEUR, au milieu de Jérusalem !
    ————————–
    Notes
    1 – Les psaumes 112/113 et 113/114 sont chantés au début du repas pascal, les psaumes 114/115 à 117/118, à la fin.
    2 – On peut penser que le psaume 115/116 est un ex-voto tout comme le psaume 21/22.

    DEUXIEME LECTURE – lettre de Saint Paul aux Romains 8, 31b-34
    Frères,
    31 si Dieu est pour nous,
    qui sera contre nous ?
    32 Il n’a pas épargné son propre Fils,
    mais il l’a livré pour nous tous :
    comment pourrait-il,
    avec lui, ne pas nous donner tout ?
    33 Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?
    Dieu est celui qui rend juste :
    34 alors, qui pourra condamner ?
    Le Christ Jésus est mort ;
    bien plus, il est ressuscité,
    il est à la droite de Dieu,
    il intercède pour nous.

    DIEU A TELLEMENT AIME LE MONDE
    Ces quelques lignes sont extraites d’une longue contemplation émerveillée de Paul : Dieu a tellement aimé les hommes qu’il n’hésite pas à leur livrer son Fils ; celui-ci a tellement aimé les hommes qu’il s’est abandonné entre leurs mains ; désormais son Esprit est en nous et plus rien ne peut nous séparer de l’Amour infini du Père, du Fils et de l’Esprit. Et, dans la lettre de Paul, le paragraphe que nous lisons ici commence par les mots « Que dire de plus ? »
    Arrivé là, peut-être devine-t-il la question que beaucoup d’entre nous se posent : « Vous ne parlez que d’amour, mais où est la justice de Dieu là-dedans ? » Alors Paul développe ce thème de la justice de Dieu ; vous avez entendu les mots « accuser, justifier, condamner » : ils suggèrent le cadre d’un procès. Paul imagine l’humanité comparaissant devant un tribunal. Et là, une fois encore, il est en droite ligne de l’Ancien Testament ; car le thème du jugement de Dieu court tout au long de l’histoire biblique ; et comme tous les autres mots du vocabulaire de la foi, celui de « jugement » a changé de sens au fur et à mesure que les croyants découvraient le vrai visage de Dieu. Nous, hommes, nous imaginons toujours la justice en forme de balance ; mais le Dieu tout-Autre a une tout autre conception de la justice. Son jugement n’est jamais condamnation, emprisonnement, mais toujours salut, libération.
    L’un des plus beaux textes dans ce sens est peut-être le premier chant du Serviteur dans le livre d’Isaïe : « Voici mon serviteur… j’ai mis mon Esprit sur lui. Pour les nations, il fera paraître le jugement, il ne criera pas, il n’élèvera pas le ton, il ne fera pas entendre sa clameur ; il ne brisera pas le roseau ployé, il n’éteindra pas la mèche qui s’étiole ; à coup sûr, il fera paraître le jugement. » (Is 42, 1-3). C’est un jugement tout en douceur qui nous est décrit là. Et Isaïe dit un peu plus loin ce que sera le verdict : le Serviteur va « ouvrir les yeux aveuglés, tirer du cachot le prisonnier, de la maison d’arrêt, les habitants des ténèbres. » (Is 42, 7). Autrement dit, le jugement de Dieu est une levée d’écrou. Assortie cependant d’un envoi en mission pour aller annoncer à l’humanité tout entière jusqu’où va l’amour de Dieu.
    Alors, dit Paul, « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Qui pourrait bien se permettre d’être contre nous ? Qui pourrait se permettre de juger à la place de Dieu ? « Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Puisque c’est Dieu qui justifie. » Or la preuve que « Dieu est pour nous », il nous l’a donnée en livrant son Fils entre nos mains : « Il n’a pas épargné son propre Fils, mais Il l’a livré pour nous tous » ; il n’a pas « éloigné cette coupe » comme le Christ le demandait à Gethsémani ; il ne l’a pas fait échapper miraculeusement à la haine des hommes.
    « Il l’a livré » : en bonne logique, avant la venue du Christ, la situation de l’humanité était sans issue : c’est le thème que Saint Paul développe dans ses huit premiers chapitres ; les hommes se sont enfermés dans une sorte d’esclavage ; les païens sont esclaves d’idoles, des dieux qui n’en sont pas et cela leur inspire toute sorte de conduites aberrantes, de fanatismes, de haines, de désordres ; quant aux Juifs, pourtant bénéficiaires de la révélation, ils n’ont pas su reconnaître le Christ ; ils l’ont sacrifié à une fausse interprétation de la Loi.
    DIEU VEUT QUE TOUS LES HOMMES SOIENT SAUVES
    Face à ce désastre, à cet échec de l’humanité, c’est Dieu qui a pris l’initiative de nous donner un Sauveur ; ce que l’homme était incapable de faire par lui-même pour son salut, Dieu l’a réalisé. Le comble : c’est au nom même de la Loi donnée par Dieu que le fils de Dieu a été exécuté comme s’il était un pécheur public ; et Dieu laisse faire cette folie humaine. La croix manifeste l’amour du Père autant qu’elle manifeste l’amour du Fils : Dieu laisse faire pour que nous découvrions jusqu’où va son amour pour nous. C’est en contemplant la mort du Christ que nous pouvons enfin ouvrir les yeux sur l’immensité de l’amour de Dieu.
    « Il l’a livré pour nous tous » : c’est l’une des grandes insistances de Paul : « pour tous » ; l’amour, par hypothèse, est gratuit.
    La lettre aux Ephésiens (reprenant une phrase de Ben Sirac) dit : « Le Maître est dans les cieux et il ne fait aucune différence entre les hommes » (Ep 6, 9).
    La lettre à Timothée y insiste : « Dieu notre Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car il n’y a qu’un seul Dieu, qu’un seul médiateur aussi entre Dieu et les hommes, un homme, Christ Jésus, qui s’est donné en rançon pour tous. » (1 Tm 2, 4-6). Et vous savez bien que le mot « rançon » veut dire « libération » ; il s’agit de nous libérer définitivement de notre effroyable méprise : nous n’arrivons jamais à croire que Dieu n’est qu’amour. Et justement, le salut, c’est d’ouvrir enfin les yeux.
    Dans la lettre à Timothée que je citais il y a un instant, il faut lire « Dieu notre Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés c’est-à-dire parviennent à la connaissance de la vérité », cette vérité que Dieu est Amour.
    Un peu plus haut, dans cette lettre aux Romains, Paul affirme : « Maintenant, la justice de Dieu a été manifestée… il n’y a pas de différence : tous ont péché, sont privés de la gloire de Dieu, mais sont gratuitement justifiés par sa grâce, en vertu de la délivrance accomplie en Jésus-Christ ». (Rm 3, 21… 24).
    Et la lettre aux Ephésiens, reprend une phrase superbe d’Isaïe : « Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin et la paix à ceux qui étaient proches » (Ep 2, 17).
    Enfin, Paul termine ce chapitre en disant : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Rm 8, 39).
    La grande phrase du Carême, c’est « convertissez-vous, croyez à la Bonne Nouvelle ! » Voilà que la Nouvelle est encore bien meilleure que nous n’osons le croire.

    EVANGILE – selon saint Marc 9, 2 – 10
    En ce temps-là,
    2 Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,
    et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
    Et il fut transfiguré devant eux.
    3 Ses vêtements devinrent resplendissants,
    d’une blancheur telle
    que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
    4 Elie leur apparut avec Moïse,
    et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
    5 Pierre alors prend la parole
    et dit à Jésus :
    « Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
    Dressons donc trois tentes :
    une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. »
    6 De fait, Pierre ne savait que dire,
    tant leur frayeur était grande.
    7 Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
    et de la nuée une voix se fit entendre :
    « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ;
    écoutez-le ! »
    8 Soudain, regardant tout autour,
    ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
    9 Ils descendirent de la montagne,
    et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,
    avant que le Fils de l’homme
    soit ressuscité d’entre les morts.
    10 Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,
    tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
    « ressusciter d’entre les morts ».

    JESUS LEUR ORDONNA DE NE RACONTER A PERSONNE
    Chaque année, le deuxième dimanche de Carême nous fait relire l’un des trois récits de la Transfiguration dans les évangiles ; je ne m’attacherai donc ici qu’à un aspect de ce texte de Marc, un aspect un peu surprenant, il faut bien le dire :
    « Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » On peut se demander pourquoi Jésus donne une telle consigne de secret à ses disciples.
    Tout d’abord, qu’ont-ils vu ? Jésus leur est apparu ici en gloire sur une montagne entre deux des plus grandes figures d’Israël : Moïse le libérateur, celui qui a transmis la Loi ; et Elie le prophète de l’Horeb. Nous qui connaissons la fin de l’histoire, si j’ose dire, nous savons (ce que les disciples ne savent pas encore) que, quelque temps plus tard, Jésus sera sur une autre montagne, crucifié entre deux brigands.
    Jésus, lui, sait bien que la plus grande difficulté de la foi des apôtres sera de reconnaître dans ces deux visages du Messie l’image même du Père : « Qui m’a vu a vu le Père » dira Jésus à Philippe la veille de sa mort. (Jn 14, 9). Je crois qu’on a là une phrase-clé du mystère du Christ.
    Car ces deux images, la gloire et la souffrance, sont les deux faces du même amour de Dieu pour l’humanité tel qu’il s’est incarné en Jésus-Christ ; comme dit Saint Paul dans la lettre aux Romains, l’amour de Dieu est « manifesté » (rendu visible) en Jésus-Christ (Rm 8, 39). Et, à plusieurs reprises, Jésus lui-même a fait le lien entre gloire et souffrance en parlant du Fils de l’homme ; mais il est encore trop tôt pour que les disciples comprennent et acceptent ce mystère du Messie souffrant. C’est pour cela, probablement, que Jésus leur recommande de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, « jusqu’à ce que le Fils de l’homme ressuscite d’entre les morts ».
    Je reprends cette phrase : « Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Et Marc nous dit qu’ils ont obéi tout en se demandant ce que pouvait bien vouloir dire « ressusciter d’entre les morts ». On peut penser que les disciples croyaient bien à la résurrection des morts, comme la majorité des Juifs de leur époque, mais qu’ils l’imaginaient seulement pour la fin des temps. Et donc, ils ne voyaient peut-être pas le sens de cette consigne de silence « jusqu’à la résurrection des morts » c’est-à-dire « jusqu’à la fin des temps » !
    Autre surprise pour eux, certainement, ce titre de Fils de l’homme que, visiblement, Jésus s’attribuait à lui-même : quand il parlait du Fils de l’homme, on pensait tout de suite au prophète Daniel qui parlait du Messie en l’appelant « fils d’homme » ; mais ce « fils d’homme » était en réalité un être collectif, puisque le prophète l’appelait aussi « le peuple des Saints du Très-Haut » ; à l’époque de Jésus, cette idée d’un Messie collectif était courante dans certains milieux, dans lesquels on parlait volontiers aussi du Reste d’Israël, c’est-à-dire le petit noyau fidèle qui sauverait le monde.
    Mais, évidemment, Jésus, à lui tout seul, ne pouvait pas être considéré comme un être collectif ! Là encore, il faudra attendre la Résurrection et même la Pentecôte pour que les disciples de Jésus de Nazareth comprennent que Jésus a pris la tête du « peuple des Saints du Très-Haut » et que tous les baptisés de par le monde sont invités à ne faire qu’un avec lui pour sauver l’humanité.
    Deux bonnes raisons donc pour les inviter à ne pas raconter tout de suite ce qu’ils n’avaient pas encore compris. En attendant, il leur est demandé d’écouter, seul chemin pour entrer dans les mystères de Dieu. « Celui-ci est mon Fils Bien-Aimé, écoutez-le ».
    « CELUI-CI EST MON FILS BIEN-AIME, ECOUTEZ-LE »
    L’expression « Ecoutez-le » retentit aux oreilles des apôtres comme un écho de cette profession de foi qu’ils récitent tous les jours, puisqu’ils sont Juifs, « Shema Israël », « Ecoute Israël ».
    C’est un appel à la confiance quoi qu’il arrive. Confiance qui sera durement éprouvée dans les mois qui viennent : car la Transfiguration a lieu au moment-charnière du ministère de Jésus : le ministère en Galilée se termine, Jésus va maintenant prendre le chemin de Jérusalem et de la croix. Le titre de « Bien-Aimé » va dans le même sens : car c’était l’un des noms que le prophète Isaïe donnait à celui qu’il appelait le Serviteur de Dieu ; il disait que ce Messie connaîtrait la souffrance et la persécution pour sauver son peuple.
    Mais Jésus estime que tout cela doit encore demeurer secret : précisément parce que les disciples ne sont pas encore prêts à comprendre (et les foules encore moins) le mystère de la Personne du Christ : cette lueur de gloire de la Transfiguration ne doit pas tromper ceux qui en ont été spectateurs : ce n’est pas la marque du succès et de la gloire à la manière humaine, c’est le rayonnement de l’amour ; on est loin des rêves de triomphe politique et de puissance magique qui habitent encore les apôtres et qui les habiteront jusqu’à la fin. En leur donnant cette consigne de silence, Jésus leur fait entrevoir que seule la Résurrection éclairera son mystère.
    Pour l’instant, il faut redescendre de la montagne, résister à la tentation de s’installer ici à l’écart, sous la tente, mais au contraire affronter l’hostilité, la persécution, la mort.
    La vision s’est effacée : « Ils ne virent plus désormais que Jésus seul » ; cette phrase résonne comme un rappel de la réalité présente, inéluctable.
    La gloire du Christ, bien réelle, ne le dispense pas des exigences de sa mission. Peut-être la consigne de silence qu’il donne à ses disciples traduit-elle sa volonté de ne pas se soustraire à ce qui l’attend et de surmonter pour lui-même la tentation d’y échapper ?


