Sur le Web, ces 30 derniers jours

jeudi 14 décembre 2017

  • Solidarité ComoëBreizh. Des jeunes au Burkina Faso

    Le 4 novembre, 11 jeunes et trois adultes les encadrant ont témoigné de leur séjour, cet été, à Banfora, au Burkina Faso, en lien avec les Sœurs Augustines de Gouarec et de Banfora.

    Photo du groupe breton - voir en grand cette image
    Photo du groupe breton

    En août 2017, durant trois semaines, un groupe de 11 jeunes et trois encadrants de l'association ComoëBreizh ont effectué un séjour à Banfora au Burkina Faso, en lien avec les Sœurs Augustines de Gouarec et de Banfora. L'association, née en 2004, avait déjà effectué cinq voyages humanitaires pour apporter de l'aide aux populations locales.
    Les jeunes ont fait du soutien scolaire et ils ont également aidé à la finition de placards pour la bibliothèque qui va se mettre en place à l'école Sainte Monique au village de Tangora.

    Dans leurs bagages, ils avaient apporté des livres, des jeux, des vêtements et des médicaments recueillis au cours des différentes collectes faites en amont. L'objectif était aussi dans les échanges, en témoignent les films où l'on pouvait voir les Burkinabés s'essayant aux danses bretonnes et les jeunes prenant part aux danses africaines.
    Le financement a été assuré par diverses activités : vente de gavottes et de gâteaux maison, vente d'artisanat, participation au loto inter-associatif, au marché de Noël, à la tombola 100 % Associations du Crédit mutuel, mise en place d'une cagnotte en ligne et des dons, ainsi que l'aide de la région et de la commune.

    Les jeunes sont revenus ravis. Voici quelques témoignages :
    « C'était une expérience extraordinaire. Ces personnes n'ont rien mais sont prêtes à tout nous donner. Les Sœurs de Maria Nellé ont été fantastiques dans leur accueil, dans leur partage de leur vie communautaire. »
    « C'est une autre culture et un autre mode de vie qui nous a frappés, et cela nous a permis d'ouvrir notre esprit. »
    « Ce séjour m'a fait réfléchir sur les moyens dont nous disposons par rapport aux africains, malgré tout ils sont souriants, une belle leçon de vie ! »
    « Je veux faire de l'humanitaire plus tard et je veux continuer de faire des projets comme celui-là. Dans la vie l'aventure est peut-être dangereuse mais la routine est mortelle. »
    « J'ai aussi pu découvrir leur courage. Le courage de faire des kilomètres pour venir à l'école ou même au dispensaire. Ce voyage m'a aussi fait beaucoup grandir sur la vision de la France. Cette société où l'on veut tout et tout de suite. »
    « Les messes ont été l'un de mes moments préférés, et si elles étaient aussi joyeuses ici, j'irais tous les dimanches. ».
    « Merci à vous tous. Même si j'ai repris mes études je n'oublie pas ce voyage et j'y repense beaucoup ! »
    « Chaque jour, il y avait près d'une centaine d'enfants qui venaient suivre les cours. Ils étaient si heureux de nous rejoindre, parfois après avoir travaillé tôt le matin pour le bien de la famille. Ils ont une joie intérieure que nous ne possédons sans doute pas. L'accueil des Burkinabés et leur joie de vivre me resteront pour bien longtemps et cela me fait dire que ce n'est pas en possédant toujours davantage que l'homme devient heureux. Pendant ce séjour, j'ai vu que la présence des sœurs, la présence de l'Église en général, faisaient beaucoup de bien. »

    Martine Le Bozec, Gaëtan Lormel

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    Photo prise sur place

mardi 12 décembre 2017

  • Du temps de l'Avent à Noël

    L'Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l'humanité, puisque Dieu s'est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l'exception du péché.

    Vidéo de KTO

    Voir en ligne : Pour aller plus loin

  • Vendredi 12 janvier 2018 : journée d'échange SIDI/IRSI sur la finance solidaire
    Cette journée se déroulera de 9h30 à 16h et sera un temps fort de réflexion et d'échanges sur les enjeux de la Finance Solidaire et sur la manière dont la SIDI, filiale « finance solidaire » du CCFD-terre Solidaire met en œuvre cette mission et se projette sur les années 2017/2020. « Actualisons notre (...)

  • Message du pape François pour la journée mondiale du migrant et du réfugié 2018
    « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés » [14 janvier 2018] Chers frères et sœurs, « L'immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l'aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d'Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu » (...)

  • Congrès "Pastorale des vocations et vie consacrée" : Conclusion de Mgr Carballo
    A la fin de ces journées de prière, réflexions, rencontres, quelques échos qui résonnent : 1. Ce processus commence par le soin de sa propre vocation. On ne peut pas proposer ce que l'on ne vit pas. Si on ne prend pas soin de sa propre vocation on ne peut faire de la pastorale des vocations 2. (...)

  • Propositions du Congrès « Pastorale des vocations et vie consacrée pour le Synode 2018
    Pendant le congrès, les participants se sont retrouvés à plusieurs reprises par groupe de langue et continent. Voici les propositions qu'ils ont formulé et présenté à l'issue de ces trois jours de réflexion, de partage et de travail. Elles seront remises au Synode 2018. Groupes Anglophones We propose (...)

lundi 11 décembre 2017

  • Rencontre européenne de Taizé à Bâle

    La quarantième rencontre européenne sera la première organisée par la communauté de Taizé dans trois pays à la fois, la Suisse, l’Allemagne et la France, à Bâle ville marquée par le christianisme dans sa diversité depuis  des siècles.
    Ces rencontres sont l’occasion pour de jeunes chrétiens, de tous pays et de différentes confessions de vivre une nouvelle étape du « pèlerinage de confiance sur la terre » initié par frère Roger.
    Le CÉCEF (Conseil d’Églises chrétiennes en France) qui réunit les responsables des différentes Églises en France, invite les jeunes à se rencontrer dans les villes ou les départements de départ pour entreprendre ensemble ce voyage et entrer pleinement dans ce pèlerinage.


  • Synode 2018 : présenter la « voie du bonheur » de façon « attirante », par le card. Baldisseri
    « Pastorale des vocations et vie consacrée. Horizons et espérances » Discours du card. Baldisseri Introduction Je suis particulièrement heureux d'être ici aujourd'hui pour participer aux travaux du Congrès de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, sur le (...)

  • Les sœurs franciscaines de Thal-Marmoutier vont partager leur couvent avec des migrants
    Il ne reste que quatorze sœurs franciscaines dans la petite commune Thal-Marmoutier, à proximité de Saverne. 800 habitants seulement, et bientôt 55 nouveaux venus. Des réfugiés d'Afrique subsaharienne, qui vont bénéficier d'un logement temporaire au sein du couvent. Mais c'est un véritable centre (...)

  • MEssage du pape François pour la journée mondiale du migrant et du réfugié 2018
    « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés » [14 janvier 2018] Chers frères et sœurs, « L'immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l'aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d'Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu » (...)

  • Mgr Denis MOUTEL interviewé par KTO dans « La vie des diocèses »

    A la rencontre des forces vives de l'Église catholique en France et en Belgique. Chaque semaine, un évêque est reçu par Charles François Brejon pour remettre en perspective la vie et l'actualité de son diocèse. Comment l'Évangile est-il concrètement annoncé ? Quelles sont les priorités pastorales ? Reportages et interviews nourrissent un échange franc et direct.

    Diffusion le lundi 11 décembre à 21h45
    Rediffusion le mardi 12 décembre à 01h25 et 06h19

    Archives
    La Vie des diocèses

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  • Commentaires du dimanche 17 décembre

    Commentaires de Marie-Noëlle Thabut,
    dimanche 17 décembre 2017
    3éme dimanche de l’Avent

    1ère lecture
    Psaume
    2ème lecture
    Evangile

    PREMIERE LECTURE – Livre du prophète Isaïe 61, 1-2a. 10-11
    1 L’Esprit du SEIGNEUR Dieu est sur moi
    parce que le SEIGNEUR m’a consacré par l’onction.
    Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,
    guérir ceux qui ont le coeur brisé,
    proclamer aux captifs leur délivrance,
    aux prisonniers leur libération,
    2 proclamer une année de bienfaits accordée par le SEIGNEUR.
    10 Je tressaille de joie dans le SEIGNEUR,
    mon âme exulte en mon Dieu.
    Car il m’a vêtue des vêtements du salut,
    il m’a couverte du manteau de la justice,
    comme le jeune marié orné du diadème,
    la jeune mariée que parent ses joyaux.
    11 Comme la terre fait éclore son germe,
    et le jardin, germer ses semences,
    le SEIGNEUR Dieu fera germer la justice et la louange
    devant toutes les nations.

    Il y a deux parties dans ce texte : dans la première, c’est bien Isaïe en personne, en tant que prophète, qui annonce une bonne nouvelle au peuple juif ; tandis que dans la seconde, c’est le peuple lui-même qui se réjouit comme si les promesses de la première partie étaient déjà accomplies : là on est en pleine anticipation ; la première partie, ce sont les versets « L’Esprit du SEIGNEUR Dieu est sur moi… Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle » ; la seconde commence par « Je tressaille de joie dans le SEIGNEUR, mon âme exulte en mon Dieu. »
    Je commence par la première partie :
    LES DIFFICULTES DU RETOUR AU PAYS
    « L’Esprit du SEIGNEUR Dieu est sur moi… Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le SEIGNEUR. » C’est le prophète qui parle. Mais de qui parle-t-il ?
    Qui sont ces coeurs brisés, ces captifs, ces prisonniers, ces pauvres (littéralement les « dos courbés ») ? Bien sûr, il s’agit des habitants de Jérusalem et du peuple juif tout entier. Mais pourquoi sont-ils si affligés ?
    Car, à l’heure où Isaïe leur parle, justement, les habitants de Jérusalem ne sont plus ni prisonniers ni captifs : au contraire, ils sont revenus de l’Exil à Babylone, et ils ont même entrepris les travaux de restauration du Temple de Jérusalem. Je vous rappelle le contexte :
    Vous vous souvenez que l’Exil à Babylone a pris fin, tout simplement parce que Babylone, après ses heures de gloire, a été conquise à son tour par Cyrus, roi de Perse ; or, contrairement aux autres empereurs qui ont conquis successivement la région, Cyrus favorise le retour au pays des populations déplacées ; les déportés sont donc revenus. Il est vrai qu’ils ne sont pas un peuple libre pour autant, puisque la terre d’Israël est désormais sous la domination des rois de Perse, Cyrus puis ses successeurs ; mais enfin, on ne peut quand même pas parler de prison ou de captivité au vrai sens du terme.
    Seulement, voilà, finalement, ces exilés rentrés au pays sont affreusement déçus du retour : là-bas, à Babylone, ils attendaient leur libération, leur délivrance comme un grand bonheur… Ils espéraient connaître l’éblouissement de celui qui a été dans un cachot aveugle et qui émerge tout d’un coup à la lumière le jour où on lui ouvre la porte. En fait, ils découvrent qu’il existe dans nos vies d’autres prisons, d’autres chaînes, moins matérielles, mais tout aussi oppressantes.
    Car au pays, on ne les attendait pas vraiment. Et on leur a mis tous les bâtons possibles dans les roues pour les empêcher de reconstruire le Temple. Il faut dire qu’en leur absence, d’autres populations également déplacées par les vainqueurs ont été installées à Jérusalem, et y ont introduit leur propre religion ; désormais, par le biais des mariages mixtes (entre des Juifs et des étrangères), la religion juive est en minorité. Qui respecte encore la Loi ? Elle est loin, la pureté de la pratique religieuse qu’on espérait restaurer !
    D’où l’éternelle question qui renaît à chaque étape difficile : Dieu n’aurait-il pas abandonné son peuple ? Et la réponse toujours renouvelée des prophètes, et ici, en particulier d’Isaïe : Dieu ne peut pas se renier lui-même ; gardez confiance, vous êtes encore et toujours le peuple élu par Dieu pour une mission bien particulière.
    Du coup, nous pouvons relire les premiers versets de notre texte d’aujourd’hui : « L’Esprit du SEIGNEUR Dieu est sur moi, (c’est donc Isaïe qui parle) parce que le SEIGNEUR m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le SEIGNEUR. » Le premier sens de ce texte, c’est donc : ne vous laissez pas aller au découragement, Dieu ne vous abandonnera jamais.
    Reste un mot un peu surprenant dans la bouche d’Isaïe : « Le SEIGNEUR m’a consacré par l’onction. » Il s’agit de l’onction d’huile que recevaient les rois le jour de leur sacre ; celui qui avait reçu l’onction s’appelait désormais un « messie » parce que messie en hébreu veut dire « oint, consacré » ; et cette onction signifiait que le consacré (normalement le roi) avait mission d’apporter le bonheur à son peuple ; et voilà que c’est un prophète qui parle de lui-même dans les termes où l’on parlait des rois. Il dit : « Le SEIGNEUR a fait de moi un Messie ».
    C’est la preuve que, à l’époque du troisième Isaïe (auteur de ce texte) alors précisément qu’il n’y a plus de roi sur le trône de David, l’attente juive du Messie évolue ; elle n’est plus seulement l’attente d’un roi, fils de David ; le Messie attendu pourrait bien être un prophète.
    « JE TRESSAILLE DE JOIE DANS LE SEIGNEUR »
    Pour résumer cette annonce d’Isaïe, le bonheur, le vrai, c’est-à-dire la justice, la consolation pour tous va se lever sur Jérusalem ; alors la deuxième partie du texte s’éclaire : c’est Jérusalem (c’est-à-dire le peuple de Dieu) qui parle. Jérusalem qui se réjouit déjà, comme si c’était là : « Je tressaille de joie dans le SEIGNEUR, mon âme exulte en mon Dieu. » Les prophètes usent souvent de ce genre d’anticipations pour montrer à quel point on peut être sûrs des promesses de Dieu.
    La fin du texte est très imagée : le manteau de la justice, des bijoux, un diadème : « Le SEIGNEUR m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. » Non seulement, c’est magnifique, mais le message théologique est très important : le manteau de la justice, c’est Dieu qui nous en enveloppe…
    Cela veut dire que notre rêve le plus profond, la pureté du coeur, est un cadeau de Dieu. C’est un don gratuit de Dieu, la plus magnifique des parures, le plus beau des bijoux, des diadèmes.
    Le texte se termine par ce que j’appellerai la parabole de la semence : « Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le SEIGNEUR Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations. » La germination est une belle image pour soutenir l’espérance : traduisez : confiance, à toute graine, il faut du temps…
    —————————-
    Complément : L’Année sabbatique ou jubilaire
    Lorsque Isaïe parle de l’année de bienfaits accordée par le Seigneur, il fait allusion à une coutume bien particulière qui nous est moins familière sans doute, mais que ses contemporains connaissaient très bien ; c’est presque un terme technique : il s’agit de l’année sabbatique ou même jubilaire ; tous les sept ans (l’année sabbatique), les esclaves hébreux devaient être libérés sans contrepartie ; tous les cinquante ans (l’année jubilaire), ce sont tous les habitants qui devaient être libérés, toutes les dettes remises, toutes les propriétés rendues à leurs premiers propriétaires. En un mot, on redécouvrait l’idéal de justice sociale voulu par Dieu pour la Terre Sainte.