  • Appel décisif pour les catéchumènes

    Premier week-end de Carême, les 17 et 18 février 2018 ont été marqués, pour les catéchumènes, par la célébration de l’appel décisif. Jeunes et adultes ont reçu l’écharpe violette et inscrit leur nom dans un registre. Retour en tweets et en images.

    Dans plusieurs diocèses en France, des adultes terminent leur cheminement vers les sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, confirmation, eucharistie.
    Durant les trois dernières dimanches de carême qui précédent cette date, les catéchumènes (futurs baptisés) recevront à travers la prière du prêtre et de l’assemblée chrétienne une ultime préparation en paroisse. L’appel décisif est une étape importante qui officialise devant la famille, les parrains et marraines, l’évêque et les chrétiens présents que l’adulte va être baptisé, confirmé et recevoir la première des communions.
    Le cœur de la célébration de l’appel décisif est l’appel personnel de chaque adulte par l’évêque, suivi de la remise de l’écharpe violette, portée par le parrain ou la marraine, et de l’inscription du nom sur le livre des catéchumènes.

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  • Homélie du dimanche 25 février

    Dimanche 25 février 2018
    2éme dimanche de Carême

    Références bibliques :
    Livre de la Genèse : 22. 1 à 18 : « Puisque tu m’as obéi… »
    Psaume 115 : « Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur ?. »
    Lettre de saint Paul aux Romains. 8. 31 à 34 : « Il n’a pas refusé son propre Fils…. »
    Evangile selon saint Marc : 9. 2 à 10 : « Ils ne virent plus que lui, Jésus, seul, avec eux. »

    **
    En ce deuxième dimanche de Carême, si grande est la force spirituelle qui ressort du message de la Transfiguration du Seigneur au point que nous sommes tentés de ne lire qu’avec moins d’attention, la réponse d’Abraham et l’assurance de saint Paul.
    LE PROJET DE DIEU
    Le projet de Dieu, pour chacun de nous, est de nous conduire à lui, mais le chemin qu’il nous demande de suivre est celui-là même du Christ, comme il le fut pour le Christ, n’est pas de vivre une aventure, fut-elle celle de la foi. Le désir de la foi, c’est de rejoindre l’infini. Le désir de l’amour, c’est de vivre sa durée. Le désir de l’être, c’est Dieu, alors que nous ne le connaissons pas dans l’infini de sa réalité.
    Quand Abraham quitte Ur en Chaldée, il ignore de quoi seront faits les lendemains. De quelles joies ? de quelles épreuves ? de quels détachements ? Il ne connaît rien du projet de Dieu sur lui, mais, pour lui, ce Dieu qui lui parle est plus que son pays, que sa patrie, que la famille, la maison de son père.
    C’est bien aussi notre vie.
    PREND TON FILS, CELUI QUE TU AIMES

    Et puis, un jour, ce qui nous est demandé dépasse notre humaine compréhension. Ce fils, Isaac, est l’unique espoir d’une descendance et c’est lui qui doit être sacrifié. La foi d’Abraham assume ce paradoxe. C’était une épreuve, et ce fils, « cet unique, celui que tu aimes », devient l’avenir même du Peuple de Dieu, parce qu’Abraham a préféré Dieu à tout autre amour.
    Saint Paul appuie sa foi sur l’assurance même de l’amour que Dieu nous porte.
    « Qui sera contre nous ? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous. » Paul n’a pas vécu ce que Pierre, Jacques et Jean ont vécu sur la montagne au jour de la Transfiguration. Et pourtant il a vécu lui aussi une indicible lumière sur le chemin de Damas et il peut alors déclarer à son disciple Timothée : « Il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce… Maintenant elle est devenue visible à nos yeux «  (2 Tim. 1. 9)
    Et c’est cela qui est dit aux disciples sur le Thabor. La gloire de Dieu passe par le chemin de l’humilité, de l’épreuve et de l’amour.
    REJOINDRE LA PAQUE DU SEIGNEUR.
    Dans sa marche vers Pâques et Jérusalem, Jésus gravit cette montagne de Galilée. Saint Marc nous précise : « Une haute montagne », ce qui n’est pas sans rappeler celle de l’Horeb où Dieu parla à son peuple, au Sinaï. La montagne où Moïse ne pouvait regarder en face la lumière de Dieu, que les apôtres ont pu voir un instant, sans en mourir.
    La tradition chrétienne, dès les premiers temps, l’a identifiée au mont Thabor. Les nombreux sanctuaires, qui ne sont plus que ruines aujourd’hui, nous le disent. C’est la plus haute montagne de Galilée, toute autre que la montagne sainte de Jérusalem. C’est aussi un endroit merveilleux d’où l’on découvre la vallée fertile d’Esdrelon vers la mer et, de l’autre côté, jusqu’au lac de Tibériade.
    Jésus emmène donc Pierre, Jacques et Jean, à l’écart, selon une expression de l’Evangile, qui signifie à la fois moment de repos, moment d’intimité avec ses disciples et moment de prière avec son Père.
    Et c’est là que la lumière jaillit de tout l’être humain de Jésus. Si la liturgie de l’Eglise nous fait lire cet épisode chaque deuxième dimanche du Carême, c’est que la Transfiguration donne tout son sens à notre démarche vers Pâques, qui est celle de notre « intégration » dans la vie divine par le Christ ressuscité..
    Le Christ est plénitude de Dieu, « lumière née de la lumière ». Il l’unit à sa nature humaine, à son corps même, dans le mystère de son union à la splendeur divine. C’est ce à quoi il nous propose de participer, à notre tour, puisque la grâce de notre baptême et des sacrements réalise en nous cette divinisation.
    Pendant ces quarante jours, nous sommes « guidés par l’Esprit » (1er dimanche de Carême) et tentés dans le désert qui est le nôtre. Aujourd’hui, nous avons à gravir, avec lui, la montagne qui est celle du Thabor, qui, demain, sera celle du Calvaire. Aujourd’hui, il nous demande de nous laisser englober dans la nuée lumineuse, comme elle qui couvrit les trois apôtres de son ombre.
    La lumière, c’est le Christ mais aujourd’hui nous sommes avec lui dans l’obscurité de son humanité avant d’être révélée dans la lumière du matin de Pâques. « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts » (Matthieu 17. 9).
    Et saint Marc souligne bien cette présence du Christ à nos côtés : »seul avec eux… » Moïse et Elie, la Loi et les Prophètes ne sont plus là. Le Christ nous suffit, même si aujourd’hui nous nous demandons comme les trois disciples, « se demandant entre eux ce que voulait dire : ressusciter d’entre les morts. »
    Ils n’osent pas questionner ce Jésus avec qui ils ont vécu un moment d’extraordinaire mystère. Saint Paul nous le dit : »Il est ressuscité, il est à la droite de Dieu. »
    LA LOI ET LES PROPHETES
    Ce n’est qu’à partir de la Résurrection que les apôtres comprendront pleinement le sens d’un événement qui les avait bouleversés autrefois, sans qu’ils puissent alors en saisir toute la portée.
    Revenons un instant sur cette présence qui entoure le Christ, le Messie annoncé par la Loi et les Prophètes. En effet au sein de cette vision glorieuse, apparurent aux côtés du Seigneur, Moïse et Elie, ces deux sommets de l’Ancien Testament, représentant la Loi et les Prophètes. Moïse, l’homme de l’Exode vers la terre promise, dont on ne sait où se trouve précisément son lieu de sépulture sur le mont Nébo (Deutéronome 34). Elie fut enlevé au ciel (2 Rois 2. 1 à 15)
    Le visage de Moïse avait resplendi d’une gloire qui venait, non pas de lui-même, mais de l’extérieur, après la révélation du mont Sinaï (Exode 43. 29), il était reflet. Au Thabor, le visage du Christ leur apparaît comme une source de lumière, source de la vie divine rendue accessible à l’homme et qui se répand aussi sur ses « vêtements », c’est-à-dire sur le monde extérieur et sur les produits de l’activité et de la civilisation humaines.
    Ils s’entretiennent avec lui, (saint Luc nous le précise), « de l’exode qu’il allait accomplir à Jérusalem » c’est-à-dire de sa Passion, car c’est par la Passion et la Croix que cette gloire devait être donnée aux hommes, entrant dans la Terre Promise, au jour de la Résurrection.
    MON FILS BIEN AIME
    Partis prier avec lui, ils entrevoient sa gloire. Ils l’avaient découvert comme le nouveau Moïse et le nouvel Elie auxquels ces prophètes du passé rendaient témoignage. Mais surtout ils perçoivent Dieu lui-même, si l’on ose parler ainsi, reconnaissant en Jésus son Fils. Jésus le villageois de Nazareth, le guérisseur, le prédicateur qui révèle aux foules de Galilée le sens de la Parole de Dieu.
    « Le Fils bien-aimé », c’était l’humble charpentier qui se présentait à Jean-Baptiste. Aujourd’hui c’est le Messie de gloire.
    Au Thabor, Jésus est lui-même en même temps qu’il est le Tout-Autre, Parole de Dieu incarnée qui manifeste la splendeur naturelle de la gloire divine qu’il possède en lui-même et qu’il avait conservée dans son Incarnation, même si elle était cachée sous le voile de la chair. Sa divinité s’est unie sans confusion avec la nature de la chair. Et la gloire divine est devenue gloire du corps assumé.
    Il n’est pas le Fils bien aimé, par adoption, privilège ou mission temporaire. Il l’est par nature, et cela de toute éternité. La théologie dira, c’est son essence même, c’est sa substance.
    Ce que le Christ manifestait ainsi à ses disciples au sommet de la montagne, ce que Dieu ratifiait de sa Parole, n’était pas un simple spectacle nouveau, mais la manifestation éclatante de la divinisation en Lui de la nature humaine, y compris le corps, et de son union avec la splendeur divine. « La divinité de celui qui a prit notre humanité » (prière de l’offertoire de la messe).
    NOTRE DIVINISATION
    « Lumière née de la lumière,  » (Confession de la foi), lumière immatérielle, incréée et intemporelle, elle est celle du Royaume de Dieu venu en Jésus-Christ dans la puissance de l’Esprit-Saint. « Je suis la lumière du monde. »
    Mais il l’a promis à ses disciples quand il nous a dit : « Vous êtes la lumière du monde. » Nous sommes ainsi un autre lui-même, c’est « notre vocation sainte, non pas à cause de nos actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce.  »
    « Devenue visible à nos yeux parce que le Sauveur, le Christ Jésus s’est manifestée,  » elle deviendra l’héritage permanent des élus dans le Royaume. Elle n’est pas seulement un objet de contemplation passagère, elle est aussi grâce déifiante qui nous permet de « voir » Dieu. « Dans ta lumière, nous verrons la lumière » (Psaume 35. 10). Nous recevons de cette contemplation la vie divine que le Christ, et lui seul, vit en plénitude. Il est la lumière de Dieu assumée en un homme, accessible aux hommes.
    Il nous faut alors aller jusqu’au terme de cette affirmation et de cette réalité. Il n’est aucun geste de Jésus, aucune de ses gestes corporels, que ce soient son partage aux repas où on l’invite, son corps étendu dans la souffrance de la croix, son geste attentif aux enfants qui s’approchent de lui, il n’est aucun geste de l’homme en lui, comme en nous, qui ne puisse pas et ne doive pas participer à cette divinisation.
    C’est là que réside la grâce sacramentelle de l’eau qui immerge le baptisé, de l’union d’amour de l’homme et de la femme qui fait jaillir la vie dans la création de Dieu, de la parole qui nous réconcilie, de l’imposition des mains qui font du pain et du vin le corps et le sang du Christ.
    LA VIVRE AU QUOTIDIEN
    Mais la vision a disparu. Les apôtres retrouvent le paysage de la Galilée. Ils ne peuvent vivre aujourd’hui dans l’éternité de la vision divine. Jésus est au milieu d’eux et redevient l’ami quotidien, fascinant, mystérieux, attachant. Ils viennent de vivre dans un instant qui est plus qu’une lumière d’espérance puisqu’ils ont découvert une autre réalité dont ils mesureront la richesse au travers du temps et de la mesure de leur pauvreté et de leur faiblesse.
    Mais aujourd’hui et dans les jours à venir, c’est à travers l’humiliation et la souffrance qui viennent pour Jésus, comme pour nous, que désormais la lumière doit briller. « C’est toi mon fils bien-aimé » a dit le Seigneur au moment du baptême de Jésus au Jourdain. « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le » leur a-t-il dit au Thabor. Cette première phrase est celle des chants du « Serviteur souffrant » du prophète Isaïe (Isaïe 42. 1 à 7 et les autres passages). Elle est également une parole de tendresse, comme une grande lumière qui accompagnera Jésus lors de sa traversée de la mort.
    « Il fallait que le Christ souffrit pour entrer dans la Gloire » (Luc 24. 26) dira Jésus aux disciples d’Emmaüs. Il reprendra avec eu ce qu’en avait dit l’Ecriture, comme au jour de la Transfiguration il s’en entretenait de « cet exode » avec Moïse et avec Elie.
    Au coeur des mystère dans lesquels nous vivons parfois, au milieu de toutes les questions qui se posent sur le sens de nos vies, sur le sens de nos souffrances, sur le sens du monde qui nous paraît souvent obscur et confus, il est bon de nous rappeler la grande lumière qui est celle du Christ, donnée visiblement, en un instant, aux apôtres à la Transfiguration. Et qui nous est donnée et que, parfois, nous ressentons nous aussi en un instant de grâce.
    « L’exemple du Seigneur invite la foi des croyants à comprendre que, sans avoir à douter des promesses de bonheur, nous devons pourtant, parmi les épreuves de cette vie, demander la patience avant la gloire » (le pape saint Léon).
    « Tu nous as dit, Seigneur, d’écouter ton Fils bien-aimé. Fais-nous trouver dans ta Parole les vivres dont notre foi a besoin. Et nous aurons le regard assez pur pour discerner ta gloire. » (Prière d’ouverture de la messe).
     


vendredi 16 février 2018

  • Lancement de l’espace eglise-bioethique.fr

    À l’occasion des États généraux de la bioéthique lancés le 18 janvier, la Conférence des évêques de France, ouvre un nouvel espace sur son site : eglise-bioethique.fr. La CEF publie des fiches rédigées par le groupe de travail « Église et bioéthique » pour expliquer les enjeux des sujets abordés lors des États généraux.
    En mars 2017, à l’issue de leur Assemblée plénière d’automne, les évêques de France lançaient un groupe de travail « Église & bioéthique », placé sous la responsabilité de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes. Ce groupe de travail a proposé une organisation afin que les catholiques puissent débattre entre eux et que tous puissent être pris en compte et écoutés, sans jugement les uns sur les autres et dans un esprit évangélique (voir communiqué « États généraux de la bioéthique : quel monde voulons-nous pour demain ? »).
    Une de ses missions résidait dans l’élaboration d’une parole réfléchie, argumentée et livrable en temps opportun à l’occasion des débats publics lors des États généraux de la bioéthique. Cela afin de permettre aux catholiques et à toute personne de bonne volonté d’exercer pleinement leur mission de citoyen en participant au débat pour le bien de tous les français.
    Le groupe de travail propose donc aujourd’hui 10 fiches apportant chacune des éclairages sur les enjeux éthiques et scientifiques posés par les différents thèmes de ces États généraux de la bioéthique. Sont en ligne :

    La thérapie génique germinale
    Le don d’organes
    Le diagnostic prénatal
    La fin de vie
    L’assistance médicale à la procréation
    L’intelligence artificielle
    Les interactions biologie-psychisme
    L’utilisation des biotechnologies
    La recherche sur l’embryon humain
    La gestation pour autrui

    D’autres fiches à venir

    Ces fiches ont été travaillées par le groupe de travail « Église & bioéthique » composé des membres suivants :
    Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes,
    Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges,
    Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes,
    Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio,
    Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême,
    Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude
    P. Brice de Malherbe, diocèse de Paris
    P. Bruno Saintôt, s.j.
    Pour accompagner la diffusion de ces fiches et rappeler les fondamentaux de l’Église sur ces questions, un nouvel espace est accessible dès aujourd’hui à l’adresse suivante :
    eglise-bioethique.fr


jeudi 15 février 2018

  • Dates à retenir
    A noter sur son calendrier… - Actualités

  • Pèlerinages 2018
    Plusieurs propositions… - Pélerinages

  • Recherche comptable bénévole - Secours catholique 22

    Vous avez un peu de temps et souhaitez rejoindre une équipe de bénévoles ? Nous avons besoin de vous !

    Vous participerez à la vérification, à la codification et à la saisie de la comptabilité des équipes du Secours Catholique délégation des Côtes-d'Armor.

    Compétences et qualités recherchées :

    • Capacité d'organisation, sens des priorités, initiative et autonomie dans la réalisation
    • Discrétion et confidentialité, esprit d'équipe

    Description de la mission. Membre d'une équipe de bénévoles, vous assurez les tâches suivantes :

    • Contrôle et vérification des soldes de la comptabilité des équipes
    • Vérification, codification et saisie des pièces comptables des équipes
    • Rapprochement bancaire
    • Classement des pièces comptables.

    Le/la bénévole est sous la responsabilité du service comptabilité de la délégation des Côtes-d'Armor. Ce service assurera la formation et le suivi nécessaire.

    Mission régulière - une demi-journée par semaine.

    Contact : Brigitte Manon au 02 96 33 40 73 ou comptable.220 chez secours-catholique.org


  • Jeux Olympiques d'hiver 2018 – L'alpiniste Patrick Gabarrou : la foi au sommet

mercredi 14 février 2018

mardi 13 février 2018

  • Pavillon des vocations à Lourdes : appels à candidature 2018
    Bonjour, Pour constituer des équipes de volontaires au service du Pavillon des vocations de Lourdes pour l'année 2018, nous lançons un appel large pour assurer des permanences d'animations et d'accueil de jeunes, seuls ou en groupes. L'expérience montre que la présence de personnes ayant une (...)

lundi 12 février 2018

  • maVocation.org - Carême 2018 : Retraite en ligne avec Mgr Jérôme Beau
    « Ton amour, Seigneur, est la lumière de ma route » « Tu me scrutes et tu sais, Seigneur ; tu sais quand je me lève, quand je m'assieds, de très loin tu pénètres mes pensées. » (Ps 139, 1-2) « Qu'est-ce que l'homme, Seigneur, pour que tu penses à lui ? » (Ps 8, 5) Nous regardons les étoiles, l'immensité (...)

  • Sortie le 14 février : L'Apparition
    Un film de Xavier Giannoli, 2018. Critique du Père Frédéric Roder (Diocèse de Paris) La bande annonce laissait présager un film particulièrement intense et contre toute attente, l'intensité est devenue viscérale, toutes les émotions et sensations se sont concentrées à l'intérieur de soi. Le bruit de (...)

  • Les animateurs de la Paroisse
    Celles et ceux qui animent la Paroisse. - Paroisse de Caulnes

  • Le pape François, premier pèlerin inscrit des JMJ de Panama !

    Mgr José Domingo Ulloa Mendieta
    Sa Sainteté le Pape François s’est inscrit hier, dimanche 11 février, de façon inattendue, comme premier pèlerin des Journées Mondiales de la Jeunesse, Panama 2019, donnant ainsi le lancement formel du processus d’inscription des pèlerins à cet événement international.
    Après avoir terminé la traditionnelle prière de l’Angélus, depuis le balcon de son bureau qui donne sur la Place Saint Pierre, le Saint Père a pu s’inscrire électroniquement. Le Saint-Père s’est inscrit en compagnie de deux jeunes à l’aide d’une tablette électronique et a déclaré: «Aujourd’hui s’ouvre l’inscription aux Journées mondiales de la jeunesse qui auront lieu au Panama en janvier 2019. (…) Je me suis inscrit En tant que pèlerin, j’invite tous les jeunes du monde à être fidèles et enthousiastes à cet événement de grâce et de fraternité, à assister au Panama et à participer à leurs propres communautés. »
    En apprenant la nouvelle, l’Archevêque de Panama, José Domingo Ulloa Mendieta, président du Comité Organisateur Local (COL) a signalé:

    Je viens de me lever et de découvrir avec une grande surprise que le premier pèlerin, le Pape François s’est inscrit (…) Nous sommes agréablement surpris.Nous sommes reconnaissants pour ce geste plus particulièrement aujourd’hui, alors que nous célébrons Notre Dame de Lourdes. La lecture que je fais de ce contexte que nous offre le Saint Père est que Marie envoie un message à tous les jeunes du monde, qui est que nous ne devons pas avoir peur, ajouta l’Archevêque.

    Après les tests qui doivent être effectués sur la plateforme, les inscriptions pour les pèlerins du monde ouvrent aujourd’hui, lundi 12 février à 8h00 (heure du Panama), comme nous en a informé Víctor Chang, Secrétaire Exécutif du COL.
    Le mode d’emploi détaillé du processus d’inscription se trouve dans les cinq langues officielles, bien que le dispositif d’inscription n’inclue pas le portugais.
    Article rédigé par l’équipe organisatrice au Panama


  • Commentaires du dimanche 18 février

    Commentaires de Marie-Noëlle Thabut,
    dimanche 18 février 2018
    1er dimanche de Carême

    1ère lecture
    Psaume
    2ème lecture
    Evangile

    PREMIERE LECTURE – livre de la Genèse 9, 8 – 15
    8 Dieu dit à Noé et à ses fils :
    9 « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,
    avec votre descendance après vous,
    10 et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :
    les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,
    tout ce qui est sorti de l’arche.
    11 Oui, j’établis mon alliance avec vous :
    aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,
    il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »
    12 Dieu dit encore :
    « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,
    et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,
    pour les générations à jamais :
    13 je mets mon arc au milieu des nuages,
    pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.
    14 Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,
    et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,
    15 je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous
    et tous les êtres vivants :
    les eaux ne se changeront plus en déluge,
    pour détruire tout être de chair. »