    PSAUME – MAGNIFICAT DE LA VIERGE MARIE Luc 1, 46b-48, 49-50, 53-54
    46 Mon âme exalte le Seigneur,
    exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.
    48 Il s’est penché sur son humble servante ;
    désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
    Saint est son nom !
    50 Son amour s’étend d’âge en âge
    sur ceux qui le craignent.
    53 Il comble de biens les affamés,
    renvoie les riches les mains vides.
    54 Il relève Israël, son serviteur,
    il se souvient de son amour.

    LE CHANT DE LA VISITATION
    Vous vous rappelez les circonstances dans lesquelles la Vierge Marie a chanté ce que nous appelons le Magnificat. Elle vient de recevoir la visite de l’ange Gabriel qui lui a annoncé la naissance de Jésus et qui lui a révélé la grossesse de sa cousine Elisabeth. Elle est aussitôt partie rendre visite à sa cousine : « En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. » (Luc 1, 39 – 45). En guise de réponse, Marie entonne le Magnificat.
    Une chose assez surprenante à propos du Magnificat : si vous ouvrez votre Bible à cette page de Saint Luc, vous trouverez dans la marge des quantités de références à d’autres textes bibliques ; et si vous connaissez les psaumes, vous en avez reconnu des bribes dans presque toutes les phrases du Magnificat. Ce qui veut dire que Marie n’a pas inventé les mots de sa prière. Pour exprimer son émerveillement devant l’action de Dieu, elle a tout simplement repris des phrases prononcées par ses ancêtres dans la foi.
    Il y a là, déjà, une double leçon : d’humilité d’abord. Spontanément, pourtant mise devant une situation d’exception, Marie reprend tout simplement les expressions de la prière de son peuple.
    De sens communautaire ensuite : on dirait aujourd’hui de sens de l’Eglise. Car aucune des citations bibliques reprises dans le Magnificat n’a un caractère individualiste ; elles concernent toujours le peuple tout entier. C’est l’une des grandes caractéristiques de la prière juive et maintenant de la prière chrétienne : le croyant n’oublie jamais qu’il fait partie d’un peuple et que toute vocation, loin de le mettre à l’écart, le met au service de ce peuple.
    LA PRIERE DES HOMMES DE LA BIBLE
    On retrouve donc dans la prière de Marie les grands thèmes des prières bibliques : j’en retiens au moins quatre :
    Premièrement, la joie de la foi
    Deuxièmement, l’émerveillement devant la fidélité de Dieu à ses promesses et à son Alliance
    Troisièmement, l’action de grâce pour l’oeuvre de Dieu
    Quatrièmement, la découverte de la prédilection de Dieu pour les pauvres et les petits
    Premier thème des prières bibliques, la joie de la foi : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur » ; dans la première lecture de ce troisième dimanche de l’Avent, nous lisons presque la réplique de cette phrase : « Je tressaille de joie dans le SEIGNEUR, mon âme exulte en mon Dieu » (Is 61, 10) ; c’est un texte du troisième Isaïe, donc vers 500 av.J.C. Et cent ans plus tôt, vers 600 av.J.C., Habacuq avait dit : « Je bondis de joie dans le SEIGNEUR, j’exulte en Dieu, mon Sauveur ! » (Ha 3,18).
    Deuxième thème des prières bibliques : l’émerveillement devant la fidélité de Dieu à ses promesses et à son Alliance : chez Michée par exemple : « Tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois. » (Mi 7,20). Et les psaumes y reviennent souvent : « Il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël. » (Ps 97/98,3). « Oui, le SEIGNEUR est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge » (Ps 99/100,5).
    Troisième thème des prières bibliques : l’action de grâce pour l’oeuvre de Dieu : Cela, c’est l’un des thèmes majeurs de la Bible, vous le savez bien ; et quand on dit l’oeuvre de Dieu, il s’agit toujours de l’unique sujet de toute la Bible, c’est-à-dire son grand projet, son oeuvre de libération de l’humanité. Par exemple : « Il est ta louange, il est ton Dieu, lui qui a fait pour toi ces choses grandes et terribles que tu as vues de tes yeux » (Dt 10, 21). Ou encore, dans le psaume 110/111 : « Il apporte la délivrance à son peuple, son alliance est promulguée pour toujours. »
    Enfin, Quatrième thème des prières bibliques : la découverte de la sollicitude particulière de Dieu pour les pauvres et les petits : et toujours il intervient pour les rétablir dans leur dignité. « Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse », chante Marie. On trouve quelque chose de tout à fait semblable dans le cantique d’Anne, la maman de Samuel : « Mon cœur exulte à cause du SEIGNEUR ; mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! De la poussière, il relève le faible, il retire le malheureux de la cendre pour qu’il siège parmi les princes, et reçoive un trône de gloire. » (1 S 2,1.8). Ce thème du renversement de situation est très cher à la Bible, dès l’Ancien Testament ; par exemple dans le psaume 112/113,7 : « De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre, pour qu’il siège parmi les princes, parmi les princes de son peuple ». Ou encore cette phrase superbe du livre de Ben Sirac : « Le Seigneur a renversé les princes de leurs trônes des orgueilleux, et installé les doux à leur place. » (Si 10,14).
    J’ai parlé de « sollicitude particulière » de Dieu pour les pauvres et les petits. Je n’ai pas parlé de « préférence » de Dieu pour les pauvres. Parce qu’il me semble que l’Amour infini n’a pas de préférences, il est infini pour chacun de nous, grands ou petits. J’ai parlé de « sollicitude particulière pour les pauvres » parce que ce sont ceux qui ont de plus urgents besoins. Mais tous, grands ou petits, nous pouvons compter sur l’Amour infini.

    DEUXIEME LECTURE – 1 Thessaloniciens 5, 16-24
    Frères,
    16 soyez toujours dans la joie,
    17 priez sans relâche,
    18 rendez grâce en toute circonstance :
    c’est la volonté de Dieu à votre égard
    dans le Christ Jésus.
    19 N’éteignez pas l’Esprit,
    20 ne méprisez pas les prophéties,
    21 mais discernez la valeur de toute chose :
    ce qui est bien, gardez-le ;
    22 éloignez-vous de toute espèce de mal.
    23 Que le Dieu de la paix lui-même
    vous sanctifie tout entiers ;
    que votre esprit, votre âme et votre corps,
    soient tout entiers gardés sans reproche
    pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.
    24 Il est fidèle, Celui qui vous appelle :
    tout cela, il le fera.

    LES YEUX FIXES SUR L’HORIZON
    Je prends une comparaison, lorsque nous partons en voyage, c’est le but (la destination finale) du voyage qui nous dicte la route à prendre ; pour Paul, le but du voyage chrétien, c’est l’établissement du Royaume de Dieu à la fin des temps. Et, dans toutes ses lettres, on découvre à quel point le retour du Christ est l’horizon de toutes ses pensées.
    C’est ce qui justifie toutes les recommandations qu’il donne ici aux Thessaloniciens. Vivre les yeux fixés sur l’horizon (c’est-à-dire l’établissement du Royaume de Dieu), c’est prier, c’est agir et tout cela dans la joie.
    Il ne s’agit pas de n’importe quelle joie bien sûr : il ne s’agit pas d’un optimisme béat, et d’ailleurs, si Saint Paul doit préciser « soyez toujours dans la joie », c’est que les Thessaloniciens avaient parfois du mal à rester joyeux ; ce que l’on comprend bien puisque l’on sait qu’ils connaissaient déjà la persécution ; et que Paul a dû quitter précipitamment Thessalonique, après seulement quelques semaines de présence et de prédication parce que la colonie juive le dénonçait au pouvoir romain comme fauteur de troubles.
    Aujourd’hui encore, on a parfois du mal à se réjouir quand on pense à toutes les guerres meurtrières qui endeuillent trop de pays tous les jours, au terrorisme et à la persécution religieuse qui fleurit ici ou là, ou aux problèmes économiques et à la vie misérable de tant d’hommes et de femmes sur la planète.
    Et pourtant, aux yeux de Paul, la joie est possible et même recommandée : il s’agit de la joie profonde de l’assemblée croyante ; joie d’accueillir la Bonne Nouvelle de la Parole de Dieu ; joie de lire dans nos vies les signes de l’Esprit ; joie d’une vie fraternelle…
    IL EST FIDELE, LE DIEU QUI VOUS APPELLE
    Joie de voir naître, lentement peut-être, mais sûrement, le Règne de Dieu. Joie de nous appuyer, non pas sur nos propres forces, mais sur le rocher de la fidélité de Dieu. Vous avez remarqué dans notre texte les derniers mots de Paul : « Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela il l’accomplira » ; dans cette phrase, je lis au moins trois choses :
    Premièrement, Il le fera ; c’est-à-dire que le premier artisan du Royaume de Dieu, c’est Dieu lui-même.
    Deuxièmement, Il est fidèle : pour des interlocuteurs juifs, c’était leur foi, leur certitude depuis bien longtemps ; parce que leur histoire était justement pleine de l’expérience de cette fidélité de Dieu, quelles que soient les infidélités de son peuple ; mais pour des interlocuteurs non-juifs, c’était une nouvelle extraordinaire que de découvrir que l’histoire tout entière de l’humanité est accompagnée par la fidélité de Dieu ; d’un Dieu qui n’a pas d’autre but que le bonheur du genre humain tout entier. Rappelez-vous ce que Paul écrit dans la lettre à Timothée : « Je recommande avant tout que l’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâce, pour tous les hommes… Voilà ce qui est beau et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Tm 2, 1-4).
    Si seulement tous nos contemporains étaient conscients que Dieu n’a pas d’autre but que le salut et le bonheur de tous les hommes… Il me semble que la face du monde serait changée !
    Troisièmement, Dieu vous appelle : cette expression vient contrebalancer ce que j’ai dit plus haut ; d’une part, il est vrai que Dieu est le premier artisan de la venue du Royaume… Mais il nous appelle à y contribuer.
    Par la prière, d’abord : vous l’avez entendu dans la lettre à Timothée, mais aussi dans le début du texte d’aujourd’hui : « Priez sans relâche, rendez grâce en toutes circonstances : c’est la volonté de Dieu à votre égard ».
    Par toute notre action, ensuite… parce que prier, ce n’est pas nous débarrasser sur Dieu des tâches qui nous reviennent, c’est puiser dans son Esprit les ressources nécessaires, en force et en imagination, pour accomplir la participation qu’il attend de nous.
    N’ETEIGNEZ PAS L’ESPRIT
    Et c’est bien pour cela que Paul ajoute « N’éteignez pas l’Esprit » : comme on dirait il ne faut pas éteindre un feu, une flamme qui éclaire la nuit ; ce qui signifie que l’Esprit est une flamme qui brûle déjà en nous et dans le monde. Rappelez-vous cette phrase superbe de la quatrième prière eucharistique : « L’Esprit poursuit son oeuvre dans le monde et achève toute sanctification ».
    Paul fait encore deux recommandations : « Ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose » ; quand on sait à quel point les Grecs étaient friands de manifestations charismatiques (don des langues, prophéties…) on peut comprendre ce double conseil : d’une part, respectez les dons qui se manifestent parmi vous : si quelqu’un prophétise, c’est-à-dire est le porte-parole de Dieu, acceptez de vous laisser interpeller : ne courez pas le risque de refuser d’écouter Dieu lui-même ; mais sachez discerner ; ne suivez pas n’importe qui aveuglément.
    Comment reconnaître ce qui vient de l’Esprit Saint ? C’est bien simple : comme il le dira plus tard, dans la lettre aux Corinthiens, ce qui vient de l’Esprit Saint, c’est ce qui édifie la communauté.
    Il me semble qu’ici le critère que nous donne Paul, c’est « choisissez ce qui fait avancer le Royaume ».
    Comme le disait Mgr Coffy : « Réintroduire dans nos pensées, nos jugements, nos comportements une référence au Royaume de Dieu qui vient est aujourd’hui une tâche essentielle de l’Eglise, non pas parce que la culture met l’accent sur le futur – raison non négligeable – mais parce que la fidélité à la Révélation l’exige ». (« Eglise, signe de salut au milieu des hommes » ; Conférence des Evêques à Lourdes, 1971).
    —————————
    Complément
    Traditionnellement, ce dimanche s’appelait le dimanche de « Gaudete », ce qui veut dire en latin « réjouissez-vous », et les ornements étaient roses. Ce mot « gaudete » est le premier de cette deuxième lecture, tirée de la première lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens.

    EVANGILE – selon saint Jean 1, 6-8. 19-28
    6 Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
    son nom était Jean.
    7 Il est venu comme témoin,
    pour rendre témoignage à la Lumière,
    afin que tous croient par lui.
    8 Cet homme n’était pas la Lumière,
    mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
    19 Voici le témoignage de Jean,
    quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
    des prêtres et des lévites pour lui demander :
    « Qui es-tu ? »
    20 Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
    « Je ne suis pas le Christ. »
    21 Ils lui demandèrent :
    « Alors qu’en est-il ?
    Es-tu le prophète Élie ? »
    Il répondit : « Je ne le suis pas.
    – Es-tu le Prophète annoncé ? »
    Il répondit : « Non. »
    22 Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ?
    Il faut que nous donnions une réponse
    à ceux qui nous ont envoyés.
    Que dis-tu sur toi-même ? »
    23 Il répondit :
    « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
    Redressez le chemin du Seigneur,
    comme a dit le prophète Isaïe. »
    24 Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
    25 Ils lui posèrent encore cette question :
    « Pourquoi donc baptises-tu,
    si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
    26 Jean leur répondit :
    « Moi, je baptise dans l’eau.
    Mais au milieu de vous
    se tient celui que vous ne connaissez pas ;
    c’est lui qui vient derrière moi,
    et je ne suis pas digne
    de délier la courroie de sa sandale. »
    27 Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
    à l’endroit où Jean baptisait.