    L’ARC EN CIEL, SYMBOLE DE L’ALLIANCE
    Dans la Bible, le récit du Déluge et de l’Arche de Noé occupe quatre chapitres. Or notre lecture d’aujourd’hui n’en a retenu que quelques lignes qui sont les dernières parce que ce sont les plus importantes. C’est l’Alliance que Dieu propose à Noé et, à travers lui, à toute l’humanité.
    Dans ces quelques lignes, il y a cinq fois le mot « Alliance » : « J’établis mon Alliance avec vous » dit Dieu ; une promesse qui ne figure nulle part ailleurs que dans la Bible : un véritable pacte entre Dieu et les hommes, un projet bienveillant de Dieu sur l’humanité : voilà une idée que l’homme n’a jamais trouvée tout seul : il a fallu la Révélation biblique.
    Et cette Alliance perpétuelle entre Dieu et les hommes est symbolisée par l’image extraordinaire de l’arc en ciel. Evidemment l’arc-en-ciel existait depuis bien longtemps quand l’auteur de la Genèse a écrit son texte : mais quelle magnifique inspiration ! Cet arc-en-ciel qui semble unir ciel et terre, qui coïncide avec le retour de la lumière après la tristesse de la pluie, c’est un beau symbole pour l’Alliance entre Dieu et l’humanité ; sans compter le jeu de mots qui est valable en hébreu comme en français : dans les deux langues, c’est le même mot qui désigne l’arc en ciel et l’arc de tir qui servait alors pour la guerre : l’image qui nous est suggérée, c’est Dieu qui laisse son arme posée au mur.
    Le message de l’auteur biblique, ici, c’est : chaque fois que vous voyez un arc-en-ciel, souvenez-vous que Dieu est l’ami des hommes. J’ai bien dit « l’auteur biblique ». Il parle d’Alliance entre Dieu et les hommes, il parle d’arc-en-ciel. Mais c’est l’Esprit Saint qui l’inspire. Ailleurs on ne parle pas encore de la même manière. Car la Bible n’est pas le seul livre à parler du Déluge, mais elle est le seul à en parler de cette manière.
    Je m’explique : la Bible n’est pas la première à avoir raconté une histoire de déluge : le récit du livre de la Genèse a été écrit entre 1000 et 500 av.J.C. Or, bien avant, vers 1600 av. J.C., en Mésopotamie circulaient deux légendes (celles d’Atra-Hasis et de Gilgamesh), qui racontent également un déluge : les récits du déluge, celui de la Bible et ceux de Babylone, se ressemblent beaucoup ; si bien qu’il paraît évident que l’auteur biblique connaissait les récits babyloniens. L’histoire est à peu près la même : un héros (qui s’appelle Atra-Hasis ou bien Outnapishtim en Babylonie, Noé dans la Bible) est averti par la divinité d’un déluge imminent. Il construit un bateau et y fait monter toute sa famille et des spécimens de tous les animaux ; les écluses du ciel s’ouvrent et le déluge engloutit la terre ; lorsque la pluie cesse, le bateau s’arrête et le capitaine lâche des oiseaux qui partent en reconnaissance pour voir où en est l’asséchement de la terre. Quand la terre est redevenue habitable, le héros quitte l’arche avec sa famille et offre un sacrifice.
    L’EXPLICATION DU DELUGE A BABYLONE ET DANS LA BIBLE
    Il y a donc d’énormes ressemblances entre le récit biblique et ses ancêtres babyloniens ; mais il y a aussi des différences, et ce sont elles qui nous intéressent. C’est là que l’on peut déchiffrer la Révélation.
    En ce qui concerne la cause du déluge, pour commencer, partout à cette époque, on est persuadé que Dieu est la cause première de tous les événements ; donc, dans les récits babyloniens et biblique, il ne fait aucun doute que le déluge a été commandé par la divinité ; mais ce n’est pas pour les mêmes raisons : à Babylone, on raconte que les dieux sont fatigués par les hommes qu’ils avaient créés pour leur bon plaisir et leur service, et qui, en fin de compte, troublent leur tranquillité ; dans la Bible, le message est tout différent : les hommes ne sont pas les jouets des caprices de Dieu ; c’est leur conduite mauvaise qui a contrecarré le projet initial ; voilà ce que dit la Bible : « Le SEIGNEUR vit que la méchanceté de l’homme se multipliait sur la terre : à longueur de journée, son coeur n’était porté qu’à concevoir le mal et le SEIGNEUR se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre. Il s’en affligea et dit : J’effacerai sur la surface du sol l’homme que j’ai créé… Mais Noé trouva grâce aux yeux du SEIGNEUR ».
    Ce qui veut dire que, pour l’auteur biblique, premièrement, les hommes sont responsables de leur destin ; deuxièmement, Dieu n’engloutit pas les innocents avec les coupables.
    Autre différence, à la fin du voyage, le déluge une fois terminé, dans l’épopée de Gilgamesh, le héros babylonien est emmené au ciel et devient lui-même une divinité : il échappe définitivement au sort de l’humanité. La Bible entrevoit tout autre chose : Noé reste un homme avec lequel Dieu renouvelle son projet de la Création. L’auteur emploie les mêmes mots pour Noé et pour Adam : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre… » (Gn 9, 2 et Gn 1, 28). Et Dieu plante définitivement son arc dans les nuages pour faire Alliance avec l’humanité.

    PSAUME – 24 (25), 4-5ab, 6-7, 8-9
    SEIGNEUR, enseigne-moi tes voies,
    fais-moi connaître ta route.
    Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
    car tu es le Dieu qui me sauve.
    Rappelle-toi, SEIGNEUR, ta tendresse,
    ton amour qui est de toujours.
    Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse,
    dans ton amour, ne m’oublie pas.
    Il est droit, il est bon, le SEIGNEUR,
    lui qui montre aux pécheurs le chemin.
    Sa justice dirige les humbles,
    il enseigne aux humbles son chemin.

    TU ES LE DIEU QUI ME SAUVE
    Le psaume 24/25 est l’un de ceux qui nous sont proposés le plus souvent par la liturgie : ce qui veut dire qu’il doit être pour nous le modèle de la prière par excellence. Effectivement, on y trouve rassemblés les thèmes majeurs de la prière et de la foi d’Israël. Dans les quelques versets d’aujourd’hui, j’en retiens au moins trois :
    Dieu nous sauve, Dieu nous enseigne, Dieu nous aime. Et c’est parce qu’il nous aime qu’il nous sauve et nous enseigne.
    Premier thème : le Dieu qui sauve ; c’est le premier article du credo d’Israël, et le verbe « sauver » dans la foi juive, est synonyme de « libérer ». Dieu a libéré son peuple de l’esclavage en Egypte, d’abord ; il l’a libéré de l’Exil à Babylone, ensuite : deux expériences de salut, de libération accompagnées d’un formidable déplacement géographique ; le don de la terre Promise, la première fois, puis le retour à Jérusalem.
    Mais il y a d’autres esclavages, et donc d’autres libérations : Dieu en se révélant progressivement à son peuple, l’a, par le fait même, libéré des idoles ; le pire esclavage au monde est celui de l’idolâtrie. Parce que, même en prison ou en esclavage, on peut encore arriver à garder sa liberté intérieure ; mais quand on est sous la coupe d’une idole, il n’y a plus de liberté intérieure.
    Ne serait-ce pas même la définition d’une idole : ce qui occupe nos pensées au point de prendre la première place dans notre vie, et en définitive, de penser à notre place !
    Ce Dieu libérateur invite ceux qui croient en lui à être à leur tour des libérateurs ; en ce début de Carême, il n’est pas inutile de nous rappeler le fameux texte d’Isaïe : « Le jeûne que je préfère, n’est-ce pas ceci : dénouer les liens provenant de la méchanceté, détacher les courroies du joug, renvoyer libres ceux qui ployaient, bref que vous mettiez en pièces tous les jougs ! N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé ? Et encore : les pauvres sans abri, tu les hébergeras, si tu vois quelqu’un nu, tu le couvriras : devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas. Alors ta lumière poindra comme l’aurore… ta justice marchera devant toi et la gloire du SEIGNEUR sera ton arrière-garde. » (Is 58, 6-8).
    IL ENSEIGNE AUX HUMBLES SON CHEMIN
    Deuxième thème de la foi d’Israël : la Loi est un cadeau de Dieu ; c’est la conséquence de la découverte que Dieu nous libère ; la Loi est donnée à Israël pour lui enseigner à vivre en peuple libre et pour être à son tour libérateur. « SEIGNEUR, enseigne-moi tes voies… Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi… Le SEIGNEUR enseigne aux humbles son chemin… Il montre aux pécheurs le chemin, sa justice dirige les humbles ».
    Après avoir dicté la Loi à Moïse, Dieu lui a dit, comme une confidence : « Si seulement leur coeur était décidé à me craindre et à observer tous les jours tous mes commandements, pour leur bonheur et celui de leurs fils, à jamais ! » (Dt 5, 29) et Moïse a dit au peuple : « Vous veillerez à agir comme vous l’a ordonné le SEIGNEUR votre Dieu sans vous écarter ni à droite ni à gauche. Vous marcherez toujours sur le chemin que le SEIGNEUR votre Dieu vous a prescrit afin que vous restiez en vie, que vous soyez heureux et que vous prolongiez vos jours dans le pays dont vous allez prendre possession » (Dt 5, 32 – 33).
    On notera au passage l’image du chemin : « SEIGNEUR, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route… Le Seigneur montre aux pécheurs le chemin, il enseigne aux humbles son chemin. » Et le verbe « diriger » évoque bien lui aussi l’image d’un chemin : « Dirige-moi par ta vérité… Sa justice dirige les humbles ».
    L’image du chemin est typique des psaumes pénitentiels : parce que le péché, au fond, c’est une fausse route. Celui qui parle ici et qui demande à Dieu de lui indiquer le bon chemin (« SEIGNEUR, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route… ») est un pécheur qui sait d’expérience qu’il a bien du mal par lui-même à rester sur le droit chemin. En français aussi, soit dit en passant, on emploie l’image du chemin pour désigner notre conduite morale, puisqu’on parle du « droit chemin ». Et, en hébreu, le mot « conversion » signifie « demi-tour ». Dans la Bible, le pécheur qui se convertit fait un véritable demi-tour ; il tourne le dos aux idoles, quelles qu’elles soient, qui le faisaient esclave et il se tourne vers Dieu qui le veut libre. Au fond, le véritable examen de conscience, ce pourrait être celui qui nous fait découvrir ce qui nous empêche d’être libres pour aimer Dieu et nos frères.
    RAPPELLE-TOI, SEIGNEUR, TA TENDRESSE DE TOUJOURS
    Troisième thème de la foi d’Israël : Dieu est Amour, il n’est que Don et Pardon. « Rappelle-toi, SEIGNEUR, ta tendresse, ton amour qui est de toujours » ; on reconnaît là un écho de la définition que Dieu a donnée de lui-même à Moïse dans le Sinaï : « Dieu miséricordieux et bienveillant, lent à la colère, plein de fidélité et de loyauté… » (Ex 34, 6). Ce qui veut dire, une fois encore, qu’on n’a pas attendu le Nouveau Testament pour accueillir cette révélation. L’amour de Dieu est de toujours, l’Ancien Testament le sait très bien : après l’expérience de la libération d’Egypte, après la découverte de ce Dieu qui propose son Alliance à son peuple, on a pu réfléchir en termes neufs sur l’acte créateur de Dieu ; et, du coup, la conception du peuple d’Israël sur la création s’est mise à différer considérablement de celle des autres peuples. Désormais, on a compris que l’acte créateur de Dieu est un acte d’amour ; si Dieu a créé l’humanité, ce n’est pas pour satisfaire ses caprices ou son désir d’avoir des esclaves, comme on croyait en Mésopotamie, c’est par amour.
    Un amour qui s’étend à l’humanité de tous les pays et de toutes les époques : c’est ce qu’exprime le récit du Déluge, qui est notre première lecture de ce premier dimanche de Carême. En Israël, quand on pense à l’Alliance proposée par Dieu à son peuple élu, on n’oublie jamais qu’elle s’inscrit dans un cadre plus large qui est l’Alliance de Dieu avec toute l’humanité.
    Enfin, puisqu’il est Amour, Dieu n’attend rien en retour : l’amour est toujours gratuit, ou alors ce n’est pas de l’amour ! Il suffit de se laisser combler. Décidément ce psaume 24/25 est tout indiqué pour entrer en Carême !

    DEUXIEME LECTURE – 1ére lettre de Saint Pierre 3, 18 – 22
    Bien-aimés,
    18 le Christ, lui aussi,
    a souffert pour les péchés,
    une seule fois,
    lui, le juste, pour les injustes,
    afin de vous introduire devant Dieu ;
    il a été mis à mort dans la chair,
    mais vivifié dans l’Esprit.
    19 C’est en lui qu’il est parti proclamer son message
    aux esprits qui étaient en captivité.
    20 Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,
    au temps où se prolongeait la patience de Dieu,
    quand Noé construisit l’arche,
    dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,
    furent sauvées à travers l’eau.
    21 C’était une figure du baptême
    qui vous sauve maintenant :
    le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,
    mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite,
    et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,
    22 lui qui est à la droite de Dieu,
    après s’en être allé au ciel,
    lui à qui sont soumis les anges,
    ainsi que les Souverainetés et les Puissances.

    LE CHRIST A ACCEPTE DE SOUFFRIR
    On sait peu de choses sur les circonstances de la rédaction de cette lettre, adressée par saint Pierre à des Chrétiens d’Asie Mineure, ce que nous appelons aujourd’hui la Turquie ; on suppose qu’il s’agit d’une période de persécution, puisque Pierre dit « le Christ a souffert lui aussi. »
    Ce qui explique les encouragements prodigués à plusieurs reprises par l’apôtre ; par exemple : « Au cas où vous auriez à souffrir pour la justice, heureux êtes-vous… Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant ceux qui vous en demandent compte (sous-entendu devant les tribunaux). » (1 P 3, 14-15). Et c’est là que commence notre texte d’aujourd’hui par les mots « Car le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes… » Traduisez : votre espérance s’appuie sur la mort et la résurrection du Christ, c’est cet événement pascal qui doit vous donner toutes les audaces.
    En évoquant la souffrance du Christ, Pierre applique à Jésus l’image du Serviteur souffrant d’Isaïe (Is 53) : « Lui, le juste, il a souffert pour les injustes… » Pierre n’a pas besoin d’en dire plus :
    car, un peu plus haut, dans cette même lettre, il a longuement développé ce thème : « Le Christ a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces. Lui qui n’a pas commis de péché et dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé de tromperie ; lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte, dans sa souffrance ne menaçait pas, mais s’en remettait au juste Juge ; lui qui, dans son propre corps a porté nos péchés sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice ; lui dont les meurtrissures vous ont guéris. Car vous étiez égarés comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes tournés vers le berger et le gardien de vos âmes. » (1 P 2, 21-24).
    Ses lecteurs, visiblement familiers de l’Ancien Testament, comprennent très bien l’allusion. Celui que le prophète Isaïe appelle le « Serviteur » est un envoyé de Dieu : il est persécuté, mais la vision de ses souffrances convertit le cœur de son peuple. Alors ce Serviteur éliminé injustement est reconnu juste et connaît un véritable triomphe : « Il est haut placé, élevé, exalté à l’extrême » disait Isaïe (53, 1). Là encore, Pierre fait l’application à Jésus-Christ : « Dans sa chair, il a été mis à mort, dans l’esprit (c’est-à-dire par l’Esprit), il a été rendu à la vie… (il est ressuscité), il est monté au ciel, au-dessus des anges et de toutes les puissances invisibles, à la droite de Dieu. »
    Et tout ceci, c’était pour nous, « afin de nous introduire devant Dieu » comme dit Pierre. Et l’expression « pour nous » est à entendre au sens le plus large possible : c’est-à-dire que, tous, qui que nous soyons, pouvons bénéficier de cette oeuvre du Christ : « Il est mort pour les injustes ». Même ceux qui, au temps de Noé, n’avaient pas été dignes de monter dans l’Arche, même ceux-là ont entendu désormais le message du salut : « Il est allé proclamer son message à ceux qui étaient prisonniers de la mort. Ceux-ci, jadis, s’étaient révoltés au temps où se prolongeait la patience de Dieu, quand Noé construisit l’arche. »
    SON EXEMPLE PEUT TRANSFORMER NOS COEURS
    Donc, s’il fallait résumer le début de ce passage, on pourrait dire : le Christ est mort pour tous une fois pour toutes. Reste à savoir comment nous entrons dans ce salut offert : en acceptant de nous attacher au Christ, de nous greffer sur lui pour qu’il nous transforme à son image. Concrètement, Pierre nous dit que cette transformation s’opère « par le Baptême ». Reprenant l’exemple de Noé, il dit : « Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, huit en tout, furent sauvées à travers l’eau. C’était une image du Baptême qui vous sauve maintenant… » Il veut dire ici que les baptisés sont comme Noé sortant à l’air libre après le Déluge ; Noé, parce qu’il était un homme au coeur droit, a pu entendre et accepter la proposition d’Alliance de Dieu : « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous… » (Gn 9, 9 : notre première lecture). A notre tour, sortant des eaux du Baptême, nous pouvons entrer dans la Nouvelle Alliance : il nous suffit d’être prêts à nous « engager envers Dieu avec une conscience droite ». « Etre baptisé, ce n’est pas être purifié de souillures extérieures, mais s’engager envers Dieu avec une conscience droite, et participer ainsi à la résurrection de Jésus Christ. »
    On retrouve ici en filigrane un autre thème cher à Pierre, celui de la pierre d’achoppement : pour celui qui croit, Jésus-Christ est un rocher sur lequel il s’appuie ; pour celui qui refuse de croire, Jésus-Christ est la pierre d’achoppement, le rocher qui fait tomber. L’eau joue le même rôle : cause de mort pour ceux qui refusent de croire, cause de vie pour les baptisés. L’eau a noyé les contemporains de Noé… elle a noyé les Egyptiens (au temps de Moïse) ; la même eau a porté le bateau de Noé et a protégé le peuple en se retirant devant lui et en faisant des remparts de part et d’autre de son passage. La même eau peut faire de nous des frères de Jésus-Christ, par le Baptême : il nous suffit de croire, avec une « conscience droite ».
    Désormais, nous sommes comme Noé : il a été sauvé, mis à part, en quelque sorte, pour être le signe et le témoin de la volonté de Dieu de faire Alliance avec l’humanité tout entière ; à notre tour, baptisés, nous sommes signes et témoins de l’Alliance universelle. Pierre insiste sur cette universalité de la proposition d’Alliance de Dieu : c’est pour cela qu’il note le chiffre « huit » : « Quand Noé construisit l’arche… un petit nombre de personnes, huit en tout, furent sauvées à travers l’eau. » Huit, dès l’Ancien Testament, était le chiffre de la Création nouvelle, puisque la première Création (Gn 1) se déroulait en sept jours. Ces huit personnes (Noé, sa femme, et les trois couples de ses enfants) étaient ceux par qui Dieu reprenait son projet de création. Ce n’était encore qu’une image : la véritable re-création commence avec la résurrection du Christ, la nouvelle humanité naît dans les eaux du Baptême : c’est pour cela que de nombreux baptistères chrétiens des premiers siècles ou des clochers d’églises sont octogonaux.

    EVANGILE – selon saint Marc 1, 12 – 15
    En ce temps-là,
    Jésus venait d’être baptisé
    12 Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
    13 et, dans le désert,
    il resta quarante jours,
    tenté par Satan.
    Il vivait parmi les bêtes sauvages,
    et les anges le servaient.
    14 Après l’arrestation de Jean,
    Jésus partit pour la Galilée
    proclamer l’Evangile de Dieu ;
    15 il disait : « Les temps sont accomplis :
    le règne de Dieu est tout proche.
    Convertissez-vous
    et croyez à l’Evangile. »

    LES TENTATIONS DE JESUS
    Chaque année, le premier dimanche de Carême, nous lisons le récit des Tentations chez l’un des trois évangélistes synoptiques ; cette année, nous les lisons dans Saint Marc, c’est-à-dire dans la version la plus discrète possible : « Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt, l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages et les anges le servaient. »
    Marc ne nous précise pas quelles tentations Jésus a dû affronter, mais la suite de son évangile nous permet de les deviner : ce sont toutes les fois où il a dû dire non ; parce que les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes, et que, homme lui-même, il était entouré d’hommes, il a dû faire sans cesse le choix de la fidélité à son Père.
    L’épisode qui nous vient tout de suite à l’esprit, c’est ce qui s’est passé près de Césarée de Philippe : « En chemin, Jésus interrogeait ses disciples : Qui suis-je, au dire des hommes ? Ils lui dirent Jean le Baptiste ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres, l’un des prophètes. Et lui leur demandait : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Prenant la parole, Pierre lui répond : Tu es le Christ. Alors il leur commanda sévèrement de ne parler de lui à personne. » (Mc 8, 27-30).
    Cette sévérité même est certainement déjà signe d’un combat intérieur. Et tout de suite après, Marc enchaîne « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’Homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit mis à mort et que, trois jours après, il ressuscite. » (Ce qui, évidemment, cadrait mal avec le titre glorieux qui venait de lui être décerné par Pierre). Et vous connaissez la suite : « Pierre, le tirant à part, se mit à le réprimander. Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, réprimanda Pierre ; il lui dit : Retire-toi ! Derrière moi, Satan, car tes vues ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes. » Il y a là, dans la bouche de Jésus l’aveu de ce qui fut la plus forte peut-être des tentations : celle d’échapper aux conséquences tragiques de l’annonce de l’évangile.
    Tentation terriblement subtile : car elle s’accommode parfaitement bien d’un beau discours ; c’est au moment même où Pierre vient de faire la plus belle déclaration, le plus bel examen de théologie (!), qu’il est pour le Christ occasion de tentation.
    Jusqu’à la dernière minute, à Gethsémani, il aura la tentation de reculer devant la souffrance : « Mon âme est triste à en mourir… Père, à toi tout est possible, écarte de moi cette coupe ! Pourtant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! » (Mc 14, 34-36) Il est bien clair ici que sa volonté doit faire effort pour s’accorder à celle de son Père.
    Jésus a eu certainement, on vient de le voir, la tentation de ne pas souffrir ; il a connu aussi celle de réussir ; là encore, son entourage l’y poussait ; le succès pouvait bien devenir un piège : « Tout le monde te cherche » (Mc 1, 37), lui disaient ses disciples à Capharnaüm ; je vous rappelle le contexte ; le matin du sabbat à la synagogue, d’abord, où il avait délivré un possédé, puis la journée au calme chez Simon et André, où il avait guéri la belle-mère de Pierre ; le soir tous les alentours étaient là, qui avec son malade, qui avec son possédé ; et il avait guéri de nombreux malades ; la nuit suivante, avant l’aube, il était sorti à l’écart pour prier ; déception à la maison quand le jour s’était levé : s’il était parti ?
    « Tout le monde te cherche »… Il avait dû s’arracher : « Allons ailleurs dans les bourgs voisins, pour que j’y proclame aussi l’Evangile : car c’est pour cela que je suis sorti. » (Mc 1, 38). Pour cela et pas pour autre chose… Elle est là, la tentation : se laisser détourner de sa mission.
    LE CHOIX DE LA FIDELITE
    Cela a commencé très tôt, certainement, quand il a fallu affronter les moqueries de quelques proches ; toute vocation au service des autres impose des arrachements ; sa propre famille a parfois été un obstacle à sa mission : « Les gens de sa parenté vinrent pour s’emparer de lui. Car ils disaient il a perdu la tête » (Mc 3, 21).
    Cette souffrance de l’incompréhension traduit une autre sorte de tentation, celle de convaincre par des actes spectaculaires : « Les Pharisiens vinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour lui tendre un piège, ils lui demandent un signe qui vienne du ciel. Poussant un profond soupir, Jésus dit : Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? En vérité, je vous le déclare, il ne sera pas donné de signe à cette génération… Et les quittant, il remonta dans la barque et il partit sur l’autre rive. » (Mc 8,11-12). Très certainement, quand Jésus décide brusquement de fausser compagnie à ses interlocuteurs du moment, que ce soient ses amis ou ses adversaires, c’est qu’il a un choix à faire.
    Ce choix est celui de la fidélité à sa mission : qu’il soit le Messie, tout le monde y pense depuis le début ; mais le problème c’est qu’une fois encore, les pensées de Dieu ne sont pas les nôtres ; par exemple, on attendait, on espérait un Messie politiquement puissant, qui chasserait l’occupant romain et restaurerait la liberté politique d’Israël ; Jésus a dû sans cesse prêcher la seule grandeur de l’amour ; c’est pour cela qu’à plusieurs reprises, il impose le secret à ceux qui ont entrevu son mystère (que ce soit à la Transfiguration ou ailleurs) : il ne veut pas laisser son entourage s’engager sur une fausse piste.
    On ne s’étonne pas non plus qu’il ait vécu paisiblement au désert pendant quarante jours (chiffre symbolique) au milieu des bêtes sauvages : car c’est bien ainsi que le prophète Isaïe avait défini l’harmonie qui règnera dans la création nouvelle : « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau. » (Is 11). Marc nous dit ici : Jésus est l’homme véritablement libre par rapport à toutes les tentations, le premier-né de l’humanité nouvelle.


  • Frères mineurs capucins : Le chapitre provincial
    Élection d'un nouveau conseil provincial Dans le Chapitre provincial, à qui revient l'autorité première dans la province, sont traitées les affaires qui concernent la vie et l'activité de la province, sur lesquelles tous les frères ont été préalablement consultés. C'est au Chapitre que le ministre (...)