    DANS L’ATTENTE GENERALE
    Les questions posées à Jean-Baptiste reflètent bien l’état d’esprit qui régnait en Israël au moment de la venue du Christ : visiblement, on attendait le Messie de façon très prochaine ; et dans certains milieux, au moins, cette attente était devenue une impatience, si bien que dans les dernières décennies avant la venue du Christ, on a cru plusieurs fois le reconnaître enfin ; et de toute évidence, Jean-Baptiste jouissait d’une réputation telle qu’on s’est posé la question à son sujet.
    Tout le monde attendait, oui, mais tout le monde n’attendait pas la même chose, ou le même personnage : c’est pour cela que les questions se bousculent : « Es-tu le Messie lui-même ? Ou bien Elie ? Ou bien encore le Prophète annoncé ? » Car les promesses de l’Ancien Testament alimentaient l’espérance et l’impatience, mais elles n’étaient pas très claires : certains s’appuyaient en particulier sur les derniers versets du prophète Malachie : « Voici que je vais vous envoyer Elie, le prophète, avant que ne vienne le Jour du SEIGNEUR, jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères vers leurs fils et le cœur des fils vers leurs pères (Ml 3, 23-24). Il y avait aussi dans le livre du Deutéronome cette promesse : « Dieu dit à Moïse : Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. » (Dt 18,18). Très certainement, cette promesse était considérée comme l’une des annonces du Messie. Mais s’appliquait-elle à Jean-Baptiste ?
    JE SUIS LA VOIX QUI CRIE
    A toutes ces questions, « Es-tu le Messie ? Es-tu Elie ? Es-tu le Prophète annoncé ? » Jean-Baptiste répond par la négative : il n’est ni le Messie, ni Elie, ni le Prophète annoncé, au sens de nouveau Moïse, il n’est qu’une simple voix. Quand il parle de sa mission, il ne se réfère ni à Malachie, ni au Deutéronome, mais à Isaïe : « Je suis la voix qui crie dans le désert : Redressez le chemin du SEIGNEUR, comme a dit le prophète Isaïe. » (Is 40, nous l’avons lu pour le deuxième dimanche de l’Avent).
    Chez Isaïe, c’était une annonce de la libération prochaine du peuple exilé à Babylone : le Seigneur allait venir lui-même prendre la tête de son peuple et le ramener sur sa terre ; par la suite, ce texte avait été relu comme une annonce de la venue du Messie ; c’est bien dans ce sens que Jean-Baptiste le cite : le Messie est proche, lui-même (Jean) est seulement la voix qui l’annonce.
    Derrière les dénégations de Jean-Baptiste se profile donc l’affirmation essentielle : le Messie est proche, même si vous ne l’avez pas encore reconnu ; « Au milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas. » Lui-même semble ne pas le connaître encore ; il le dit explicitement quelques versets plus loin : c’est seulement lorsque Jésus s’est présenté à lui pour lui demander le Baptême que Jean-Baptiste a eu la certitude qu’il était le Messie ; je vous rappelle ce passage (dans le même évangile de Jean) : « Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit-Saint ». (Jn 1,33).
    Ce qui veut dire que Jean-Baptiste a connu ce que nous appelons quelquefois la nuit de la foi : il a commencé à annoncer la présence de Jésus au milieu des hommes avant même de l’avoir reconnu. A cela on reconnaît le vrai prophète : premièrement, il poursuit sa mission, même dans la nuit… car ce qui compte avant tout, c’est que les hommes croient : « Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. » (On retrouve là une très grande insistance de Saint Jean tout au long de son évangile : « afin que tous croient »).
    Deuxièmement, il ne nous attire pas vers lui, il nous tourne vers celui qu’il annonce ; Jean-Baptiste remet bien les choses en place : c’est vers lui que les foules viennent ; mais aussitôt, il les dirige vers le Christ. Il ne se présente pas en porteur de la vérité, mais il tourne les coeurs vers la vérité.
    Saint Jean insiste beaucoup sur l’humilité de Jean-Baptiste devant Jésus : « Je ne suis pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Il semble qu’il n’était pas inutile peut-être de mettre les choses au point pour les lecteurs de l’évangile ; car on sait par ailleurs (et on le devine ici) que les disciples de Jean-Baptiste ont parfois pris ombrage du succès croissant de Jésus et que, plus tard, parmi les premiers Chrétiens, certains auraient eu tendance à inverser les rôles. C’est pour cela que Jean insiste : « Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la lumière… (et Jean continue) Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme ».
    Un peu plus loin, dans ce même évangile de Saint Jean, c’est Jésus lui-même qui dira : « Jean-Baptiste était la lampe qui brûle et qui brille » (Jn 5, 35). Jean-Baptiste est la lampe, il n’est pas la lumière elle-même. Zacharie, son père, ne s’était pas trompé quand il chantait : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins » (Lc 1, 76).


  • Homélie du dimanche 17 décembre

    Dimanche 17 décembre 2017
    Troisième dimanche de l’Avent

    Références bibliques :
    Lecture du Livre d’Isaïe. 61. 1 à 11 : « Mon âme exulte en mon Dieu. »
    Cantique de Marie : Luc 1. 46 à 54 : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles. »
    Lettre de saint Paul aux Thessaloniciens. 1 Thes. 5. 16 à 24 : « Rendez grâces en toutes circonstances. »
    Evangile selon saint Jean. 1. 6 à 28 : « Au milieu de vous se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas. »
    ***
    La liturgie de ce dimanche est un hymne à la joie de la présence de Dieu en nos vies. Les lectures forment un tout qui ne peut être dissocié. C’est leur unité qui les éclaire les unes par les autres et nous conduit à une compréhension plus profonde du message évangélique que nous avons à vivre.
    La prière d’ouverture de la messe en trace d’ailleurs les grandes lignes :
    « Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils. Dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère, pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau. »
    DIRIGE NOTRE JOIE VERS LA JOIE.
    La joie n’est ni exubérance, ni satisfaction émotionnelle ou égocentrique. Elle est libératrice parce qu’elle exprime une réalité intérieure faite de paix et de sérénité parce qu’elle jaillit de la réciprocité d’une rencontre de vérité et d’amour.
    Vérité de la connaissance que nous venons de vivre avec un être cher, amour partagé au niveau même du cœur de chacun.
    C’est alors un mystère de plénitude qui passe par delà toute souffrance. L’être que nous sommes se sent comme « accompli » dans sa propre nature, par cet échange avec la nature dans sa beauté comme avec ses frères dans l’amour, un échange qui devient une communion.
    Ce temps nous conduit à entrer dans le mystère de Dieu. Notre joie ne peut avoir d’autre source que la joie même de Dieu en sa Trinité d’échange et de communion, Père, Fils et Esprit.
    Créé en vue de sa divinisation, l’homme n’est cependant pas divin par nature. La dignité de l’être humain vient de ce qu’il est apte à être divinisé. L’âme n’est ni de la nature de la divinité ni de la nature des ténèbres. L’homme est une créature magnifique, merveilleuse, image et ressemblance de Dieu (Gen. 1. 26) et quand « nous adhérons étroitement au Seigneur, nous sommes un seul Esprit avec Lui. » » (1 Cor. 6. 17)
    L’ESPRIT DU SEIGNEUR EST SUR MOI
    L’Incarnation ne provoque pas de rupture au sein de la Trinité. L’Esprit de Dieu est à l’œuvre dans le Christ. Jésus redira ce texte d’Isaïe (Isaïe 61. 1) dans la synagogue de Nazareth (Luc 4. 21) « Aujourd’hui s’est accomplie cette parole de l’Ecriture. » Nous ne pouvons ni dissocier cette parole de celle du baptême dans le Jourdain « Il vit les cieux se déchirant et l’Esprit descendant comme une colombe vers lui » (Marc 1. 10) ni la dissocier de celle qui est dite au moment du départ au désert : « Et aussitôt l’Esprit le jette au désert. » (Marc 10. 12)
    L’Esprit du Seigneur est sur Marie, la vierge de Nazareth. « Il s’est penché sur son humble servante. » (Luc 1. 48) La découverte de cette merveille sera la cause de ce jaillissement de joie qu’est le « Magnificat ». Par l’Esprit, le Verbe de Dieu, la Parole de Dieu s’est incarnée afin que tout homme puisse recevoir le souffle vivant qui fait entendre cette Parole en même temps que le silence divin d’où elle sort.
    L’Esprit de Dieu est à l’œuvre en chacun d’entre nous. A nous de le découvrir et de vivre cette réalité. « Il est au milieu de nous quelqu’un que nous ne connaissons pas, » du moins dans l’infini de son amour et de la grâce. Dans la libre communion de l’Esprit-Saint, nous sommes « accomplis » dans la vie du Dieu Trinité. « Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers », dit saint Paul aux Thessaloniciens.
    DISCERNEZ LA VALEUR DE TOUTE CHOSE.
    La valeur essentielle.
    Il est à noter que saint Paul n’oppose pas l’âme et le corps, comme certains pourraient le dire. Le Christ a assumé toute la réalité humaine, à commencer par cette réalité physique, psychique et spirituelle qui est aussi la nôtre et que nous devons, nous aussi assumer, en partant à la suite de Jésus.
    L’incarnation du Christ ne sera complète que lorsque chaque réalité humaine, chaque parcelle, chaque code génétique de cette réalité auront été purifiés et pénétrés de la présence de Jésus. C’est dans ce sens que saint Paul dit aux Colossiens : « Je complète dans ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps. » (Col. 1.24)
    « Qu’il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps. » (1 Thes. 5. 24)
    La Bonne Nouvelle du Christ contredit l’échelle des valeurs humaines. Ce n’est ni la réussite ni le pouvoir. Ces valeurs s’appellent les pauvres, les prisonniers, les affamés de pain et de justice. Le Christ explicitera Isaïe 61. 1-2 dans les Béatitudes et ce sont elles que nous devons discerner.
    Nous ne connaissons Dieu et les voies de Dieu qu’en suivant humblement celui qui est le chemin, la vérité, la vie. C’est en Lui qu’ont été vécues les richesses qui nous font « réaliser la merveille de notre salut. » (oraison sur les offrandes.)
    AVEC UN CŒUR VRAIMENT NOUVEAU
    C’est tout le message de Jean la Baptiste. Il ne multiplie pas exhortations moralisantes. Il nous exhorte à éliminer de nos vies tout ce qui pourrait être un obstacle à la venue de Dieu dans nos vies. Et c’est alors qu’il nous sera donné de voir Jésus marchant sur nos chemins aplanis et d’entendre « Voici l’Agneau de Dieu. » (Jean 1. 36)
    Le chemin que nous avons aplani, c’est notre humanité assumée. C’est de nous dépouiller, de nous vider de tout ce qui nous retient au delà et en deçà de notre condition, c’est de nous mettre en marche, non pour redire nos pensées, mais ouvrir nos yeux et nos cœurs à la nouveauté sans cesse renouvelée de la personne du Christ quand il nous donne de le contempler.
    Pour que nous ayons « un cœur nouveau », selon la prière d’ouverture de cette eucharistie, « un cœur de chair vive » selon un théologien contemporain, il nous faut cesser d’être tortueux, renoncer à utiliser la raison raisonnante qui est experte en l’art d’étouffer en soi, d’occulter et de camoufler l’évidence de la Lumière véritable. (P. Borrely)
    Jean était venu « rendre témoignage à la Lumière, il n’était pas la Lumière. » (Jean 1. 7)
    ***
    Le cantique de Marie, au milieu de ces textes liturgique est bien une prière d’action de grâces, joyeuse et spontanée et non une méditation. Elle n’a pas besoin de chercher ce qu’elle va dire, les paroles de l’Ecriture, si souvent méditées par elle et surtout depuis l’Annonciation, lui viennent tout naturellement au moment de la Sainte Rencontre avec sa cousine Elisabeth.
    Elle s’était préparée à la venue de ce Fils dont elle ne mesure pas encore tout le mystère qu’elle porte en elle. Mais elle éclate de joie…


  • Ne nous laisse pas entrer en tentation car tu es « Dieu avec nous »

    Ce premier dimanche de l'Avent, le 3 décembre, nous prions le Notre Père avec une nouvelle traduction de la sixième demande : « Ne nous laisse pas entrer en tentation. »
    Ce n'est pas le lieu ici d'entrer dans les nombreux échanges qui ont mobilisé exégètes et théologiens pendant cinquante ans. Nous retiendrons seulement que nous ne pouvons pas dire que notre tentation vient de Dieu. Dans notre combat contre la fascination du mal, Dieu est vraiment avec nous et pour nous.
    Jésus lui-même a été tenté au moment d'inaugurer son ministère, mais il combat la puissance du mal, avec la force de l'Esprit qui l'a conduit au désert.
    « Entrer en tentation » … c'est beaucoup plus que d'éprouver la tentation. Entrer, c'est franchir un seuil, c'est quand on commence à habiter une maison de désordre. Petit à petit, on fait mouvement vers le mal et la blessure. On s'installe dans la médiocrité, dans les petits arrangements avec la vérité, dans la rancune ou la vengeance.
    « Entrer en tentation », c'est quand on en rajoute, quand on verse de l'huile sur les feux de la division, quand on remet du carburant pour que le moteur de la discorde tourne à plein régime.
    « Entrer en tentation », c'est quand on se voile la face, quand on dit que « ce n'est rien » plongeant ainsi notre conscience dans une profonde anesthésie.
    Quand nous disons à Dieu « ne nous laisse pas entrer en tentation », nous l'appelons à nos côtés, nous lui demandons de venir : « Seigneur, c'est toi notre Père. Nous sommes l'argile, c'est toi qui nous façonnes : nous sommes l'ouvrage de ta main » (Isaïe 64,7)
    Dans le temps de l'Avent, nous attendons Dieu-avec-nous, l'Emmanuel. Le mystère de Noël, c'est cette étonnante proximité de Dieu. Comme les bergers à Bethléem, nous pouvons venir à lui, même dans la nuit de nos cœurs troublés.
    Ne craignez pas : « sa lumière est plus belle que le soleil… car le jour s'efface devant la nuit, mais contre la Sagesse, le mal ne peut rien » (Sagesse 7,29).
    N'ayez pas peur, puisque le Christ est ressuscité. Dans sa mort, il a tué la haine et sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir.
    Oui, puisqu'il est « Dieu-avec-nous », nous osons dire :
    « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

    + Denis Moutel
    évêque de Saint-Brieuc et Tréguier


dimanche 10 décembre 2017

  • Audience aux Missionnaires du Sacré-Cœur
    Les migrants ont besoin d'organisation mais « avant tout d'amour, d'amitié » Discours du pape François Chères sœurs et chers frères, C'est avec grand plaisir que je vous accueille tous, représentants de la Famille Cabrinienne, qui désirez conclure de cette façon les célébrations du centenaire de la (...)

  • Prépare le chemin du Seigneur !

    En ce début de l'Avent, s'ouvre un chemin : un chemin intéireur pour renouveler ma route quotidienne. Le prophète Isaïe m'invite à être actif, à visiter les zones désertiques et arides de mon être et de mon existence pour y tracer un itinéraire plus paisible

    « Préparez à travers le désert, le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits ! » Isaïe 40,3-4

    sentier dans le sillon du Talbert - Photo AD - JPEG - 1 Mo
    sentier dans le sillon du Talbert - Photo AD

    Seigneur, ce temps de l'Avent,
    Tu me le donnes
    Comme un chemin à préparer.
    Cette route est au cœur de mon cœur,
    Ce lieu où je suis entièrement connue
    De toi seul, Dieu, mon créateur.

    Viens me rejoindre dans mes terres arides,
    Et mes déserts,
    Ces moments où je me sens sèche,
    Alors que dans ma vie, c'est la nuit.
    Aide-moi à aplanir la route pour Toi,
    A combler les ravins de mes peurs
    De mes échecs et de mes ruptures.

    Donne-moi la simplicité d'un cœur d'enfant,
    Pour ramener à leur juste mesure
    Tout ce qui me semble montagne d'impossible.
    Que ton bon Esprit m'aide
    A rendre simple et droit
    Ce que la vie a rendu tortueux et difficile
    Dans mes relations avec les autres,
    Dans mon cœur et dans mon corps.
    Viens Seigneur Jésus

    Alberte

    Quelques chemins à tracer dans mes zones arides :
    Paroi abrupte - Massif de la Grande Chartreuse - Photo AD - voir en grand cette image
    Paroi abrupte - Massif de la Grande Chartreuse - Photo AD
    • Considère ce qui semble sec, aride, usé dans le quotidien de ta vie : Ton bureau ou ta salle que tu n'as pas renouvelé ou rangé depuis longtemps, telle réunion ou occupation dans laquelle tu n'as plus de goût, ta façon de te vêtir qui est toujours la même. Change de place à tes meubles, trie le superflu, mets une note de couleur dans tes vêtements,
    • Tu as une décision à prendre ou une démarche à faire : cela te semble une montagne. Fais-toi aider ou trouve des étapes pour y arriver.. Adopte la stratégie des petits pas : pour ce qui te semble une montagne à gravir, décide d'atteindre ton objectif par petites avancées : Allume une bougie toute une soirée ou fais fleurir une jacinthe pour fêter et marquer ce progrès.
    • Prends le temps de t'arrêter avec ton Seigneur ! Laisse-le s'approcher de toi. Présente -lui ce qui est tortueux, blessé, compliqué en toi. : « Seigneur, me voici . Viens faire fleurir les déserts de ma vie ! »

samedi 9 décembre 2017

jeudi 7 décembre 2017

  • Rome : 800 consacrés au Congrès sur la pastorale des vocations
    Du 1er au 3 décembre à Rome, 800 consacrés du monde entier étaient réunis à Rome par la Congrégation pontificale pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. Parmi ces participants très divers – religieux et religieuses, membres des instituts séculiers et laïcs consacrés chargé (...)

  • « Jérusalem a une vocation spéciale à la paix » déclaration de Mgr Georges Pontier

    Après la décision américaine de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, je tiens à répercuter les propos du pape François lors de l’Angélus d’hier, mercredi 6 décembre : « Je ne peux taire ma profonde préoccupation pour la situation qui s’est créée ces derniers jours, et en même temps j’adresse un appel vibrant afin que l’engagement de tous soit de respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les Résolutions pertinentes des Nations Unies. Jérusalem est une ville unique, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, qui vénèrent en elle les Lieux Saints de leurs religions respectives, et elle a une vocation spéciale à la paix. »
    Alors que nous attendons la venue en notre monde du Prince-de-la Paix, j’invite les catholiques à intensifier leur prière à cette intention en communion avec les communautés chrétiennes présentes en Terre Sainte.
    + Georges PONTIER
    Archevêque de Marseille
    Président de la Conférence des évêques de France


  • 1ère Université de la Solidarité et de la Diaconie
    Servir la fraternité La première Université de la Solidarité et de la Diaconie s'est tenue à Lourdes du 30 octobre au 2 novembre 2017. Regroupant plus de 550 personnes, cette première édition fut un véritable succès. Retrouvez sur le site Servons la Fraternité 16 vidéos exclusives, ainsi qu'un (...)

  • Petites servantes du coeur de Jésus : jubilés
    Les petites servantes du cœur de Jésus fêtent leurs 100 ans de fondation en France et 50 ans de présence en Afrique. Année jubilaire 2017-2018 "Hier comme aujourd'hui, nous croyons à l'Amour et nous désirons en être témoins à la manière d'Anna Rodier et d'Hippolyte de la Celle, nos fondateurs." Au début (...)

  • Mgr Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris

    Le Pape François a nommé ce jeudi 7 décembre, Mgr Michel Aupetit archevêque de Paris.
    Il est actuellement évêque de Nanterre.
    Le Cardinal André Vingt-Trois est nommé administrateur apostolique de l’archidiocèse de Paris jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur.
    Ordonné prêtre le 24 juin 1995 pour l’archidiocèse de Paris, Mgr Aupetit est vicaire de la paroisse Saint-Louis-en-l’Île de 1995 à 1998 puis vicaire à la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis de 1998 à 2001. En parallèle de ses fonctions de vicaire, de 1995 à 2001, il devient aumônier des lycées et collèges du Marais (François Couperin, Charlemagne et Sophie Germain, Victor Hugo). Entre 1997 et 2006, Mgr Aupetit est enseignant de bioéthique au CHU Henri Mondor à Créteil. En 2001, il devient curé de la paroisse Notre-Dame de l’Arche d’Alliance. De 2004 à 2006, Mgr Aupetit est doyen du doyenné Pasteur-Vaugirard. Entre 2006 et 2013, il est vicaire général de l’archidiocèse de Paris.
    En 2013, Mgr Aupetit est nommé puis ordonné évêque auxiliaire de Paris. Entre 2013 et 2017, il est l’évêque accompagnateur des Chantiers du Cardinal. De 2014 à 2017, il est Président de Radio Notre-Dame et de la Cofrac France.
    Depuis 2014, Mgr Aupetit est évêque de Nanterre. En mars 2017, à l’Assemblée plénière des évêques de France, il est élu Président du Conseil famille et société.
    L’installation de Mgr Aupetit est prévue le samedi 6 janvier 2018 à 18h30 en la Cathédrale Notre-Dame de Paris.
    Une rencontre avec la presse sera prévue après son installation. La date et l’heure en seront communiquées ultérieurement.
     

    Contacts presse

    Diocèse de Paris : Karine Dalle – 06 65 87 31 09
    kdalle@diocese-paris.net

    Diocèse de Nanterre : Bénédicte Ranchon – 06 67 41 34 26
    b.ranchon@diocese92.fr


mardi 5 décembre 2017

  • La Croix : "À Montgeron, l'au-revoir des petites sœurs des cités"
    Présente pendant quarante-quatre ans au cœur du quartier populaire de l'Oly à Montgeron (Essonne), les sœurs du Sacré-Cœur de Jésus, qui n'étaient plus que deux, ont quitté la cité début octobre. Leur départ crée un grand vide pour les habitants, que certains, chrétiens ou non, voudraient combler en (...)

  • Rome, 1-3 décembre 2018, Congrès international
    Rome, 1-3 décembre 2018, Congrès international organisé par le Dicastère pour la vie consacrée Sr Nathalie Becquart, Xavière, directrice du Service national pour l'évangélisation des jeunes et pour les vocations, a présenté le travail qui se fait actuellement autour de La pastorale des vocations en (...)

  • [PHOTOS] Retour sur la réunion « synode » dans la zone pastorale de Saint-Brieuc

    200 personnes s'étaient réunies vendredi 1er décembre à la Maison Saint-Yves pour une messe présidée par Mgr Denis Moutel, avant de rejoindre l'amphithéâtre du lycée du Sacré-Cœur pour un temps de présentation et d'échanges des lois synodales pour la zone pastorale de Saint-Brieuc.

    Messe à la chapelle
    de la Maison Saint-Yves

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    Mgr Denis Moutel a appelé les paroissiens, et notamment les jeunes, à ne pas se laisser dominer par « des choses qui peuvent blesser, qui font mal à [soi] même ou aux autres. Jamais le mal ne vaincra la sagesse ! ».

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    Avant de conclure : « Dans nos rencontres, nos efforts, pour rechercher ce que le Seigneur nous demande de vivre jour après jour. Soyons plutôt frères et sœurs du Christ ressuscité à qui il apprend à regarder les bourgeons des figuiers. Le figuier, c'est toute la richesse des gens ; guetter ses bourgeons, c'est guetter ce qui est bon ».

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    Débat dans l'amphithéâtre
    du lycée du Sacré-Cœur

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    Père Loïc Le Quellec, curé de la paroisse de Saint-Brieuc, a ouvert la soirée : « Vous vous en souvenez, dans cette belle fête de Pentecôte, nous avons reçu les orientations synodales que nous essayons d'accueillir et de mettre en œuvre autant que nous le pouvons depuis le mois de septembre ».

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    Avant de poursuivre : « Cela nous permet de voir comment nous en vivons déjà, qu'il y a déjà des choses en route dans nos paroisses et dans nos communautés. Et puis, essayer de discerner quels points mettre en route, quelles urgences pastorales nous pouvons essayer de travailler ensemble ».

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    Documents en pièces jointes :

    • Présentation des axes synodaux à découvrir
    • Le carnet post-synode et le livret animateur à télécharger

  • Les jeunes, Église d'aujourd'hui, sont invités sur le chemin des vocations
    (RV) Entretien – « Pastorale vocationnelle et vie consacrée. Horizons et espérances », c'est le thème d'une convention sur les vocations pastorales et la vie consacrée, organisée à Rome par la Congrégation pontificale pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique du 1er au 3 (...)

  • Vocations : message du pape François pour la Journée mondiale, 22 avril 2018
    « Ne pas attendre d'être parfaits pour répondre “me voici” » Ecouter, discerner, vivre l'appel du Seigneur Chers frères et sœurs, En octobre prochain, se déroulera la XVème Assemblée Générale ordinaire du Synode des Evêques, qui sera consacrée aux jeunes, en particulier au rapport entre jeunes, foi et (...)

  • Vers le Synode 2018 : « Comment soutenir une vocation », message du pape François
    « La pastorale vocationnelle et la vie consacrée. Horizons et espérances » Comment soutenir une vocation Chers frères et soeurs, Je salue les participants à ce congrès international organisé par la congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les sociétés de vie apostolique sur la « pastorale (...)

lundi 4 décembre 2017

  • La Maison Charles de Foucauld (35) fête ses 10 ans !

    La Maison Charles de Foucauld a été fondée par Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, en juin 2007 avec le soutien des évêques de la Province de Rennes.
    Le patronage du Bienheureux Charles de Foucauld met en évidence la vocation fortement spirituelle de la Maison envisagée comme un passage au « désert » propice à développer une relation avec le Christ pour remettre librement sa vocation dans les mains de l'Église.
    La Maison est implantée depuis septembre 2007 à Saint-Pern (35) dans la Maison-Mère des Petites Sœurs des Pauvres, dont la fondatrice Jeanne Jugan, canonisée en 2009 par le Pape Benoit XVI, a eu une vie entièrement tournée vers les personnes âgées pauvres.

    Une délégation du diocèse de Saint-Brieuc menée par Mgr Denis Moutel s'est rendue vendredi 1er décembre à une journée de célébration des 10 ans de la Maison Charles de Foucauld.

    Vidéo de présentation
    de l'établissement

    Intervention de Mgr Laurent Dognin
    évêque de Quimper et Léon

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    Tout au long de sa vie religieuse, Charles de Foucauld va mûrir des projets pastoraux. En janvier 1990, un cœur de missionnaire grandit en lui. Sa spiritualité nourrit encore aujourd'hui les chrétiens. Charles de Foucauld était fasciné que Dieu représente corporellement son Fils dans l'eucharistie et dans l'adoration du Saint-Sacrement. Charles de Foucauld nous appelle à ne pas nous décourager et à continuer à annoncer la Bonne Nouvelle. « L'ignorance et les conduites morales déviantes sont un obstacle à la transmission de l'Evangile », disait-t-il.
    Il ne faut pas avoir peur de l'autre qui est différent, celui qui est d'une autre religion. Nous sommes appelés à être des pasteurs pour tous et pas seulement auprès des chrétiens. Il s'agit de devenir le frère universel. Le temps donné à la prière n'est pas un temps volé à la mission. La présence du Christ aux côtés des personnes les plus éloignées passe par le témoignage. « Ce que vous ferez au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le ferez » (Mt. 25, 40). Ce verset était très important pour Charles de Foucauld.

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    Les objectifs de la formation
    de la Maison Charles de Foucauld

    • Poser des bases solides pour une vie spirituelle enracinée dans le Christ
    • Favoriser une meilleure connaissance de soi éclairée à la lumière de Dieu
    • Apprendre le silence et y prendre goût pour aimer la présence du Seigneur
    • Faire grandir une maturité humaine, une autonomie
    • Se déconnecter d'un monde hyperconnecté, savoir vivre en bonne intelligence avec les modes de communication actuels

    Il existe une grande diversité des candidats en âge, en formation, en milieu social et aux sensibilités ecclésiales. « Certains ont découvert à la Maison Charles de Foucauld le sacrement du pardon ou ce qu'était un accompagnateur spirituel ! », a souligné Père Olivier Roy, ancien Supérieur de l'établissement. « Les jeunes d'aujourd'hui vivent dans un lieu de réseau plus que d'amitié. A la Maison Charles de Foucauld, ils apprennent une vie de proximité ».

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    Extraits de l'homélie de
    Mgr Pierre d'Ornellas

    Cette Maison nous concerne tous, pas d'abord les prêtres. Ce n'est pas une maison ecclésiastique. Cette Maison nous concerne tous car elle est faite pour les disciples, dont leur nature même est de suivre Jésus.
    Devenez des disciples, cherchez de tout votre cœur à être des disciples ! Il n'y a pas d'autre maître que Jésus. Charles de Foucauld a compris qu'il n'y avait pas d'autre solution que de se mettre à l'écoute de Dieu.
    Nous sommes tous appelés à connaître le Père, à connaître toute la mission qui a été confiée au Maître. Jésus est le Messie promis par les prophètes ; le Messie attendu, espéré, désiré. Il choisit des hommes et des femmes qui, par leur baptême, deviennent ses disciples.

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  • Commentaires du dimanche 10 décembre

    Commentaires de Marie-Noëlle Thabut,
    dimanche 10 décembre 2017
    2éme dimanche de l’Avent

    1ère lecture
    Psaume
    2ème lecture
    Evangile

    PREMIERE LECTURE – Livre du prophète Isaïe 40, 1-5. 9-11
    1 Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu.
    2 Parlez au coeur de Jérusalem.
    Proclamez que son service est accompli,
    que son crime est expié,
    qu’elle a reçu de la main du SEIGNEUR
    le double pour toutes ses fautes.
    3 Une voix proclame :
    « Dans le désert, préparez le chemin du SEIGNEUR ;
    tracez droit, dans les terres arides,
    une route pour notre Dieu.
    4 Que tout ravin soit comblé,
    toute montagne et toute colline abaissées !
    Que les escarpements se changent en plaine
    et les sommets en large vallée !
    5 Alors se révélera la gloire du SEIGNEUR,
    et tout être de chair verra que la bouche du SEIGNEUR a parlé. »
    9 Monte sur une haute montagne,
    toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
    Elève la voix avec force,
    toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
    Elève la voix, ne crains pas.
    Dis aux villes de Juda :
    « Voici votre Dieu ! »
    10 Voici le SEIGNEUR Dieu !
    Il vient avec puissance ;
    son bras lui soumet tout.
    Voici le fruit de son travail avec lui,
    et devant lui, son ouvrage.
    11 Comme un berger, il fait paître son troupeau :
    son bras rassemble les agneaux,
    il les porte sur son coeur,
    il mène les brebis qui allaitent.