  • Homélie du dimanche 18 février

    Dimanche 18 février 2018
    1er dimanche de Carême

    Références bibliques :
    Du livre de la Genèse. 9. 8 à 15 : « Je me souviendrai de l’alliance qu’il y a entre vous et moi et entre tous les êtres. »
    Psaume 24. « Il enseigne aux humbles son chemin. »
    Lettre de saint Pierre. 1 Pierre 3 18 à 22 : « Demander à Dieu une conscience purifiée… il nous sauve grâce à la résurrection de Jésus-Christ. »
    Evangile selon saint Marc. 1. 12 à 15 : « Dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. »
    ***
    UNE ALLIANCE ENTRE TOUS LES ETRES.
    Il ne serait pas inintéressant de reprendre cette parole du livre de la Genèse : « L’alliance entre vous, moi et tous les êtres. » Cette parole : « tous les êtres » n’est pas à négliger.
    L’homme ne peut se considérer comme étant hors de la création, même s’il est « à l’image et à la ressemblance de Dieu ».
    Créature par son humaine nature, il participe à l’évolution même de cette création matérielle et animale. Il en bénéficie. Il doit aussi la respecter dans une alliance que nous appelons actuellement « sauvegarde de la création ». Il doit l’améliorer. Il doit épanouir toutes les possibilités de la nature, sans en abuser, sans la détériorer, sans la détruire.
    Il en connaît les limites, mais par l’intelligence qu’il a reçue, il peut les repousser, et ce qui lui est demander, c’est de ne jamais les dévier. L’Incarnation du Fils de Dieu parmi les hommes nous dit bien cette richesse de la création, ses failles, ses possibilités, par delà tout événement, puisque c’est par cette Incarnation que la Rédemption est Résurrection.
    D’ailleurs, la tentation même au désert en est une illustration. Le pain n’est pas une fin en soi, il est nourriture comme l’est la Parole de Dieu. « L’homme ne vit pas seulement de pain. » Seulement, mais aussi. Plus tard les noces de Cana seront dans le même registre. « Ils n’ont plus de vin. » Jésus ne répond pas que ce qu’ils ont bu est largement suffisant. C’est Lui qui donne en surabondance des centaines de litres de vin, comme première expression du « vin du Royaume éternel » aux soir du Jeudi-Saint.
    Mais nous sommes au seuil de notre Carême et l’Eglise donne sans aucun doute la préférence à l’Alliance que Jésus ne veut pas briser entre lui, l’Homme-Dieu, et son Père, au moment où Satan tente de rompre cette Alliance.
    LE TEMPS DE L’ALLIANCE NOUVELLE EST ARRIVE
    Dans l’évangile de ce premier dimanche de Carême, saint Marc, à la différence des autres évangélistes, reste très sobre dans son évocation du séjour de Jésus au désert. Pourtant, il nous donne l’essentiel du mystère qu’est le Christ.
    Le baptême de Jésus venait de se vivre au cœur même de la réalité trinitaire. L’Esprit repose sur Lui, comme la colombe sortie de l’arche, au temps de Noé. Au Jourdain, elle témoigne de l’alliance renouvelée. Il a entendu son Père lui dire : »Celui-ci est mon Fils bien-aimé.
    Jésus est « poussé par l’Esprit » et la parole de son Père résonne encore à ses oreilles, à sa mémoire et à son cœur. Elle est toute proche, car c’est bien elle qu’il a médité durant les quarante jour qu’il consacre au silence. Il ne peut la délaisser cette Parole venue du ciel à l’intention de ses futurs disciples. Il l’assume en restant, malgré tout, le Fils bien-aimé et il y répond personnellement par son attitude à l’encontre de Satan.
    Le mystère de la tentation du Christ se situe donc dans ce mystère trinitaire. Il repousse les avances du mal et il reste en totale communion avec son Père, garde ainsi « un cœur pur », celui dont il dira quelques jours plus tard, au sermon sur la montagne : »Bienheureux les cœurs purs, ils verront Dieu.» Ils auront la vision, la perception même de Dieu en eux.
    C’est poussé par cet amour vécu dans l’Esprit que le Fils de l’Homme dira : »Tu ne serviras que Dieu seul. » Une réponse qui doit être aussi la nôtre et à laquelle il nous invite à notre tour, par delà toute tentation, puisque nous sommes marqués par la vie trinitaire de notre baptême et des sacrements dont nous vivons.
    « Un cœur purifié reflète Dieu », disait saint Grégoire de Nysse. A nous de demander au Seigneur, ce cœur purifié, selon la parole de saint Pierre aux premiers chrétiens. « Dans sa chair, il a été mis à mort. Dans l’esprit, il a été rendu à la vie…Etre baptisé c’est s’engager envers Dieu avec une conscience droite et participer ainsi à la résurrection de Jésus-Christ. » (1 Pierre 3. 21)
    LA MISERE DE L’HOMME
    Jésus n’avait pas besoin de recevoir le baptême de pénitence. Jean Baptiste le lui avait dit. Toutefois, Jésus a voulu assumer toute notre humanité avec sa misère, et non pas seulement par un simple geste significatif en descendant dans le Jourdain.
    Il a voulu l’assumer dans sa totalité, hormis le péché, mais en partageant toutes les conséquences de ce péché. Et c’est là que se situe sa tentation au désert, qui n’a connu aucun témoin. C’est lui seul qui a pu en parler, nous disant ainsi jusqu’où allait son identification à l’homme, lui qui nous appelle à l’identification divine dans le mystère trinitaire.
    Dans son état originel, selon les premiers chapitres du livre de la Genèse, la nature humaine n’était pas divisée entre le bien et le mal. Tant qu’ils restèrent en alliance avec Dieu, la nature humaine resta « entière ». C’est parce que nos premiers parents ont accepté la première tentation au Jardin d’Eden, que l’unité humaine a été fragmentée par le péché.
    L’homme n’est plus totalement à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il ne « récapitule » plus en lui toute la nature, il n’en récapitule que quelques éclats. Le péché a été cause de la destruction de cette unité. Bien plus, l’homme isolé de Dieu, s’isole de ses frères, les uns tendus contre les autres, et c’est le premier meurtre, celui d’Abel par son frère Caïn.
    A l’inverse, Jésus « récapitule » toute l’humanité, comme elle était en sa réalité première. Le Père peut mettre toute sa joie en son Fils puisque toute sa vie d’homme aura pour sens de redonner vie nouvelle à l’unité fragmentée.
    Et Satan veut refaire ce qu’il a réussi au Jardin d’Eden. Cette fois, c’est au désert. Il veut dissocier celui qui vient de s’y retirer, en l’entraînant à n’être qu’un « éclat » de gloire éphémère au pinacle du Temple, aux horizons des royaumes.
    Les tentations, dont ne parle pas saint Marc, mais qui sont évoquées par Matthieu et Luc, sont dans la ligne même de la première tentation au seuil de l’humanité. Puisque Jésus d’une certaine façon vient « reprendre tout au stade initial » par le salut qu’il porte en lui, puisqu’il « récapitule » en lui-même toute l’humanité dans sa réalité première, sans le péché, Satan, comme aux premiers jours, va tenter de le dissocier de Dieu et de lui-même par les épreuves auxquelles il le soumet.
    Il lui propose les richesses, les biens matériels, le pouvoir. Il sait qu’en tout homme, il y a avidité de domination, qui s’exerce d’une manière ou d’une autre. Il sait qu’en chacun de nous il y a soif de vivre, une soif que rien d’humain ne suffit à épancher, une soif qui appelle une eau jaillissant en vie éternelle (Jean 4. 10 à 16).
    Jésus n’est pas indifférent. Il tient tête en restant en totale communion avec son Père. Il répond avec les paroles mêmes qui expriment la pensée de Dieu.
    Il y eut un soir d’une autre tentation, celle du Jardin des Oliviers. Là encore le Christ a dû choisir, seul avec son humanité. Sa soif de vivre s’est épanchée dans le calice qu’il accepta de boire pour que reste totale sa communion à la volonté de son Père.
    Au désert, lorsqu’il eût éloigné Satan les anges vinrent le servir (Marc 1. 13) Au jardin de l’agonie, ils vinrent le réconforter au moment de sa décision (Luc 22. 43). L’Alliance n’était pas rompue
    INVITES A SUIVRE JESUS.
    Au désert, comme au jardin des Oliviers, Jésus était seul. La présence de son Père pouvait lui sembler bien lointaine. Nous aussi nous connaissons ce désert, cette nuit, cette solitude au moment de toute décision, face à notre conscience, face à nous-même, avec l’impression d’un grand silence de la part de Dieu.
    Si nous avons été aidés par des amis, par la Parole de Dieu, personne ne peut nous remplacer à ce moment ultime qui engage notre personne et tout notre être. C’est moi seul qui peut dire ce « oui » qui m’engage en réponse à la grâce de Dieu sur moi.
    Au désert, Jésus a vécu ce qu’il nous demande de dire et répéter dans le « Notre Père ». S’il a accepté d’être soumis aux tentatives déstabilisantes de Satan, aux tentations, aux épreuves que connaît tout homme un jour ou l’autre, il n’a pas succombé.
    Lorsque nous sommes, comme lui, « soumis à l’épreuve de la tentation », à donner nous aussi la preuve de notre fidélité à Dieu seul, il nous invite à le suivre. Durant ce Carême, c’est ce que sa miséricorde nous propose. Il nous invite à ne pas briser la communion qui est la nôtre avec le Père, comme il l’a demandé au soir du Jeudi-Saint quand il s’adresse à son Père, qui est notre Père : « Je prie aussi pour ceux qui croiront en moi à cause de leur parole » (Jean 17. 20).
    ***
    « Accorde-nous, Dieu tout-puissant, tout au long de ce carême, de progresser dans la connaissance de Jésus et de nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle. » (prière d’ouverture de la messe)
     


  • La vie humaine, ce don si précieux

    Les États généraux de la bioéthique se sont ouverts le 18 janvier. Une large consultation est organisée afin de recueillir les avis du plus grand nombre sur des questions graves, notamment la procréation médicalement assistée (PMA), mais peut-être aussi l'euthanasie parfois tristement exigée comme un progrès. Chacun est invité à participer aux débats ou ateliers qui seront organisés dans le cadre des « Espaces régionaux d'éthique ». Je souhaite que de nombreux catholiques du diocèse y prennent part afin de témoigner d'une manière ou d'une autre du don précieux de la vie humaine et du respect qui lui est dû de la conception à la mort.

    Ne laissons pas endormir notre conscience sur ces questions qui touchent à l'essentiel de la vie humaine et à la société que nous voulons pour demain. De sondage en sondage, nous assistons à une relativisation de plus en plus grande du respect de la vie. Nous sommes en droit de nous interroger sur la manière dont les questions sont posées : on met le projecteur sur l'individu, ses désirs ou ses souffrances, pour présenter comme des droits nouveaux les évolutions attendues, qui semblent devenir inéluctables, pour certains.

    La vie d'une personne humaine ne peut pas dépendre de nos seuls désirs. En son origine, elle est n'est pas un dû mais un don ; il s'agit de la recevoir et non de la fabriquer. En son terme, elle est digne et belle, quoi qu'il en soit ; qui sommes-nous pour décider qu'une vie ne vaudrait plus la peine d'être vécue ? Il s'agit de soulager et d'accompagner et non pas de donner la mort.

    Mais nous ne pouvons pas nous contenter de propositions générales sur ces questions essentielles de la vie des hommes. Le moment est favorable pour se rapprocher des soignants, des familles, des bénévoles, des aumôneries, de tous ceux qui prennent soin des personnes fragiles. Il faut écouter leurs questions et leurs difficultés, mais recevoir aussi avec étonnement les trésors de générosité et d'humanité qu'ils déploient auprès des personnes vulnérables.

    Du 12 au 14 mars, le professeur Jacques Ricot, philosophe et spécialiste en bioéthique, viendra enrichir notre réflexion, avec plusieurs rencontres thématiques et deux conférences publiques. Je vous invite à noter déjà la soirée du lundi 12 mars ou celle du 13 mars pour l'écouter dans la conférence qu'il donnera à Saint-Brieuc, dans l'amphi du lycée du Sacré-Cœur.

    Nous témoignerons de la beauté de la vie humaine par le partage de nos expériences et le dialogue, plutôt que par la violence des propos : « Aimer la vie, c'est ne juger personne, mais c'est apporter sa pierre pour que grandisse en notre société une culture de vie, de soin de relation et d'accompagnement », écrit Mgr Pierre d'Ornellas dans sa « Lettre aux catholiques d'Ile-et-Vilaine » du 17 janvier 2018.

    + Denis Moutel
    évêque de Saint-Brieuc et Tréguier


  • Une église à l'hôpital

  • Les messes du mercredi des Cendres dans le diocèse

    Le Mercredi des Cendres est le jour de l'entrée en Carême.

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    Retrouvez tous les horaires des célébrations sur www.messes.info


dimanche 11 février 2018

  • Action de grâce pour le 70e miracle officiel à Lourdes
    La guérison de Sœur Bernadette Moriau, religieuse de la congrégation des franciscaines oblates du Sacré-Cœur de Jésus, intervenue le 11 juillet 2008 après son pèlerinage à Lourdes, est officiellement le 70e miracle attribué à l'intercession de Notre-Dame de Lourdes. C'est une joie immense pour toute (...)

samedi 10 février 2018

vendredi 9 février 2018

  • Bénévole à l'économat diocésain

    PILOTE DE PROJET DEPLOIEMENT D'UN OUTIL DE GESTION DES LISTES EN PAROISSES

    INSTITUTION :
    L'Association diocésaine de Saint Brieuc et Tréguier, 81 rue Mathurin Méheut – Saint Brieuc, intervient grâce à ses services administratifs au bénéfice des paroisses dans différents domaines.

    CONTEXTE :
    Il s'agit ici de doter les paroisses d'un outil de gestion de listes (paroissiens, fidèles, lecteurs, bénévoles) pour faciliter le travail du Curé et des laïcs engagés auprès de lui pour servir le peuple de Dieu.