    « CONSOLEZ, CONSOLEZ MON PEUPLE »
    C’est ici que commence l’un des plus beaux passages du Livre d’Isaïe ; on l’appelle le « Livret de la Consolation d’Israël » car ses premiers mots sont « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu ». Cette phrase, à elle toute seule, est déjà une Bonne Nouvelle extraordinaire, presque inespérée, pour qui sait l’entendre ! Car les expressions « mon peuple »… « votre Dieu » sont le rappel de l’Alliance.
    Or c’était la grande question des exilés. Pendant l’Exil à Babylone, c’est-à-dire entre 587 et 538 avant J.C. on pouvait se le demander : Dieu n’aurait-il pas abandonné son peuple, n’aurait-il pas renoncé à son Alliance…? Il pourrait bien s’être enfin lassé des infidélités répétées à tous les niveaux. Tout l’objectif de ce Livret de la Consolation d’Isaïe est de dire qu’il n’en est rien. Dieu affirme encore « Vous serez mon peuple et je serai votre Dieu », ce qui était la devise ou plutôt l’idéal de l’Alliance.
    Je prends tout simplement le texte dans l’ordre : « Parlez au coeur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli » dit Isaïe ; cela veut dire que la servitude à Babylone est finie ; c’est donc une annonce de la libération et du retour à Jérusalem.
    « Que son crime est expié » : en hébreu, littéralement, cela veut dire « couvert » au sens de « recouvert » par le pardon de Dieu… « qu’elle a reçu de la main du SEIGNEUR le double pour toutes ses fautes. » D’après la loi d’Israël, un voleur devait restituer le double des biens qu’il avait volés (par exemple deux bêtes pour une). Parler au passé de cette double punition, c’était donc une manière imagée de dire que la libération approchait puisque la peine était déjà purgée.
    Ce que le prophète, ici, appelle les « fautes » de Jérusalem, son « crime », ce sont tous les manquements à l’Alliance, les cultes idolâtres, les manquements au sabbat et aux autres prescriptions de la Loi, et surtout les nombreux manquements à la justice et, plus grave encore que tout le reste, le mépris des pauvres. Le peuple juif a toujours considéré l’Exil comme la conséquence de toutes ces infidélités. Car, à l’époque on pensait encore que Dieu nous punit de nos fautes.
    LE RETOUR DE L’EXIL COMME UN NOUVEL EXODE
    « Une voix proclame » : nulle part, l’auteur de ce « Livret de la Consolation d’Israël » ne nous dit qui il est ; il se présente comme « la voix qui crie de la part de Dieu » ; nous l’appelons traditionnellement le « deuxième Isaïe ».
    « Une voix proclame » : Dans le désert, préparez le chemin du SEIGNEUR ». Déjà une fois dans l’histoire d’Israël, Dieu a préparé dans le désert le chemin qui menait son peuple de l’esclavage à la liberté : traduisez de l’Egypte à la Terre promise ; eh bien, nous dit le prophète, puisque le Seigneur a su jadis arracher son peuple à l’oppression égyptienne, il saura aujourd’hui, de la même manière, l’arracher à l’oppression babylonienne.
    « Tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! Que les escarpements se changent en plaine et les sommets en large vallée ! » C’était l’un des plaisirs du vainqueur que d’astreindre les vaincus à faire d’énormes travaux de terrassement pour préparer une voie triomphale pour le retour du roi victorieux. Il y a pire : une fois par an, à Babylone, on célébrait la grande fête du dieu Mardouk, et, à cette occasion, les esclaves juifs devaient faire ces travaux de terrassement : combler les ravins… abaisser les collines et même les montagnes, de simples chemins tortueux faire d’amples avenues… pour préparer la voie triomphale par laquelle devait passer le cortège, roi et statues de l’idole en tête !
    Pour ces Juifs croyants, c’était l’humiliation suprême et le déchirement intérieur. Alors Isaïe, chargé de leur annoncer la fin prochaine de leur esclavage à Babylone et le retour au pays leur dit : cette fois, c’est dans le désert qui sépare Babylone de Jérusalem que vous tracerez un chemin… Et ce ne sera pas pour une idole païenne, ce sera pour vous et votre Dieu en tête !
    « Alors se révélera la gloire du SEIGNEUR, et tout être de chair verra que la bouche du SEIGNEUR a parlé » : on pourrait traduire « Dieu sera enfin reconnu comme Dieu et tous verront que Dieu a tenu ses promesses. »
    « Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Elève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. » Au passage, vous avez remarqué le parallélisme de ces deux phrases : parallélisme parfait qui a simplement pour but de porter l’accent sur cette Bonne Nouvelle adressée à Sion ou Jérusalem, c’est la même chose : il s’agit évidemment du peuple et non de la ville. Le contenu de cette Bonne Nouvelle suit immédiatement : « Voici votre Dieu ! Voici le SEIGNEUR Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. »
    « Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son coeur, il mène les brebis qui allaitent. » Nous retrouvons ici chez Isaïe l’image chère à un autre prophète de la même époque, Ezéchiel.
    Ce texte, dans son ensemble, résonnait donc comme une extraordinaire nouvelle aux oreilles des contemporains d’Isaïe, au sixième siècle av.J.C. Et voilà que cinq ou six cents ans plus tard, lorsque Jean-Baptiste a vu Jésus de Nazareth s’approcher du Jourdain et demander le Baptême, il a entendu résonner en lui ces paroles d’Isaïe et il a été rempli d’une évidence aveuglante : le voilà celui qui rassemble définitivement le troupeau du Père… Le voilà celui qui va transformer les chemins tortueux des hommes en chemins de lumière… Le voilà celui qui vient redonner au peuple de Dieu sa dignité… Le voilà celui en qui se révèle la gloire (c’est-à-dire la présence) du SEIGNEUR. Fini le temps des prophètes, désormais Dieu lui-même est parmi nous !
     

    PSAUME – 84 (85)
    9 J’écoute : que dira le SEIGNEUR Dieu ?
    Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
    10 Son salut est proche de ceux qui le craignent,
    et la gloire habitera notre terre.
    11 Amour et vérité se rencontrent,
    justice et paix s’embrassent ;
    12 la vérité germera de la terre
    et du ciel se penchera la justice.
    13 Le SEIGNEUR donnera ses bienfaits,
    et notre terre donnera son fruit.
    14 La justice marchera devant lui,
    et ses pas traceront le chemin.

    LES DIFFICULTES DU RETOUR D’EXIL
    Le psaume 84/85 a été écrit après le retour d’Exil du peuple d’Israël : ce retour tant attendu, tant espéré. Ce devait être un merveilleux recommencement : c’était le retour au pays, d’abord, mais aussi le début d’une nouvelle vie… Dieu effaçait le passé, on repartait à neuf…
    La réalité est moins rose. D’abord, on a beau prendre de « bonnes résolutions », rêver de repartir à zéro, on se retrouve toujours à peu près pareils… et c’est très décevant. Les manquements à la Loi, les infidélités à l’Alliance ont recommencé, inévitablement.
    Ensuite, il faut dire que l’Exil à Babylone a duré, à peu de chose près, cinquante ans (de 587 à 538 av.J.) ; ce sont des hommes et des femmes valides, d’âge mûr pour la plupart, qui ont été déportés et qui ont survécu à la marche forcée entre Israël et Babylone… Cela veut dire que cinquante ans plus tard, au moment du retour, beaucoup d’entre eux sont morts ; ceux qui rentrent au pays sont, soit des très jeunes partis en 587, mais dont la mémoire du pays est lointaine, évidemment, soit des jeunes nés pendant l’Exil.
    C’est donc une nouvelle génération, pour une bonne part, qui prend le chemin du retour. Cela ne veut pas dire qu’ils ne seraient ni très fervents, ni très croyants, ni très catéchisés… Leurs parents et grands-parents ont certainement eu à coeur de leur transmettre la foi des ancêtres ; ils sont impatients de rentrer au pays tant aimé de leurs parents, ils sont impatients de reconstruire le Temple et de recommencer une nouvelle vie.
    Mais au pays, justement, ils sont, pour la plupart des inconnus, et, évidemment, ils ne reçoivent pas l’accueil dont ils avaient rêvé ; par exemple, la reconstruction du Temple s’est heurtée sur place à de farouches oppositions.
    Dans notre psaume d’aujourd’hui, on ressent bien ce mélange de sentiments : pour l’entendre, il faut nous reporter aux premiers versets de ce psaume, qui n’ont pas été retenus pour la liturgie de ce dimanche.
    Le retour d’Exil est une chose acquise : « Tu as aimé, SEIGNEUR, cette terre, tu as fait revenir les déportés de Jacob ; tu as ôté le péché de ton peuple, tu as couvert toute sa faute ; tu as mis fin à toutes tes colères, tu es revenu de ta grande fureur. » ( v. 2-4). Mais, pour autant, puisque les choses vont mal encore, on se demande si Dieu ne serait pas encore en colère : « Seras-tu toujours irrité contre nous, maintiendras-tu ta colère d’âge en âge ? » (v. 6). Alors on supplie : « Fais-nous voir, SEIGNEUR, ton amour, que nous soit donné ton salut » (v. 8).
    PRIERE POUR LA GRACE DE LA CONVERSION
    Et on demande la grâce de la conversion définitive : « Fais-nous revenir, Dieu notre salut » (v. 5) ; toute la première partie du psaume joue sur le verbe « revenir » : « revenir » au sens de rentrer au pays après l’exil, c’est chose faite ; « revenir » au sens de « revenir à Dieu », « se convertir »; cela, c’est plus difficile encore ! Et on sait bien que la force, l’élan de la conversion est une grâce, un don de Dieu.
    Une conversion qui exige un engagement du croyant : « J’écoute… que dira le SEIGNEUR Dieu ? » « Ecouter », en langage biblique, c’est précisément l’attitude résolue du croyant, tourné vers son Dieu, prêt à obéir aux commandements, parce qu’il y reconnaît le seul chemin de bonheur tracé pour lui par son Dieu. « Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles « ; mais le compositeur de ce psaume est réaliste ! Il ajoute « Qu’ils (les fidèles) ne reviennent jamais à leur folie ! » (v. 9c).
    La fin de ce psaume est un chant de confiance superbe, j’aurais envie de dire « le chant de la confiance retrouvée », la certitude que le projet de Dieu, le projet de paix pour tous les peuples avance irrésistiblement vers son accomplissement. « La gloire (c’est-à-dire le rayonnement de la Présence de Dieu) habitera notre terre ». « La justice marchera devant lui et ses pas traceront le chemin ». « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent » : le psaume parle au présent ; il n’est pas dupe, il n’est pas dans le rêve ! Il anticipe seulement ! Il entrevoit le Jour qui vient, celui où, après tant de combats et de douleurs inutiles, et de haines imbéciles, enfin, les hommes seront frères !
    DEPUIS LE JOUR DE LA RESURRECTION DU CHRIST
    Pour les chrétiens, ce Jour est là, il est déjà commencé : il s’est levé au moment où Jésus-Christ s’est levé d’entre les morts, et, à leur tour, les chrétiens ont chanté ce psaume, et pour eux, bien sûr, à la lumière du Christ, il a trouvé tout son sens.
    Le psaume disait : « Son salut est proche de ceux qui l’aiment » et justement le nom de Jésus veut dire « Dieu-salut » ou « Dieu sauve ».
    Le psaume disait : « La vérité germera de la terre » ; Jésus lui-même a dit « Je suis la Vérité » et le mot « germe », ne l’oublions pas, était l’un des noms du Messie dans l’Ancien Testament.
    Le psaume disait « La gloire habitera notre terre », et Saint Jean, dans son Evangile dit « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire qu’il tient du Père » (Jn 1, 14).
    Le psaume disait : « J’écoute, que dira le Seigneur Dieu ? » ; Jean appelle Jésus la Parole, le Verbe de Dieu.
    Le psaume disait : « Ce que Dieu dit, c’est la paix pour son peuple » ; lors de ses rencontres avec ses disciples, après sa Résurrection, la première phrase de Jésus pour eux sera « La paix soit avec vous ».
    La paix, cette conquête apparemment impossible pour l’humanité, est pourtant, toute la Bible nous le dit, notre avenir, à condition de ne pas oublier qu’elle est don de Dieu.

    DEUXIEME LECTURE – 2 Pierre 3, 8 – 14
    8 Bien-aimés,
    il est une chose qui ne doit pas vous échapper :
    pour le Seigneur,
    un seul jour est comme mille ans,
    et mille ans sont comme un seul jour.
    9 Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse,
    alors que certains prétendent qu’il a du retard.
    Au contraire, il prend patience envers vous,
    car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre,
    mais il veut que tous parviennent à la conversion.
    10 Cependant, le jour du Seigneur viendra, comme un voleur.
    Alors les cieux disparaîtront avec fracas,
    les éléments embrasés seront dissous,
    la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.
    11 Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution,
    vous voyez quels hommes vous devez être,
    en vivant dans la sainteté et la piété,
    12 vous qui attendez,
    vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu,
    ce jour où les cieux enflammés seront dissous,
    où les éléments embrasés seront en fusion.
    13 Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur,
    c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle
    où résidera la justice.
    14 C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela,
    faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut,
    dans la paix.