    DESCRIPTIF DU POSTE :
    Vous êtes chargé (e), sous l'autorité de l'économe diocésain, responsable du projet de déploiement de l'outil de gestion, et après avoir bénéficié de la formation appropriée :

    • de prendre contact et rendez-vous avec les personnes désignées par le Curé pour gérer ultérieurement le logiciel,
    • de répertorier les listes existantes en paroisse sous format Excel, Word, etc…,
    • d'importer dans le logiciel les listes existantes pouvant l'être,
    • de former les personnes désignées pour gérer les listes à les importer et à utiliser ensuite le logiciel,
    • de donner les droits d'utilisation aux administrateurs sous l'autorité du Curé,
    • de répondre aux questions des paroisses sur le sujet après l'installation.

    PROFIL RECHERCHE :

    • Excellent relationnel : capacité d'écoute, patience et empathie et capacité d'adaptation du discours
    • Connaissance en informatique et bases de données
    • Discrétion, confidentialité
    • Autonomie et capacité d'organisation
    • Culture ecclésiale

    DURÉE DE LA MISSION :
    6 mois à raison de 2 à 3 jours par semaine (53 paroisses à équiper et 1 sanctuaire marial diocésain)

    _MOYENS MIS A DISPOSITION :
    1 véhicule de service

    Si vous êtes intéressé (e),
    Adresser votre candidature à Monsieur l'économe diocésain, Association diocésaine, 81 rue Mathurin Méheut, 22042 St Brieuc Cedex.
    Tél : 02 96 68 12 75
    Mèl : loic.blin chez diocese22.fr


  • Pélerinages 2018

    Édito de Mgr Denis Moutel

    Partir

    Partir en pèlerinage, c'est toujours se mettre en route. Cela demande une décision, un dépassement des habitudes et du « train-train » quotidien, une ouverture à l'imprévu. Ce déplacement, nous le vivons en réponse à un appel de Dieu : quitte ton pays, sors de ta maison, viens, suis-moi ! Les destinations peuvent être lointaines ou plus proches, peu importe … c'est toujours un enrichissement de notre foi et un élargissement de nos horizons, une ouverture aux autres.

    (Sur le document pèlerinages diocésains 2018 faite clique droit : ouvrir un lien dans un nouvel onglet pour avoir le PDF en ligne) http://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/sites/saintbrieuc-treguier.catholique.fr/IMG/pdf/a/4/d/de_pliant_pe_lerinages_2018_-1.pdf

    Partir ensemble

    Pour choisir un pèlerinage il est préférable de ne pas être seul. Je pense que nous pouvons progresser dans nos manières d'inviter :

    • que chacun puisse en parler à une autre personne.
    • que, dans chaque paroisse, on se demande : « qui allons-nous envoyer ? » « quel groupe paroissial pouvons-nous former, notamment pour le grand pèlerinage de Lourdes ? »
    • que l'on facilite le pèlerinage des catéchumènes ou des personnes adultes qui viennent de recevoir le baptême et les sacrements de l'initiation. Un pèlerinage, c'est un catéchuménat tout terrain ! Que l'on se préoccupe de l'aide financière qu'on pourra leur apporter.

    Partir en mission

    Quand on a la chance de partir vers un lieu saint, c'est toujours avec la prière qui nous a été confiée, dans notre famille, dans notre paroisse, dans le diocèse. Nous sommes alors décentrés de notre seul projet pour penser à tous ceux qui nous ont dit : « tu penseras à moi ; tu prieras pour moi ». Et au retour, nous pouvons rapporter les mots de l'espérance, les images du monde, pour partager quelques unes de nos découvertes. Beaucoup d'entre vous connaissent bien le service diocésain des pèlerinages et la qualité des propositions qu'il nous fait.
    Alors, s'il vous plaît, soyez des ambassadeurs convaincus et convaincants auprès de ceux qui n'ont jamais envisagé une telle expérience. Le pèlerinage n'est pas un « à côté » de notre vie chrétienne mais un voyage au cœur de la foi.

    + Mgr Denis Moutel
    évêque de Saint-Brieuc et Tréguier


  • Offre d'emploi - Poste d'aumônerie pour l'hôpital privé de Plérin

    La mission de l'aumônier catholique consiste au sein d'une équipe constituée d'un aumônier à mi-temps et d'un prêtre modérateur à vivre « le sacrement de la présence » auprès des personnes malades et de leurs familles.

    Le service des aumôneries catholiques des hôpitaux et cliniques recherche une personne disponible pour un poste d'aumônier, 9h/semaine, pour l'hôpital privé des Côtes d'Armor à Plérin. Ce poste est à pourvoir en mars 2018.

    Compétences & qualités requises : expériences humaines auprès des personnes fragiles, ancrage ecclésial, sens de l'écoute et de la confidentialité, capacité à travailler en équipe, sens de l'organisation, compétences administratives (utilisation de Word, Excel, Internet),

    Accompagnement et formations assurés.

    Les candidatures sont à envoyer à la responsable diocésaine des aumôneries d'hôpitaux :

    Gratiane Louvet
    RDAH
    rdah chez diocese22.fr
    tel 02.96.68.13.42


jeudi 8 février 2018

  • Déclaration du Conseil permanent. États généraux de la bioéthique : quel monde voulons-nous pour demain ?

    Depuis le 18 janvier, les débats des États généraux de la bioéthique ont commencé. Leur objectif est simple : permettre à tout citoyen de s'éclairer sur les avancées scientifiques et techniques concernant la bioéthique, se forger un avis et l'exprimer. Ces expressions devront ainsi éclairer les responsables politiques qui porteront la révision de la loi à la fin de l'année 2018. Si l'objectif est simple, les enjeux sont complexes et graves. C'est pourquoi, tous sont invités à participer à ces débats par le dialogue afin de rechercher les voies les plus justes.

    L'Église catholique entend prendre sa place et répondre, elle aussi, à la question de fond que ces États généraux nous posent : quel monde voulons-nous pour demain ?

    Débattre et comprendre

    Ainsi, grâce notamment au travail réalisé par le groupe d'évêques et d'experts présidé par Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, nous invitons les catholiques, ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté, à une prise de conscience des enjeux que ces nouvelles techniques soulèvent. C'est le respect de l'être humain dans sa dignité et sa vulnérabilité qui est en jeu ; c'est aussi notre société qui est concernée dans son respect de la vocation séculaire de la médecine.

    Dans les diocèses, les paroisses, les aumôneries, les mouvements, les associations, les familles, il s'agit de sensibiliser chacun par l'explication et la formation, afin que la raison et la foi chrétienne portent ensemble une juste vision de l'humanité. Cette vision, déjà largement partagée par le bon sens de beaucoup, doit permettre de regarder avec confiance l'avenir en comprenant le bien des recherches scientifiques et en ne cédant pas aux sirènes idolâtres de la toute-puissance.

    L'homme se sait tout autant habité par la transcendance que par le désir de savoir ; il est foncièrement animé par le besoin de prendre soin des autres. Et nul doute que la figure du « bon samaritain » est universelle et demeure un guide pour la mise au point et l'usage des techniques biomédicales et des technosciences aujourd'hui et demain.

    Comprendre et s'exprimer

    Ces États généraux de la bioéthique sont annoncés comme une occasion d'entendre et d'intégrer les contributions de tous en vue de la révision annoncée de la loi de 2011.

    Au nom de l'amour désintéressé de l'Église pour tout être humain, les évêques proposent aux catholiques, ainsi qu'à tous les hommes et femmes de bonne volonté, d'apporter leurs contributions par leurs réflexions et leurs témoignages.

    Les Espaces de réflexion éthique régionaux sont organisés dans ce but dans toute la France. Nous les invitons à s'y inscrire. De même, le Comité Consultatif National d'Éthique (CCNE) a mis en place un site internet pour recueillir nos avis de citoyens. Nous devons y apporter notre contribution.

    L'Église catholique saura prendre la parole en contribuant à la sérénité et à l'enrichissement du dialogue, heureusement voulu par le Gouvernement. Comment se taire alors que la loi dessinera en partie la société de demain ?

    C'est en vue du bien commun dont notre société doit se soucier et dont l'État a la responsabilité, que l'Église catholique s'engage avec détermination dans ces États généraux, comptant sur la sincérité et l'objectivité annoncées du CCNE, chargé de présenter un rapport au Gouvernement.

    Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
    Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille, président de la CEF
    Mgr Pierre-Marie Carré, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
    Mgr Pascal Delannoy, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
    Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris
    Mgr Jean-Pierre Batut, Évêque de Blois
    Mgr François Fonlupt, Évêque de Rodez
    Mgr Stanislas Lalanne, Évêque de Pontoise,
    Mgr Philippe Mousset, Évêque de Périgueux
    Mgr Benoît Rivière, Évêque d'Autun
    Mgr Pascal Wintzer, Archevêque de Poitiers

    > Déclaration du Conseil permanent à retrouver en pièce jointe de cet article en format PDF


  • Exposition « Simone Le Moigne » du 14 février au 12 mai 2018 à la Maison St-Yves

    Simone Le Moigne – 1911-2001

    Issue d'une famille de paysans du Centre Bretagne, née dans le village de Magoar à Glomel (22), Simone Le Moigne a traversé le XXe siècle et vécu les tragédies de son siècle. S'adonnant tardivement à la peinture, elle a su s'imposer sur la scène régionale, nationale et internationale de l'art naïf. Son œuvre est aujourd'hui conservée dans différents musées et collections particulières.

    En 2016, 29 œuvres d'inspiration religieuse ont été léguées par ses enfants au diocèse de Saint-Brieuc.

    info document - voir en grand cette image


    (Cliquez dessus pour agrandir)

    L'exposition autour des œuvres de Simone Le Moigne est visible du 14 février au 12 mai 2018.

    Préparée par le service de catéchèse, l'exposition présente une sélection de 18 tableaux associés à une lecture de l'Évangile de Marc.

    • Un livret à disposition des visiteurs, propose un catalogue des œuvres de Simone Le Moigne, et invite à une méditation sur chaque œuvre. Chaque tableau est accompagné d'un extrait de l'Évangile de Marc, d'une explication du récit et d'une d'invitation à un questionnement plus personnel.
    • Un livret à destination des enfants et des jeunes est également disponible pour faciliter la visite de l'exposition aux établissements scolaires.

    Horaires

    Exposition ouverture du lundi au vendredi : 10h-12h30 / 13h30-18.
    Le samedi : 10h-12h
    Entrée libre.
    Pour les groupes et établissements scolaires, réservation conseillée auprès de l'accueil au : 02 96 68 13 40.

    Maison Saint-Yves
    81 rue Mathurin Méheut
    22000 Saint-Brieuc

    Biographie de Simone Le Moigne

    Biographie Simone Le Moigne - PDF - 76.8 ko
    Biographie Simone Le Moigne
    Voir en ligne : Pour aller plus loin

  • Du 14 février au 12 mai 2018, exposition « Simone Le Moigne - Son oeuvre d'insiration religieuse » à la Maison St-Yves

    Visible du lundi au vendredi : 10h-12h30 / 13h30-18.
    Le samedi : 10h-12h
    Entrée libre.

    Maison Saint-Yves
    81 rue Mathurin Méheut
    22000 Saint-Brieuc
    02 96 68 13 40

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  • Exposition « Simone Le Moigne » du 14 février au 12 mai 2018 à la Maison St-Yves

    Simone Le Moigne – 1911-2001

    Issue d'une famille de paysans du Centre Bretagne, Simone Le Moigne est née dans le village de Magoar à Glomel (22). Elle a traversé le XXe siècle et vécu les tragédies de son époque. S'adonnant tardivement à la peinture, elle a su s'imposer sur la scène régionale, nationale et internationale de l'art naïf. Son œuvre est aujourd'hui conservée dans différents musées et collections particulières.

    En 2016, 29 œuvres d'inspiration religieuse ont été léguées par ses enfants au diocèse de Saint-Brieuc.

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    (Cliquez dessus pour agrandir)

    L'exposition autour des œuvres de Simone Le Moigne est visible du 14 février au 12 mai 2018.

    Préparée par le service de catéchèse, l'exposition présente une sélection de 18 tableaux associés à une lecture de l'Évangile de Marc.