    L’IMPATIENCE DES HOMMES ET LA PATIENCE DE DIEU
    « Il est une chose qui ne doit pas vous échapper » : si Pierre parle de cette manière, c’est bien justement parce qu’on avait tendance à oublier cette chose qui lui paraît, à lui, si importante ! Cette chose, c’est « Pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour ». Pas étonnant qu’on ait tendance à l’oublier, parce que pour nous c’est inconcevable ! Mille ans ou un jour, pour nous, ce n’est vraiment pas pareil. Nos vies sont sous le signe du temps, nous ne le savons que trop ; mesuré, compté, trop bref, témoin de notre maturation et de notre vieillissement ; témoin aussi de nos efforts et de l’avancée lente, trop lente à nos yeux, mais sûre, du projet de Dieu.
    Or Dieu, lui, est hors du temps : on dit qu’il est « Eternel » ; c’est certainement l’un des sens de son nom « JE SUIS » : sous-entendu « Je suis éternellement présent à vos côtés ».
    Apparemment, c’est cette lenteur dans l’accomplissement du projet de Dieu qui suscitait l’impatience et les questions des premiers chrétiens, auditeurs de Pierre. Il relève la question « Le Seigneur n’est-il pas en retard pour tenir sa promesse ? » et sa réponse est on ne peut plus directe : « (Non,) Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Cette promesse, Pierre l’explicite avec ses mots à lui : « Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. » Il l’appelle aussi « l’avènement du Jour de Dieu ».
    On reconnaît ici au passage une citation du prophète Isaïe : « Voici que je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle… » (Is 65, 17). Pierre y ajoute une précision qu’il emprunte au prophète Malachie : il annonce une terre nouvelle « où résidera la justice. » Nous retrouverons cette citation de Malachie tout à l’heure.
    Face à l’impatience de ses auditeurs, Pierre affirme donc la patience de Dieu ; un peu comme s’il disait, « vous faites preuve d’impatience envers Dieu, mais Dieu fait preuve de patience envers vous ». Bien sûr, les points de vue des hommes et de Dieu sont forcément tout autres. Isaïe l’avait déjà dit et nous devons nous redire souvent cette phrase « Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées »… Pour nous qui sommes dans le temps, nous trouvons bien longue l’attente du Royaume ; et souvent nous trouvons que le monde ne s’améliore pas bien vite. Dieu, lui, patiente, parce que, dit Pierre, « il veut que tous parviennent à la conversion… il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre » ; manière de réaffirmer encore une fois que le projet de salut de Dieu concerne l’humanité tout entière.
    Mais, il est important de le noter, Pierre ne dit pas « C’est pour eux (les récalcitrants, les païens…) qu’il patiente, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre… » Il dit : « il prend patience envers vous » ; c’est peut-être la phrase la plus importante de ce passage : non, Dieu ne tarde pas à accomplir sa promesse, mais il attend avec patience notre contribution à son projet ; ce qui veut dire deux choses :
    Premièrement, Dieu a trop de respect pour notre liberté pour nous faire entrer de force dans son Royaume ; donc il patiente.
    NOTRE ROLE DANS LA VENUE DU JOUR DE DIEU
    Deuxièmement, et c’est une annonce incroyable, Dieu nous propose de prendre notre part dans la réalisation de son projet de sauver tous les hommes. Il est en notre pouvoir de « hâter » le Jour de Dieu. (André Chouraqui traduisait même « Vous qui attendez et précipitez l’avènement du Jour de Dieu »). Il est en notre pouvoir de « hâter » et même comme disait Chouraqui, de « précipiter » le jour de Dieu.
    Reprenons le texte d’Isaïe (65, 17 cité plus haut) : c’est encore plus beau que ce que nous croyons : « Voici : je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle ; ainsi le passé ne sera plus rappelé, il ne remontera plus jusqu’au secret du coeur. Au contraire c’est un enthousiasme et une exultation perpétuels que je vais créer : en effet, l’exultation que je vais créer, ce sera Jérusalem et l’enthousiasme, ce sera son peuple ». Ce qui nous est proposé, c’est de travailler pour l’enthousiasme et l’exultation de nos frères. Voilà qui donne sens à notre vie et devrait nous redonner du courage.
    On attribue à la toute jeune Sainte Elisabeth de Thuringe cette phrase : « Je vous disais que nous devons rendre les hommes joyeux ». Sainte Elisabeth avait-elle ou non lu le chapitre 65 d’Isaïe ? En tout cas, elle avait tout compris. Et Isaïe continue, en détaillant la nouvelle vie du Royaume : « on n’y entendra plus retentir ni pleurs ni cris… » et vous connaissez la suite, « il ne se fera ni mal ni destruction sur ma montagne sainte, dit le SEIGNEUR. » (Is 65, 25).
    Quand Pierre dit : « Bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix », il veut dire « vivez déjà selon les valeurs du Royaume, c’est ainsi que vous hâterez sa venue ».
    Au milieu de notre passage, Pierre décrit dans des termes impressionnants cette venue du jour de Dieu. On y reconnaît une annonce célèbre du prophète Malachie : « Voici que vient le jour, brûlant comme un four. Tous les arrogants et les méchants ne seront que paille. Le jour qui vient les embrasera, dit le SEIGNEUR, le tout-puissant. Il ne leur laissera ni racines ni rameaux. Pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera portant la guérison dans ses rayons. » (Mal 3, 19-20).
    Cette description du « Soleil de justice » ne doit pas nous inquiéter, au contraire. Comme toujours, ce jugement annoncé ne coupera pas l’humanité en deux, comme si certains étaient entièrement bons et les autres entièrement mauvais. Il n’y a pas d’homme complètement méchant ou complètement arrogant, mais en chacun de nous, un peu d’arrogance et de méchanceté : c’est cela qui disparaîtra en un clin d’oeil, brûlé dans le feu de l’amour de Dieu ; seules subsisteront les semences du royaume : le soleil de justice les fera germer. Voilà pourquoi Pierre a complété la citation d’Isaïe « nous attendons les cieux nouveaux et la terre nouvelle où résidera la justice ».
    C’est pour cela aussi que Pierre peut conseiller tranquillement à ses interlocuteurs d’être en paix « Faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix » : nous n’avons rien à craindre d’un soleil qui apporte la guérison dans ses rayons !

    EVANGILE – selon saint Marc 1, 1 – 8
    1 Commencement de l’Evangile de Jésus,
    Christ, Fils de Dieu.
    2 Il est écrit dans Isaïe, le prophète :
    Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
    pour ouvrir ton chemin.
    3 Voix de celui qui crie dans le désert :
    Préparez le chemin du SEIGNEUR,
    Rendez droits ses sentiers.
    4 Alors Jean, celui qui baptisait,
    parut dans le désert.
    Il proclamait un baptême de conversion
    pour le pardon des péchés.
    5 Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem,
    se rendaient auprès de lui,
    et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,
    en reconnaissant publiquement leurs péchés.
    6 Jean était vêtu de poil de chameau,
    avec une ceinture de cuir autour des reins,
    il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
    7 Il proclamait :
    « Voici venir derrière moi
    celui qui est plus fort que moi ;
    je ne suis pas digne de m’abaisser
    pour défaire la courroie de ses sandales.
    8 Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
    lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

    L’AVENEMENT DU NOUVEAU ROI DU MONDE
    « Commencement de l’Evangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu » : en quatre mots tout le mystère de Jésus de Nazareth est dit : cet homme, situé humainement, est Christ, Fils de Dieu : c’est-à-dire à la fois roi, Messie, celui qui accomplit l’attente de son peuple, mais aussi réellement Fils de Dieu, c’est-à-dire Dieu lui-même… et là les attentes du peuple élu ont été non seulement comblées mais largement dépassées. Désormais tout l’évangile de Marc sera le développement de ce premier verset.
    « Evangile » : il faudrait entendre ce mot dans toute sa force ! Au sens de « Grande Nouvelle », une grande Nouvelle qui serait excellente. Etymologiquement, c’est exactement le sens du mot « évangile » ; à l’époque, les heureuses grandes nouvelles officielles comme la naissance d’un roi ou une victoire militaire étaient appelées des « évangiles ». La venue de Jésus parmi les hommes est bien la Nouvelle d’un début de Règne, celui de Dieu lui-même.
    Matthieu, Marc, Luc et Jean n’ont pas écrit des livres de souvenirs, des biographies de Jésus de Nazareth ; pour eux il s’agit d’une Nouvelle extraordinaire et elle est bonne ! « Croyez à la Bonne Nouvelle » (c’est une autre phrase de Marc) veut dire « croyez que la Nouvelle est Bonne ! » Cette Bonne Nouvelle, les évangélistes ne peuvent pas, ne veulent pas la garder pour eux ; alors ils prennent la plume pour dire au monde et aux générations futures : Celui que le peuple de Dieu attendait est venu : il donne sens à la vie et à la mort, il ouvre nos horizons, illumine nos yeux aveugles, il fait vibrer nos tympans durcis, met en marche les membres paralysés et va jusqu’à relever les morts. Voilà une Bonne Nouvelle !
    Contrairement aux récits de Matthieu et de Luc, cette Bonne Nouvelle ne commence pas, chez Marc, par des récits de la naissance ou de l’enfance de Jésus, mais tout de suite par la prédication de Jean-Baptiste :
    « Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert ». Et Marc cite le prophète Isaïe : « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du SEIGNEUR, Rendez droits ses sentiers. » 1
    Cette dernière phrase est tirée du deuxième livre d’Isaïe dans ce texte qui commence par ces mots superbes « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu » (Is 40 : première lecture de ce dimanche). En revanche la première phrase « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin » n’est pas du prophète Isaïe, mais Marc fait ici un rapprochement très intéressant, avec une phrase du prophète Malachie et une autre du livre de l’Exode ; nous y reviendrons plus bas.
    « Il était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. » Il est rare que les évangiles décrivent le vêtement et la nourriture de quelqu’un ! Si Marc le fait ici pour Jean-Baptiste, c’est que cela a un sens. Les sauterelles et le miel sauvage sont la nourriture du désert, avec ce que cela signifie d’ascétisme, mais aussi de promesses, puisque c’est au désert que la grande aventure de l’Alliance avec Dieu a commencé : manière de dire « la venue de Jean-Baptiste est votre chance d’un retour au désert, des retrouvailles avec votre Dieu ».
    Et voilà pourquoi, je crois, Marc a rapproché les diverses citations que nous avons lues un peu plus haut. Le prophète Malachie écrivait : « Voici, j’envoie mon messager, il aplanira le chemin devant moi » (Ml 3, 1) ; nous sommes dans la perspective de la venue du Jour de Dieu ; et dans le livre de l’Exode on trouve « Je vais envoyer un messager devant toi pour te garder en chemin et te faire entrer dans le lieu que j’ai préparé » (Ex 23, 20) ; c’est un rappel de la sortie d’Egypte.
    Ce que Marc sous-entend ici en quelques mots, c’est que Jean-Baptiste nous achemine de l’Alliance historique conclue dans le désert de l’Exode vers l’Alliance définitive en Jésus-Christ.
    Quant au vêtement de poil de chameau, il était celui du grand prophète Elie (2 R 1, 8) 2 : c’était même à celà qu’on le reconnaissait de loin ; Jean-Baptiste est donc présenté comme le successeur d’Elie ; on disait d’ailleurs couramment qu’Elie reviendrait en personne pour annoncer la venue du Messie ; on s’appuyait là sur une prophétie de Malachie : « Voici que je vais vous envoyer Elie, le prophète, avant que ne vienne le jour du SEIGNEUR. » (Ml 3, 23).
    Pas étonnant, alors, qu’il y ait toute une effervescence autour de Jean-Baptiste : qui sait ? c’est peut-être Elie qui est revenu ; cela voudrait dire que l’arrivée du Messie est imminente. (Entre parenthèses, cette effervescence prouve en tout cas que l’attente du Messie était vive au temps de Jésus). Les foules accourent donc autour de Jean-Baptiste, nous dit Marc, mais lui ne se laisse pas griser par son succès : il sait qu’il n’est qu’une voix, un signe et qu’il annonce plus grand que lui. Il détrompe fermement ceux qui le prennent pour le Messie et il en tire tout simplement les conséquences : Celui que je vous annonce est tellement plus grand que moi que je ne suis même pas digne de me courber à ses pieds pour dénouer la courroie de sa sandale.
    LUI VOUS BAPTISERA DANS L’ESPRIT SAINT
    Comme Elie, comme tout vrai prophète, Jean-Baptiste prêche la conversion : et tous ceux qui veulent changer de vie, il leur propose un baptême. Il ne s’agit plus seulement de se laver les mains avant chaque repas, comme la religion juive le demandait, il s’agit de se plonger tout entier dans l’eau pour manifester la ferme résolution de purifier toute sa vie : entendez de tourner définitivement le dos à toutes les idoles quelles qu’elles soient. Dans certains couvents du temps de Jean-Baptiste et de Jésus, on allait même jusqu’à prendre un bain de purification par jour pour manifester et entretenir cette volonté de conversion.
    Mais Jean-Baptiste précise bien : entre son Baptême à lui et celui qu’inaugure le Christ, il y a un monde (au vrai sens du terme) ! « Moi, je vous baptise dans l’eau » : c’est un signe qui montre votre désir d’une nouvelle vie ; le geste du baptiseur et le mouvement du baptisé sont des gestes d’hommes. Tandis que le geste du Christ sera le geste même de Dieu : « Il vous baptisera (plongera) dans l’Esprit Saint ».3 C’est Dieu lui-même qui transformera son peuple en lui donnant son Esprit.
    Ici, c’est notre conception même de la pureté qu’il faut convertir :
    Premièrement, la pureté n’est pas ce que nous pensons : spontanément, nous pensons pureté en termes d’innocence, une sorte de propreté spirituelle ; et la purification serait alors de l’ordre du nettoyage, en quelque sorte. Comme si on pouvait laver son âme. En réalité, la pureté au sens religieux a le même sens qu’en chimie : on dit d’un corps qu’il est pur quand il est sans mélange. Le coeur pur, c’est celui qui est tout entier tourné vers Dieu, qui a tourné le dos aux idoles ; (de la même manière que Saint Jean, parlant de Jésus dans le Prologue, dit « Il était tourné vers Dieu »).
    Deuxièmement, notre purification n’est pas notre oeuvre, elle n’est pas à notre portée, elle est l’oeuvre de Dieu : pour nous purifier, nous dit Jean-Baptiste, Dieu va nous remplir de l’Esprit-Saint. Nous n’avons qu’à nous laisser faire et accueillir le don de Dieu.
    —————————-
    Notes
    1 – « Préparez le chemin du SEIGNEUR » (Is 40, 3) : le texte original hébreu et sa traduction en grec ne portent pas exactement la même ponctuation. Voici le texte hébreu : « Une voix crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur » ; et le texte grec (dont dérive notre liturgie) : « Une voix crie : à travers le désert, préparez le chemin du Seigneur. »
    2 – Le vêtement de poil de chameau était devenu l’uniforme des prophètes ; il arrivait même que certains charlatans en usent pour se faire passer pour prophètes (Za 13, 4).
    3 – « Il vous baptisera dans l’Esprit-Saint » : Jean-Baptiste voit dans la venue de Jésus l’accomplissement de la promesse du prophète Joël : « Je répandrai mon esprit sur toute chair » (Jl 3, 1).


  • Homélie du dimanche 10 décembre

    Dimanche 10 décembre 2017
    Deuxième dimanche de l’Avent

    Références bibliques :
    Lecture du prophète Isaïe. 40. 1 à 11 : »Elève ta voix avec force, toi qui portes la Bonne Nouvelle. »
    Psaume 84 : « J’écoute ce que dira le Seigneur. »
    Lettre de saint Pierre, apôtre. 1 P. 3. 8 à 14 :« Le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse. »
    Evangile selon saint Marc. 1. 1 à 8 : « Jésus-Christ, le Fils de Dieu. »
    ***
    LA PERSONNALITE DE JESUS
    Saint Marc nous dit son projet, dès les premières lignes de son Evangile et par une phrase d’une grande intensité :
    – Une relecture du ministère de Jésus à la lumière de sa personnalité : il est le Fils de Dieu fait homme.
    – L’enracinement de ce ministère dans les perspectives prophétiques de l’Ancien Testament qui n’est pas renié, mais rendu complet.
    – La perspective qui nous conduira jusqu’à la Résurrection.
    Nous ne devons lire aucun des moments de la vie de Jésus, sans garder sous-jacente cette triple affirmation, sinon nous amenuisons la force de la Bonne Nouvelle. Il est le Christ, c’est-à-dire le Messie attendu. Marc souligne cette divinité en mentionnant la modification que le Christ a apportée au texte même d’Isaïe, lors de sa prédication à Nazareth.
    Dieu dit par son prophète : « Voici que j’envoie mon messager devant ma face. » L’évangile de Marc, comme celui de Luc, transpose cette affirmation : « Voici que j’envoie mon messager devant toi. » Ce qui était dit de Yahvé s’appliquer à Jésus lui-même. C’est la révélation de l’unité entre Dieu et ce Jésus qui vit parmi les hommes de Palestine.
    Si l’on a présent à l’esprit la force de l’affirmation monothéiste en Israël, le glissement du texte est inimaginable et caractéristique. Cette certitude sera affirmée au pied de la croix : « Vraiment cet homme était le Fils de Dieu. » (Marc 15.39)
    Nous aussi nous attendons un messie. Parfois nos contemporains le définissent au travers d’une vague religiosité. C’est en fait Jésus qui est l’essentiel de notre foi. Le christianisme n’est pas religiosité ou morale. Il est adhésion à une personne, celle-là même du Christ.
    ENTRAVER NOTRE MARCHE VERS LUI
    « Ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils. » Cette démarche doit être vécue en toute liberté, alors que le péché nous y arrête parce que nous lui consacrons du temps et de la complaisance.
    Que d’aspérités en nous. « travers dans les terres arides une route aplanie » … ravins, passages tortueux, escarpements …. Il n’est pas besoin de beaucoup voyager pour se rendre compte de ce qu’il a fallu de terrassements, de déblaiements, de remblaiements pour que les autoroutes soient rapides, pour les TGV puissent se dérouler sans risque d’accidents. « Préparez le chemin, aplanissez sa route. »
    Isaïe est bien de notre temps quand il demande que le message ne rencontre aucun obstacle : « Monte sur une haute montagne… » C’est bien là que doivent être les antennes des réémetteurs de radios ou de téléphones portables.
    Ce texte d’Isaïe doit se lire à deux niveaux. Préparer le chemin pour le peuple de Dieu, non seulement celui de l’Ancien Testament, mais celui de notre époque, l’Eglise, c’est être véritablement « voix du Seigneur », perceptible et audible pour tous et non pas obstacle par une transmission trop humaine, trop sclérosée, trop ritualiste, trop timide, de la Parole de Dieu qui doit sauter par delà les montagnes de la vie, jusqu’à Sion, jusqu’à Jérusalem, jusqu’à nos contemporains.
    Le deuxième niveau, c’est le nôtre, notre manière personnelle de vivre cette Bonne Nouvelle, sans l’entraver par nos faiblesses.
    L’INTELLIGENCE DU COEUR
    qui est celle de l’amour.
    C’est l’étrange paradoxe de toute connaissance. Elle ne peut être le fruit d’une déduction rationnelle ou d’un désir de possession. Seul l’amour désintéressé nous fait entrer dans le mystère de tout être. A plus forte raison pour la connaissance chrétienne.
    Plus Dieu est connu, plus il se révèle inconnu et nous sommes alors appelés à avancer davantage encore vers Lui et en Lui.
    Plus le prochain est aimé, moins nous prétendons le saisir et plus nous sommes appelés à nous donner davantage à lui. En Christ, nous sommes un seul corps, membres les uns des autres. Comme Dieu dont nous sommes l’image, chacun de nous est simultanément secret et amour à respecter. En Christ nous sommes un seul être et pourtant chacun reste une personne, un visage incomparable. Et le devient de plus en plus d’autant que l’amour nous conduit.
    Connaître ne peut être qu’une simple acquisition, c’est une rencontre d’êtres vivants qui aspirent chacun à une plénitude. « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent » (psaume 84) Il doit en être ainsi en toute relation avec nos frères. Il doit en être ainsi dans notre relation avec Dieu-Trinité.
    « Eveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir », dit encore la prière d’ouverture de cette messe de l’Avent.
    L’ACCUEILLIR
    C’est-à-dire ce que doit être notre relation avec celui qui vient. Le messager d’Isaïe et de l’Evangile, c’est Jean le Baptiste. Il annonce ce Jésus, il vient essentiellement préparer le cœur du Peuple de Dieu à recevoir la nouveauté de la Bonne Nouvelle, par la conversion qui est de reconnaître son péché et de changer sa manière de vivre. Cela signifie qu’il nous faut accepter de reconsidérer notre relation à Dieu, en Jésus-Christ.
    Le messager veut faire vivre en vérité. Son message n’est pas un morale, ni même une théologie, mais une vision. Lorsque nous évoquons les choses de Dieu, il nous faut éviter de les amoindrir par nos langages humains, par notre logique terrestre.
    Le Dieu des philosophes n’est pas le Dieu vivant. Celui des théologiens ne l’est qu’à moitié. Dans les deux cas, nous le réduisons au concret ou en une doctrine abstraite. Dieu est vie. Et c’est alors que nous devons l’accueillir dans le silence de l’admiration et de l’adoration.
    L’accueillir par l’humanité même du Christ, cette humanité déifiée en Jésus et déifiante pour tout homme qui accomplit cette Alliance, « comme l’eau se mêle au vin » pour devenir le vin du Royaume.
    ENTRER DANS SA PROPRE VIE
    « Vous qui attendez avec tant d’impatience, la venue du jour de Dieu. Un ciel nouveau, une terre nouvelle. » Ceux qui aiment parfaitement Dieu lui ressemblent peu à peu. Car notre nature humaine a été créée avec la capacité d’accueillir la plénitude de la divinité puisque Dieu nous a donné ce qu’il avait de plus précieux pour affirmer son amour : Jésus.
    Si nous voulons trouver Jésus dans la plénitude de son être, de sa personne humano-divine, il nous faut le rejoindre et l’atteindre dans sa Passion et dans sa Résurrection. Il nous faut, nous aussi, et comme lui, assumer l’humanité toute entière, assumer notre humanité.
    Il nous faut traverser notre vie jusque dans et à travers la mort « Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus. » (2 Cor. 4. 14) C’est cela notre marche à la rencontre du Christ
    Pour que nous puissions entrer dans sa propre vie divine, Dieu est patient. « Comme un berger, il conduit son troupeau. Son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. » (Isaïe. 40. 11) Saint Pierre qui a reçu la mission d’être le pasteur à la suite de Jésus, se rappelle cette parabole du bon berger quand il dit : »Il n’accepte pas d’en laisser quelques-uns se perdre. Il veut que tous aient le temps de se convertir. » (2 Pierre 3. 9)
    ***
    « Seigneur tout Puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils, mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. » (Prière d’ouverture de ce dimanche)


  • Eglise en Côtes d'Armor - Décembre 2017

    Éditorial - [1]

    Calendrier de Mgr Denis Moutel

    Infos officielles

    Nouveau conseil presbytéral
    Constitué en novembre, pour un mandat de cinq ans, le nouveau conseil presbytéral est composé de dix membres élus et quatre suppléants. Il accueille également un prêtre Fidei Donum …

    Équipe épiscopale
    Mgr Denis Moutel a confié aux membres de l'équipe épiscopale les domaines de vigilance suivants …

    - Dans le souffle du synode

    Evénement

    La Maison Saint-Yves fête Noël

    Témoignage

    La chanteuse dinannaise Yasmina di Meo

    Zoom

    • Pourquoi léguer à l'Église ?
    • Consacrés et engagés
    • Sœur Solange Matcha

    Réenchanter l'école

    • Les élèves solidaires des plus démunis

    La vie dans le diocèse
    La vie dans les paroisses

    Dossier

    • Quand Dieu se fait tout petit enfant

    Zoom

    • Lexique des termes des édifices religieux
    • Les fêtes chrétiennes : La Saint-Nicolas

    Mémoire

    Une crèche en papier à Saint-Michel-en-Grève

    Infos, intentions,


    [1] en ligne à partir du 11 décembre


  • La Providence

    La providence ! Voilà un grand mot qui peut faire peur ou laisser sceptique. Y a-t-il un Dieu bienveillant qui dirige nos vies et les amène à bonne fin ?

    Le mot providence est d'abord un terme très concret ; il désigne le fait de prendre la mesure d'une situation, de l'évaluer et de voir déjà vers où elle peut conduire. Et ainsi on peut s'organiser d'avance et ne pas se laisser totalement surprendre.

    Providence est en fait le même mot que prudence, seule la prononciation change un peu. La prudence est l'attitude qui consiste à s'ancrer dans la réalité pour pouvoir agir en tenant compte de ce qui arrive vraiment. En ce sens, oui, Dieu est provident ou prudent, c'est-à-dire qu'il agit sans cesse en prenant acte des faits, des personnes, des limites pour faire aboutir les projets de vie qu'il a en tête pour nous.

    Un bel exemple de lecture providentielle de sa propre histoire nous est donné par Joseph dans la Genèse. Les frères de Joseph l'ont vendu comme esclave en Égypte et ont fait croire qu'il était mort. Mais Joseph n'est pas mort. Il continue son chemin et l'on dit bien que Dieu est présent avec lui, aussi bas qu'il soit tombé. Esclave, puis détenu dans une prison, Joseph deviendra ministre de Pharaon. 20 ans plus tard, il retrouve ses frères. Se faisant reconnaître à eux, il leur répète : « Ce n'est pas vous qui m'avez envoyé ici, c'est le Seigneur qui m'a envoyé au devant de vous pour vous faire vivre, vous et un peuple nombreux ».

    Le Seigneur, qui a toujours été intimement présent à la vie de Joseph, permet de raconter autrement l'histoire de Joseph : il n'a pas été soumis à la violence de ses frères, mais a suivi pas à pas le chemin prudent que Dieu traçait pour en sauver beaucoup.


dimanche 3 décembre 2017

  • Brusvily

    La paroisse de Brusvily (ND des Granitiers) regroupe les villes de Brusvily, Trélivan, Bobital, Le Hinglé, St. Carné, Trévron, Trébédan, Languédias.

    Cette Paroisse fait partie du regroupement en Communauté pastorale de Dinan, comme indiqué sur le site, des 6 paroisses :
    Voir le site
    Cette appellation est due au fait que la même équipe de prêtres anime les villes et les paroisses de Dinan, Brusvily, Evran, Pleudihen, Saint-Samson, Plélan-le-Petit.

    Presbytère

    15 rue du Presbytère
    22100 Brusvily
    tel 02 96 84 51 03
    paroisse.brusvily@22.cef.fr

    Relais paroissiaux

    Relais de la paroisse de Brusvily
    RelaisÉgliseTéléphone
    Bobital
    Eglise Saint-Samson, Bobital - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Samson, Bobital
    (c) Jef philippe
     
    Brusvily
    Eglise Saint-Malo, Brusvily - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Malo, Brusvily
    (c) J. Philippe
    tel 02 96 84 51 03
    Languédias
    Eglise Saint-Armel, Languédias - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Armel, Languédias
    (c) Jef philippe
     
    Le Hinglé
    Eglise Saint-Barthélémy, Le Hinglé - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Barthélémy, Le Hinglé
    (c) Jef philippe
     
    St-Carné
    Eglise Saint-Pierre, Saint-Carné - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Pierre, Saint-Carné
    (c) Jef Philippe
     
    Trébédan
    Eglise Saint-Germain, Trébédan - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Germain, Trébédan
    (c) J. Philippe
     
    Trélivan
    Eglise Saint-Magloire, Trélivan - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Magloire, Trélivan
    (c) Jef Philippe
     
    Trévron
    Eglise Saint-Laurent, Trévron - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Laurent, Trévron
    (c) Jef Philippe
     

    Prêtre au service de la Paroisse

    P. Didier Legonou, administrateur
    tel 02 96 84 51 03

    Voir la liste des prêtres

    Coordinateur

    M. Thierry Allain
    tel 02 96 83 62 88

    2Communauté religieuse2

    Filles de la Divine Providence
    2, impasse des Aubépines
    22100 Bobital
    tel 02 96 83 58 54


  • Pleudihen

    Paroisse de Pleudihen

    La paroisse de Pleudihen regroupe les villes les villes de Pleudihen-sur-Rance, La Vicomté-Rance, St-Helen.

    Cette Paroisse fait partie du regroupement en Communauté pastorale de Dinan, comme indiqué sur le site, des 6 paroisses :
    Voir le site
    Cette appellation est due au fait que la même équipe de prêtres anime les villes et les paroisses de Dinan, Brusvily, Evran, Pleudihen, Saint-Samson, Plélan-le-Petit.

    Presbytère
    8 place de l'église
    22690 Pleudihen
    Téléphone : 02 96 83 20 01
    Fax : 02 96 83 35 22 
    courriel presbytere chez pleudihen-sur-rance.org

    Relais paroissiaux

    Relais de la paroisse de Pleudihen
    RelaisÉgliseTéléphone
    La Vicomté-sur-Rance
    église Sainte-Anne, La-Vicomté-sur-Rance - voir en grand cette image
    église Sainte-Anne, La-Vicomté-sur-Rance
    (c) Jef Philippe
    Pleudihen
    Eglise Notre-Dame, Pleudihen-sur-Rance - voir en grand cette image
    Eglise Notre-Dame, Pleudihen-sur-Rance
    (c) J. Philippe
    tel 02 96 83 20 01
    St Hélen
    église Saint-Hélen, Saint-Hélen - voir en grand cette image
    église Saint-Hélen, Saint-Hélen
    (c) Jef Philippe
     

    Prêtres au service de la paroisse

    P. Jean MABUNDI, curé de Pleudihen
    tel 02 96 39 06 67

    P. Guillaume de MONTGOLFIER
    tel 02 96 39 06 67

    Enseignement catholique

    École Notre-Dame
    Pleudihen
    tel 02 96 83 35 43

    École St-Yves
    Saint-Hélen
    tel 02 96 88 29 60


  • Evran

    La paroisse d'Evran regroupe les villes d'Evran, Les Champs-Géraux, Calorgen, St-Judoce, St-André des Eaux, St-Juvat, Le Quiou, Tréfumel, et Plouasne.

    Cette Paroisse fait partie du regroupement en Communauté pastorale comme indiqué sur le site pour les 6 paroisses.
    Voir le site
    Cette appellation est due au fait que la même équipe de prêtres anime les villes et les paroisses de Dinan, Brusvily, Evran, Pleudihen, Saint-Samson, Plélan-le-Petit.

    Presbytère

    14 rue des Cordiers
    22620 Evran
    tel 02 96 27 40 32

    Relais paroissiaux

    Relais de la paroisse d'Evran
    RelaisEgliseTéléphone
    Calorguen
    Eglise Saint-Hubert, Calorguen - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Hubert, Calorguen
    (c) Jef Philippe
     
    Evran
    Eglise St-Pierre, Evran - voir en grand cette image
    Eglise St-Pierre, Evran
    (c) Bruno Blanchouin
    tel 02 96 27 40 32
    Le Quiou
    Eglise Notre-Dame, Le Quiou - voir en grand cette image
    Eglise Notre-Dame, Le Quiou
    (c) Jef Philippe
     
    Les Champs-Géraux
    Eglise Notre-Dame, Les Champs-Géraux - voir en grand cette image
    Eglise Notre-Dame, Les Champs-Géraux
    (c) J. Philippe
     
    Plouasne
    Eglise St-Jacques & St-Philippe, Plouasne - voir en grand cette image
    Eglise St-Jacques & St-Philippe, Plouasne
    (c) J. Philippe
     
    St-André-des-Eaux
    Eglise St-André, St-André des Eaux - voir en grand cette image
    Eglise St-André, St-André des Eaux
    (c) Bruno Blanchouin
     
    St-Judoce
    Eglise Saint-Judoce, Saint-Judoce - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Judoce, Saint-Judoce
     
    St-Juvat
    Eglise St-Juvat, à St-Juvat - voir en grand cette image
    Eglise St-Juvat, à St-Juvat
    (c) Bruno Blanchouin
     
    Tréfumel
    Eglise Ste-Agnès, Tréfumel - voir en grand cette image
    Eglise Ste-Agnès, Tréfumel
    (c) Bruno Blanchouin
     

    Anciennes églises et chapelles

    Ancienne église St-André, St-André-des-Eaux - voir en grand cette image
    Ancienne église St-André, St-André-des-Eaux
    (c) Bruno Blanchouin
    Chapelle Ste-Agnès, Tréfumel - voir en grand cette image
    Chapelle Ste-Agnès, Tréfumel
    (c) Bruno Blanchouin

    Coordinateur

    Au service de la paroisse : Mme De Cambourg Anne-Marie et Mme CARRE Marie-Claude

    Prêtre au service de la paroisse

    [P. Jean MABUNDI], Curé d'Evran
    tel 02 96 39 06 67
    Voir la liste des prêtres

    Enseignement catholique

    Ecole st-Joseph
    Plouasne
    tel 02 96 86 46 54

    Ecole Ste-Anne
    Evran
    tel 02 96 27 47 51

    Collège catholique
    Evran
    tel 02 96 27 47 21
    Directrice : Mme Marie-Thérèse Puissant

    Photos de Bruno Blanchouin et de Jef Philippe.