    • Un livret à disposition des visiteurs, propose un catalogue des œuvres de Simone Le Moigne, et invite à une méditation sur chaque œuvre. Chaque tableau est accompagné d'un extrait de l'Évangile de Marc, d'une explication du récit et d'une d'invitation à un questionnement plus personnel.
      Livret adulte découverte exposition
    • Un livret à destination des enfants et des jeunes est également disponible pour faciliter la visite de l'exposition aux établissements scolaires.
      Livret jeune découverte exposition

    Horaires

    Exposition ouverture du lundi au vendredi : 10h-12h30 / 13h30-18.
    Le samedi : 10h-12h
    Entrée libre.
    Pour les groupes et établissements scolaires, réservation conseillée auprès de l'accueil au : 02 96 68 13 40.

    Maison Saint-Yves
    81 rue Mathurin Méheut
    22000 Saint-Brieuc

    Biographie de Simone Le Moigne et affiche de l'exposition

    Biographie Simone Le Moigne - PDF - 76.8 ko
    Biographie Simone Le Moigne
    Affiche exposition Simone Le Moigne - PDF - 3.3 Mo
    Affiche exposition Simone Le Moigne
    Voir en ligne : Pour aller plus loin

  • Janvier 2018 : lettre de Mgr d’Ornellas aux catholiques d’Ille-et-Vilaine

    Il est temps que nous réveillons nos consciences endormies et celles de nos contemporains afin que, tous ensemble, nous nous émerveillions devant la beauté de la vie en chaque être humain, de sa conception à sa mort naturelle. Il est juste de prier à cette intention. Il est tout aussi juste que chacun prenne ses responsabilités.
    Chers amis, trouvez les moyens qui vous conviennent pour dire que chaque vie humaine est un trésor sans prix ! Témoignez  de vos expériences, car cela peut toucher les cœurs et convaincre celles et ceux qui en doutent.
    Mgr Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes

    AUX CATHOLIQUES D’ILLE-ET-VILAINE
    « Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
    le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
    Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
    le couronnant de gloire et d’honneur. »
    Psaume 8,5-56
    Je vous invite à porter votre regard sur la vie humaine. Chère vie humaine, que dis-tu de toi-même ? Permettez-moi de vous partager une méditation. Prenez le temps de la lire jusqu’au bout. D’autant plus que ce 18 janvier, commencent en France les « États généraux de la bioéthique » au cours desquels bien des débats seront relatifs à notre vie. Chacun est invité, d’une manière ou d’une autre, à participer à ces débats. Face aux découvertes scientifiques, quelle vie voulons-nous vivre tous ensemble, avec nos différences ? Quelle société voulons-nous pour aujourd’hui et demain ?
    Poser son regard sur la vie, c’est se risquer aux plus belles découvertes. Le pape François évoque souvent le « regard contemplatif ». Il s’agit d’un regard désintéressé et gratuit, qui se laisse instruire. Un regard attentif, qui ne se détourne pas en passant vite. Un regard bon, plein de patience et de confiance. Un regard bienveillant, qui n’est pas militant d’une cause. Bref, le regard de celui qui se laisse humblement toucher pour devenir émerveillé.
    Pour évoquer la vie humaine, je veux d’abord dire merci à celles et ceux qui vivent de ce regard. Comment ne pas les saluer ! Ils se rendent proches des personnes fragilisées car elles sont en fin de vie, ou bien âgées et dépendantes, handicapées mentales et physiques, ou en maladie chronique, traumatisées, ou encore emportées par des conduites addictives. Fragilisées car elles sont des femmes enceintes dont l’enfant à naître est porteur de malformations, ou parce qu’elles ont le désir de voir naître leur enfant, ce qui provoque leur rejet, parfois violent. Fragilisées car ce sont de tout petits enfants, qui viennent de naître ou vont naître avec leurs droits propres. De toutes ces personnes et d’autres encore, il est pris soin avec attention, en les accueillant, les accompagnant, les soutenant, les aimant.
    Ceux qui ont ce regard, je les ai vus briser les solitudes et s’engager dans une relation pleine d’empathie et de respect, envers ces personnes en vulnérabilité ! Ils en sortent toujours enrichis. Par leur expérience, ils savent que chacune est un trésor de vie, pour peu qu’on sache prendre du temps pour l’écouter et la recevoir telle qu’elle est. Ils comprennent l’importance de la juste compassion. Ils sont étonnés de leur espérance. Ils témoignent que la vie est belle, qu’elle est toujours incarnée dans des personnes en chair et en os, avec leur histoire, leur éducation et leur culture. Ils reconnaissent que chacune est absolument unique, tout en étant située dans une généalogie familiale qui donne sens à leur vie. Ils savent ainsi que la filiation de chacun doit être respectée avec la plus délicate attention.
    Ils sont une armée humble et silencieuse, qui prennent soin de nos frères et sœurs fragilisés. Ils sont professionnels de santé, acteurs du service à la personne, bénévoles dans des associations ou des aumôneries, anonymes dans leur famille ou leur voisinage.
    Oui, jour après jour, ils marchent à la rencontre de la vie : pour elle, ils se donnent beaucoup et ils en reçoivent beaucoup. Quel admirable échange, au quotidien de relations humaines pleines de qualité et d’intensité, de bonté et de compassion quand les souffrances sont là ! Qu’il est magnifique de prendre soin avec douceur et compétence de telle sorte que ces souffrances soient apaisées le plus possible !
    Ils ont vu que la vie est toujours un don à recevoir. Ils ont conscience que la dignité humaine est inviolable et inaliénable, quelles que soient les fragilités vécues. Ils ont compris que les personnes en grande vulnérabilité faisaient sortir d’eux des ressources insoupçonnées d’humanité. Car ces personnes ont des talents, et il serait dramatique qu’ils demeurent enfouis ou supprimés, par peur, indifférence, exclusion ou mépris. Elles donnent du sens à l’action collective grâce à leurs talents qui ne viennent pas de la force, ni de l’argent ni du pouvoir, mais du cœur, de la capacité à nouer des relations essentielles, à faire confiance, à engendrer la joie.

    Ces contemplatifs de la vie humaine entendent parfois des slogans apparemment assurés et savamment médiatisés. J’avoue que je comprends leur tristesse, voire leur colère, face à ces soit disant certitudes selon lesquelles il serait évident que telle vie humaine ne vaudrait plus la peine d’être vécue ou qu’il est possible de la produire selon nos simples désirs d’adulte. Ils ont d’ailleurs entendu les terribles désespoirs que ces paroles engendrent quand, sûres d’elles, elles disqualifient des vies de personnes très fragilisées qui ont le courage d’aimer la vie et de vivre.
    Ils se demandent alors si notre société n’aurait pas une conscience quelque peu endormie en raison des canons de la performance et de la rentabilité qui modèlent nos désirs. Ils s’interrogent sur nos techniques de plus en plus sophistiquées qui semblent agir comme des étalons de mesure pour évaluer une vie humaine sans défaut. Et même, ils s’inquiètent devant les marchands de rêves d’épanouissement idéal et sans limite, qui risquent de nous aveugler sur les capacités de vraies joies chez ces personnes vivant de grandes vulnérabilités.
    En se mettant à l’école de nos frères et sœurs en situation de vulnérabilité, on apprend que chaque vie humaine est belle et vaut la peine d’être vécue. On s’engage alors avec sollicitude auprès de celles et ceux qui souffrent devant les vulnérabilités dans leurs familles. On se fait proches pour les écouter respectueusement, les aider, les accompagner afin qu’eux aussi finissent peu à peu par découvrir la même chose. Aimer la vie, c’est ne juger personne, mais c’est apporter sa pierre pour que grandisse en notre société une culture de vie, de soin, de relation et d’accompagnement.

    « Chrétiens », c’est-à-dire « disciples » de Jésus, vous y avez une belle part. Vous savez que Dieu est le Dieu de la vie, qu’Il est venu nous révéler la beauté de la vie et qu’Il s’est identifié aux personnes dont la vie apparaissait la moins belle et la plus fragile. Jésus, qui aime la vie, est révolutionnaire ! « Il a fait resplendir la vie » (2 Timothée 1,10). Il a bouleversé le monde en apportant un message et un témoignage qui irriguent peu à peu les sociétés : le Royaume de Dieu appartient aux « petits » et ce sont eux qui le font grandir. Tout le monde le désire, car c’est un Royaume de paix et de justice, de liberté et de solidarité, de fraternité et de vie. Son éthique est guidée par l’amour « en actes et en vérité » (1 Jean 3,18).
    Il est temps que nous réveillions nos consciences endormies et celles de nos contemporains afin que, tous ensemble, nous nous émerveillions devant la beauté de la vie en chaque être humain, de sa conception à sa mort naturelle. Il est juste de prier à cette intention. Il est tout aussi juste que chacun prenne ses responsabilités.
    Chers amis, trouvez les moyens qui vous conviennent pour dire que chaque vie humaine est un trésor sans prix ! Témoignez de vos expériences, car cela peut toucher les cœurs et convaincre celles et ceux qui en doutent.
    Il s’agit de « rendre raison » de la beauté de la vie humaine, don de Dieu, mais « avec douceur et respect », comme nous y invite l’apôtre saint Pierre (1 Pierre 3,15-16).
    Rennes, le 17 janvier 2018
    + Pierre d’Ornellas
    Archevêque de Rennes


mercredi 7 février 2018

  • États généraux de la bioéthique : quel monde voulons-nous pour demain ?

    Depuis le 18 janvier, les débats des États généraux de la bioéthique ont commencé. Leur objectif est simple : permettre à tout citoyen de s’éclairer sur les avancées scientifiques et techniques concernant la bioéthique, se forger un avis et l’exprimer. Ces expressions devront ainsi éclairer les responsables politiques qui porteront la révision de la loi à la fin de l’année 2018. Si l’objectif est simple, les enjeux sont complexes et graves. C’est pourquoi, tous sont invités à participer à ces débats par le dialogue afin de rechercher les voies les plus justes.
    L’Église catholique entend prendre sa place et répondre, elle aussi, à la question de fond que ces États généraux nous posent : quel monde voulons-nous pour demain ?

    Débattre et comprendre
    Ainsi, grâce notamment au travail réalisé par le groupe d’évêques et d’experts présidé par Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, nous invitons les catholiques, ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté, à une prise de conscience des enjeux que ces nouvelles techniques soulèvent.  C’est le respect de l’être humain dans sa dignité et sa vulnérabilité qui est en jeu ; c’est aussi notre société qui est concernée dans son respect de la vocation séculaire de la médecine.
    Dans les diocèses, les paroisses, les aumôneries, les mouvements, les associations, les familles, il s’agit de sensibiliser chacun par l’explication et la formation, afin que la raison et la foi chrétienne portent ensemble une juste vision de l’humanité. Cette vision, déjà largement partagée par le bon sens de beaucoup, doit permettre de regarder avec confiance l’avenir en comprenant le bien des recherches scientifiques et en ne cédant pas aux sirènes idolâtres de la toute-puissance.
    L’homme se sait tout autant habité par la transcendance que par le désir de savoir ; il est foncièrement animé par le besoin de prendre soin des autres.  Et nul doute que la figure du « bon samaritain » est universelle et demeure un guide pour la mise au point et l’usage des techniques biomédicales et des technosciences aujourd’hui et demain.
    Comprendre et s’exprimer
    Ces États généraux de la bioéthique sont annoncés comme une occasion d’entendre et d’intégrer les contributions de tous en vue de la révision annoncée de la loi de 2011.
    Au nom de l’amour désintéressé de l’Église pour tout être humain, les évêques proposent aux catholiques, ainsi qu’à tous les hommes et femmes de bonne volonté, d’apporter leurs contributions par leurs réflexions et leurs témoignages.
    Les Espaces de réflexion éthique régionaux sont organisés dans ce but dans toute la France. Nous les invitons à s’y inscrire. De même, le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) a mis en place un site internet pour recueillir nos avis de citoyens. Nous devons y apporter notre contribution.
    L’Église catholique saura prendre la parole en contribuant à la sérénité et à l’enrichissement du dialogue, heureusement voulu par le Gouvernement.  Comment se taire alors que la loi dessinera en partie la société de demain ?
    C’est en vue du bien commun dont notre société doit se soucier et dont l’État a la responsabilité, que l’Église catholique s’engage avec détermination dans ces États généraux, comptant sur la sincérité et l’objectivité annoncées du CCNE, chargé de présenter un rapport au Gouvernement.

    Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
    Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
    Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
    Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
    Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
    Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
    Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
    Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise,
    Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
    Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
    Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers


  • Le père Michel Kubler, chevalier dans l'ordre national du Mérite
    L'ambassadeur de France près le Saint-Siège a salué un « homme de religion mais aussi de dialogue, unanimement respecté par ceux qui le connaissent ». L'ambassadeur de France près le Saint-Siège, Philippe Zeller, a remis, lundi soir 5 février à la Villa Bonaparte, à Rome, les insignes de chevalier dans (...)

mardi 6 février 2018

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