  • Saint-Samson

    Paroisse de Saint-Samson

    La paroisse de Saint-Samson regroupe les villes de Saint -Samson, Plouer, Trélat, et Taden.

    Cette Paroisse fait partie du regroupement en Communauté pastorale de Dinan, comme indiqué sur le site, des 6 paroisses :
    Voir le site
    Cette appellation est due au fait que la même équipe de prêtres anime les villes et les paroisses de Dinan, Brusvily, Evran, Pleudihen, Saint-Samson, Plélan-le-Petit.

    Presbytère

    24 rue de la Mairie
    22100 St-Samson
    mobile 06 85 64 52 95
    paroisse.st-samson@22.cef.fr

    Relais paroissiaux

    Relais de la paroisse de Saint-Samson
    RelaisÉgliseTéléphone
    Plouer-sur-Rance
    église St-Pierre et St-Paul, Plouer-sur-Rance - voir en grand cette image
    église St-Pierre et St-Paul, Plouer-sur-Rance
    (c) Jef Philippe
     
    St-Samson
    Eglise Saint-Pierre, Saint-Samson - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Pierre, Saint-Samson
    (c) Jef Philippe
    mobile 06.85.64.52.95
    Taden
    Eglise St-Pierre, Taden - voir en grand cette image
    Eglise St-Pierre, Taden
    (c) Benoît Blanchouin
     
    Trélat
    Eglise Saint-Fiacre, Trélat - voir en grand cette image
    Eglise Saint-Fiacre, Trélat
    (c) J. Philippe
     

    Prêtres au service des paroisses

    P. Jean MABUNDI, curé de Saint-Samson
    tel 02 96 39 06 67

    Voir la liste des prêtres

    Diacre permanent

    Christian Carlo
    tel 02 96 86 86 60

    Enseignement catholique

    École St-Joseph
    Plouer-sur-Rance
    tel 02 96 86 81 05

    Collège St-Stanislas
    Plouer-sur-Rance
    tel 02 96 85 95 22
    Directeur : M. Pascal Cojean


samedi 2 décembre 2017

  • Abbaye de St Jacut
    Décembre à St Jacut - Formation, Mouvements et services

  • Pastorale Jeunes
    Propositions pour les Jeunes - Catéchèse et jeunes

  • Décembre à Broons
    Catéchèse : dates de la Paroisse de Broons - Catéchèse et jeunes

  • Nouveaux temps…
    Chers amis, chères amies, Nouvelle année Le temps ordinaire vient de s'achever avec la solennité de la fête du « Christ Roi » de l'univers. Maintenant nous commençons une nouvelle année liturgique avec ce temps de l'Avent qui nous rappelle la naissance de Jésus qui est venu partager entièrement notre (...)

  • Temps de l'Avent
    L'édito du P. Mikerson - Editorial

  • Bertholy CHERUBIN
    Qui est Bertholy CHERUBIN ? Il se présente lui-même et parle de sa mission au milieu de nous. - Paroisse de Broons

  • Synode 2018 : la pastorale des vocations, message du pape François
    Congrès à l'Athénée pontifical Regina Apostolorum La pastorale vocationnelle « est un véritable itinéraire de foi » qui conduit à une rencontre « personnelle » avec le Christ, a déclaré le pape François dans un message en espagnol aux participants du congrès international sur la vocation, indique Radio (...)

vendredi 1er décembre 2017

  • Intention de prière du pape François pour décembre 2017

    Intention de prière : les personnes âgées

    Prions pour les personnes âgées afin que, grâce au soutien de leurs familles et des institutions, elles collaborent par leur sagesse et leur expérience à l’éducation des nouvelles générations.

    Prier au coeur du monde consacre son numéro à cette intention

     

     

     


  • Dinan

    La paroisse de Dinan regroupe les villes de Dinan, Léhon, Aucaleuc, Quévert, Lanvallay, St-Solen et Tressaint.

    Le Père. Jean MABUNDI est nommé Curé, par notre Evêque Mgr Denis MOUTEL.
    Il est le responsable de cette Communauté pastorale de Dinan.

    Cette Paroisse fait partie du regroupement en Communauté pastorale de Dinan, comme indiqué sur le site, des 6 paroisses :
    Voir le site
    Cette appellation est due au fait que la même équipe de prêtres anime les villes et les paroisses de Dinan, Brusvily, Evran, Pleudihen, Saint-Samson, Plélan-le-Petit.

    Presbytère Dinan site
    Presbytère Dinan site

    Presbytère à DINAN
    12 rue de la Boulangerie
    22100 Dinan
    tel 02 96 39 06 67
    fax 02 96 85 00 75
    paroisse.dinan@22.cef.fr

    Prêtres au service des paroisses

    • P. Jean MABUNDI : curé

    Voir la Liste des prêtres

    Autres Prêtres :

    • P. Guy MARCHAND : en retraite à Saint-Carné
      tel 06 17 87 02 08
    • P. Bruno DE BELLOYE : en résidence au Foyer de Charité de Tressaint, et aumônier des scouts et guides d'Europe.
      tel 06 85 95 37 31

    Diacres permanents

    • M. Jean-Luc Drapeau
      tel 02 96 39 90 43
    • M. Gildas de Maurin
      tel 02 96 00 15 44
    • M. Stéphane MELOT

    Coordinateur ou délégué pastoral

    • Aaron MEGRET
      tel 06 83 20 40 04

    Les églises

    Lieux de culte de la paroisse de Dinan
    RelaisEglises
    DINAN
    Eglise Saint-Malo
    Eglise Saint-Malo
    Basilique St-Sauveur
    Basilique St-Sauveur
    LEHON
    abbaye Saint-Magloire
    abbaye Saint-Magloire
    Eglise saint joseph
    Eglise saint joseph
    LANVALLAY
    Eglise St Méen
    Eglise St Méen
    QUEVERT
    Eglise St-Laurent
    Eglise St-Laurent
    AUCALEUC
    Eglise St Symphorien
    Eglise St Symphorien
    SAINT-SOLEN
    Eglise Saint-Solen
    Eglise Saint-Solen
    TRESSAINT
    Eglise St-Jacques et St-Philippe
    Eglise St-Jacques et St-Philippe

    Communauté religieuses

    • Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus
      Léhon
      tel 02 96 87 18 00
    • Petites Sœurs des Pauvres
      Dinan - 56 Rue de Brest
      tel 02 96 39 85 44
    • Filles de la Divine Providence
      Léhon - 20 Rue de Léhon
      tel 02 96 39 12 42
    • Filles de Sainte-Marie de la Présentation
      Léhon - 1 Rue de la Salmonais
      tel 02 96 39 49 97

    Association de fidèles

    • Foyer de Charité de Tressaint
      La Grand'Cour
      BP 54145
      Tressaint
      22104 Dinan Cedex
      P. Clément Ridard
      tel 02 96 85 86 00
      fax 02 96 85 03 56
      web http://www.tressaint.com/
    • Maison de l'Alliance du Verbe de Vie
      1, Rue de l'Amirauté
      Dinan
      Mlle Nelly Juhel
      tel 02 96 39 99 45

    Enseignement catholique

    • Pour le primaire
      • École maternelle Le Clos Joli, à Dinan
        tel 02 96 39 11 88
      • École du Sacré-Cœur, à Dinan
        tel 02 96 39 22 89
      • École Sainte-Croix, à Dinan
        tel 02 96 39 07 35
      • École Du Guesclin, à Léhon
        tel 02 96 39 06 73
    • Pour le secondaire, Directeur : M. Philippe Gerbel
      • Lycée d'Enseignement Professionnel Privé Dominique Savio (LEPPA), à Dinan
        tel 02 96 39 78 54
      • Collège-lycée Les Cordeliers, à Dinan
        tel 02 96 85 89 00
      • Collège-lycée Notre-Dame de la Victoire, à Dinan
        tel 02 96 85 89 20
    • Pour le supérieur : Pôle BTS, Directeur : M. Philippe Gerbel
      • BTS Communication et BTS Négociation relation client
        Etablissement Notre-Dame de la Victoire
        tel 02 96 85 89 20

    Aumôneries

    • Enseignement public, à Dinan
      tel 02 96 39 90 74
      Responsables : Christelle Boissonet
      Prêtre modérateur : P. Didier LOGONOU
    • CHS St-Jean de Dieu, à Léhon
      tel 02 96 87 18 00
      Responsable : Sr Maria Estrella tel 02 96 87 18 66
      Prêtre modérateur : P. Marcel GARNIER
    • CH René Pléven, à Dinan
      tel 02 96 85 72 85
      Madame Pascale Pinat
      tel 02 96 39 43 37

    Mouvements d'Adultes

    • Action catholique ouvrière (ACO)
      tel 02 96 39 21 54
    • Equipes Notre-Dame
      André et Anne-Marie Aupiais
      tel 02 96 39 32 80
    • Fraternité Franciscaine
      Mme Madeleine Rouxin
      tel 02 96 97 55
    • Coopérateurs salésiens de Don Bosco
      Mme Anne-Marie Becherel
      tel 02 96 83 31 88
    • Mouvement de chrétiens retraités
      Mme Annie BERTHOU
      tel 02 96 41 68 56
    Voir en ligne : Paroisse de Dinan

    Photos effectuées par P. BODOLEC


jeudi 30 novembre 2017

  • Recevoir les actes du Synode
    Les communautés pastorales de Bröons et Caulnes reçoivent les actes du synode. - Actualités

  • « Ne nous laisse pas entrer en tentation » en vigueur dès ce dimanche partout en France

    12 novembre 2013 : Le Notre Père modifié, dans la nouvelle traduction de la Bible, aux éditions MAME, Paris (75), France.November 12, 2013 : The new translation of the Bible. MAME Editions, Paris, France.
    Dimanche 3 décembre, premier jour de l’Avent, une nouvelle traduction du Notre Père entrera en vigueur. Les fidèles catholiques ne diront plus : « Ne nous soumets pas à la tentation » mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».
    Prière la plus connue des Chrétiens, la version actuellement récitée par les fidèles était en vigueur depuis 1966. Cette formulation de la sixième demande de la prière du Notre Père n’était pas fausse mais pouvait porter à confusion, notamment dans sa réception par les fidèles, pouvant laisser croire que Dieu tentait volontairement l’Homme.
    Confrontés aux évolutions de la société, aux modes de vies mais également de la langue, les exégètes – commentateurs des textes bibliques-, pour qui la traduction de ce verset s’avère très complexe, ont estimé qu’il était désormais plus juste de changer le verbe « soumettre » par « entrer » manifestant ainsi l’idée du terme grec d’un mouvement, comme on va au combat, puisque c’est bien d’un combat spirituel dont il est question.
    La nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père a été confirmée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à Rome le 12 juin 2013, avec l’ensemble de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, dont elle fait partie. Puis lors de leur assemblée plénière de printemps (28-31 mars 2017), les évêques français ont rendu la nouvelle traduction du Notre Père obligatoire dans la liturgie publique à partir du 3 décembre prochain.
    Ce jour qui correspond au premier dimanche de l’Avent marque pour les Chrétiens le début de la nouvelle année liturgique.


  • Offre d'emploi - Poste d'aumônerie à mi-temps pour l'hôpital privé de Plérin

    La mission de l'aumônier catholique consiste au sein d'une équipe constituée d'un aumônier à mi-temps et d'un prêtre modérateur à vivre « le sacrement de la présence » auprès des personnes malades et de leurs familles.

    Le service des aumôneries catholiques des hôpitaux et cliniques recherche un personne disponible pour un poste d'aumônerie à mi-temps pour l'hôpital privé des Côtes d'Armor à Plérin. Ce poste est à pourvoir en mars 2018.

    Compétences & qualités requises : expériences humaines auprès des personnes fragiles, ancrage ecclésial, sens de l'écoute et de la confidentialité, capacité à travailler en équipe, sens de l'organisation, compétences administratives (utilisation de Word, Excel, Internet),

    Accompagnement et formations assurés.

    Les candidatures sont à envoyer à la responsable diocésaine des aumôneries d'hôpitaux :

    Gratiane Louvet
    RDAH
    rdah chez diocese22.fr
    tel 02.96.68.13.42


  • Colloque « Foi et violence : un enchaînement fatal ? » organisé par l’Observatoire Foi et Culture samedi 2 décembre

    Placé sous la responsabilité de Mgr Hubert Herbreteau, évêque d’Agen, l’Observatoire Foi et Culture (OFC) a pour objectif de capter « l’air du temps » en étant attentif à ce qui est nouveau dans tous les domaines de la culture : la littérature, les arts, les sciences. Il s’agit de voir ensuite comment cela rejoint les aspirations profondes de la société et comment cela résonne dans notre foi chrétienne. Comme chaque année, l’OFC de la Conférence des évêques de France, organise un colloque autour d’un thème d’actualité. Cette année le colloque aura lieu le samedi 2 décembre de 9h à 17h à la Conférence des évêques de France (58 avenue de Breteuil, 75007 Paris).
    L’édition du 2017 du colloque, aura pour sujet « Foi et violence : un enchaînement fatal ? ». Face à des situations de violence, que peuvent apporter les chrétiens ? Peuvent-ils clarifier leurs propres positionnements en entrant en dialogue avec les autres ? L’objet de ce colloque est double :
    – Apporter des éléments d’information qui permettent de se situer sans préjugés dans le moment historique et social que nous vivons ;
    – Permettre la rencontre entre des sensibilités différentes et participer ainsi au « discernement des signes des temps » qu’a appelé le concile Vatican II et que stimule aujourd’hui le pape François.
    Sous la présidence de Mgr Hubert Herbreteau, interviendront :
    ·         Marie-Françoise Baslez, historienne
    ·         Fabien Vasseur, professeur de Lettres
    ·         Guy Coq, philosophe
    ·         Michaël Fœssel, philosophe
    ·         Rémi Brague, philosophe, membre de l’Institut
    ·         Martino Diez, enseignant chercheur en langue et littérature arabe à l’Université Catholique de Milan et directeur scientifique de la Fondation Internationale Oasis
    ·         Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes
    ·         Père Étienne Grieu, théologien s.j.
    ·         Stéphane Audoin-Rouzeau, historien
    ·         Jan De Volder, historien des religions, titulaire de la Chaire cusanus « Religion, conflit, paix », Université Catholique de Louvain, Communauté Sant’Egidio


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